Si le
Brésil part grand favori pour remporter une sixième fois le précieux trophée,
quatre équipes attendent en embuscade et se présentent comme de possibles
outsiders: l'
Italie, l'
Angleterre de
David Beckham,
l'
Argentine et la nation organisatrice, l'Allemagne. Triple vainqueur de la
coupe du monde en 1954, 1974 et 1990, l'
Allemagne se présente comme le plus
sérieux prétendant au titre après la Seleçao brésilienne. Ayant bénéficié d'un
tirage au sort favorable, l'équipe allemande devrait sans trop de problème
virer en tête de son groupe, constitué du
Costa-Rica, de la
Pologne et de
l'
Equateur et aborder ainsi les huitièmes de finale sous les meilleurs
auspices. Mais surtout, en tant que pays organisateur, la sélection nationale
pourra très certainement compter sur le soutien indéfectible de son public, et qui sait si la ferveur
populaire ne va pas galvaniser les joueurs allemands et les conduire tout droit
à la victoire, un peu
comme l'équipe de France en 1998, portée par le pays tout
entier avec le succès que l'on sait. Outre ce tirage au sort plutôt clément et
les supporters, l'Allemagne a un autre atout en main pour s'imposer, une équipe
solide et considérablement rajeunie, menée par
Michael Ballack, le meneur de
jeu du prestigieux
Bayern de Munich. A ses côtés les tout jeunes, mais
prometteurs
Bastian Schweinsteiger et Lukas
Podolski, entre autres, ont déjà leurs fans outre-Rhin. S'il y a bien eu
quelques observateurs pour critiquer cette sélection, dans l'ensemble, le choix
de Jürgen Klinsman, l'entraîneur et sélectionneur de l'équipe allemande, semble
convenir à une large majorité. Il faut dire que cet ancien joueur, capitaine de
l'équipe championne d'Europe en 1996, avait, dès son arrivée à son poste en
2004, affiché des objectifs clairs et ambitieux :" Je veux être champion
du monde avec l'Allemagne" furent en effet ses premiers mots en tant que
sélectionneur. Auréolé de ses 47 buts en 108 sélections, Jürgen Klinsman apparaît
bel et bien comme le sélectionneur capable de mener l'équipe allemande à la
victoire. En revanche, on ne peut pas en dire autant de son adjoint, Joachin
Löw. Le 23 mai dernier, le sélectionneur adjoint de l'équipe allemande a été
condamné par le tribunal de Francfort à une suspension de permis de quatre
semaines, assortie d'une amende de 75 euros. Cette condamnation fait suite à
l'arrestation de Joachin Löw le 15 octobre dernier, alors qu'il roulait à 134
km/h sur une route limitée à 100 km/h. Visiblement, Joachin Löw n'a pas
vraiment l'esprit d'équipe puisque, pour sa défense, il n'a pas hésité à dire
que c'était de la faute de Jürgen Klinsman. "J'allais assister à un match
de championnat avec le sélectionneur de Francfort, mais nous étions en retard à
cause d'un rendez-vous qui s'est prolongé" a-t-il tenté de se justifier.
Lors de sa plaidoirie, l'avocat de Joachin Löw a joué la patriotisme, demandant
au tribunal de ne pas suspendre le permis de son client "dans l'intérêt de
l'Allemagne pour la coupe du monde", celui-ci ayant besoin de sa voiture
pour aller assister aux matchs des futurs adversaires de son équipe. Sa
plaidoirie n'a pas convaincu et voilà Joachin Löw contraint à partager le car
des footballeurs allemands.
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