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Pas
la peine de vous précipiter chez votre concessionnaire Mazda
à la lecture de ces pages, l'ultime version de la RX7 qui
sert de base à cet exercice n'est plus vendue que dans l'archipel
japonais et les anciennes moutures en occasion sont plus
rares qu'une Ferrari. Vous pouvez à la rigueur la dompter
dans le best-seller des jeux vidéo ou l'admirer en mouvement
dans le film Fast and Furious, mais pour la savourer, direction
le Japon. La faute aux quotas, à sa rareté et surtout à
la fin de son importation sur le sol français depuis 1996.
Partout
ailleurs, la RX7 est un mythe de par ses origines et sa
conception mécanique. Pourquoi cet engouement ? Parce que
sous cette ligne fluide se cache la dernière déclinaison
du moteur rotatif. Inventé par l'Allemand Félix Wankel,
ce moteur n'a équipé que de trop rares véhicules. Ce bouillant
atypique sans cylindre fonctionne grâce à un piston triangulaire
qui tourne dans une chambre de combustion ovale au lieu
du classique duo piston/chambre. Avantages : encombrement
minimum, souplesse, linéarité et statistique de folie. Pour
exemple, ce type de moteur prend 18 000 tr/mn sans broncher
et les 255 ch d'une Mazda RX7 témoignent de sa bonne santé.
Revers
du phénomène, une consommation inavouable qui aboutit à
son extinction progressive. Il faut alors se tourner vers
le Pacifique pour retrouver son application pratique sous
le capot d'une Mazda, qui en profite pour se démarquer de
la concurrence. En Australie comme aux Etats-Unis, le tuning
concerne surtout des bases japonaises. La RX7 fait donc
partie du haut de gamme, forcément désirable pour un projet
grandiose et particulièrement indiquée pour une préparation
moteur ultra-puissante.
Texte
: Benjamin
Pradolin
Photo
: Christophe
Blondeau
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