Plutôt bien inspirés, les stylistes
de Turin ont délibérément œuvré dans
la sobriété en signant une silhouette
aussi discrète qu’élégante.
Destinées aux fidèles de la marque,
des gens sérieux avant tout, les Peugeot 504
Coupé/Cabriolet ne présentent pas d’excès
de courbes sensuelles ou de chromes tapageurs. Douces
mais très pures, les lignes oublient l’audace
pour la distinction et si elles manquent d’élan,
elles ne sont pas dénuées de caractère.
L’ambiance intérieure se révèle
en revanche beaucoup plus décevante. La présentation
n’est guère flatteuse et la planche
de bord, empruntée à la grande série,
manque singulièrement de personnalité.
Une carence impardonnable pour des véhicules
se voulant "hors-série" et vendus
tout de même près de 50 % plus cher
que la berline.
De plus, la modestie des performances des premières
versions à quatre cylindres ne contribue
guère à réchauffer un enthousiasme
un peu frileux. L’arrivée des mécaniques
2 litres à injection dynamise un peu ces
paisibles véhicules. Mais c’est avec
la greffe du tout nouveau V6 PRV en 1975 qu’ils
font vraiment goûter leurs réelles
aptitudes routières. Malheureusement, ce
V6 à la gourmandise proverbiale fait son
apparition au plus mauvais moment. La première
crise pétrolière bat son plein et
consommer entre 15 et 20 l/100 km frise l’indécence.
Seule la nouvelle mouture du V6 à injection
apparue en 1978 ramènera les consommations à un
niveau plus avouable.
Le remplacement de la 504 par la nouvelle 505,
ainsi que la digestion difficile des filières
de Chrysler-Europe par Peugeot, mettra un terme
en douceur à la production des derniers
coupés et cabriolets de prestige de la firme
de Sochaux.
Carte d’identité
Moteur 4 cyl. en ligne et V6
Cylindrée de 1 796 à 2 664 cm3
Puissance de 90 à 144 ch
Vitesse maxi 170 à 190 km/h
Production 22 975 coupés et 8 188 cabriolets