En quelques mois, l’entreprise voit avec
inquiétude ses accords de collaboration
avec Citroën se transformer en rachat pur
et simple. Soucieuse de son avenir, la marque tente
de préserver son identité à la
flamme de son glorieux passé sportif. Le
30 e anniversaire de sa victoire aux 500 Miles
d’Indianapolis, coïncidant avec le lancement
d’un nouveau modèle, fournit à la
fois l’alibi et la référence
prestigieuse. Dernière production avant
l’ère Citroën, l’Indy s’insère
dans la gamme entre la berline Quattroporte et
la sportive Ghibli. Offrant quatre vraies places,
ce coupé emprunte les lignes générales
de cette dernière ainsi que sa mécanique
V8 disposée classiquement à l’avant.
Une "familiale" de course
Si la ressemblance entre les deux modèles est indéniable, l'Indy n'est pas seulement une variante "familiale" de la Ghibli. Ambitieuse, elle s'attaque à un marché de haut niveau déjà tenu par la Ferrari 365 GT 2+2, sa principale concurrente, l'Aston Martin DBS ou encore la toute jeune Lamborghini Espada. Ghia, acheté par le groupe Ford - De Tomaso se consacrant uniquement à la future Pantera, Maserati se tourne vers le Studio Vignale. Celui-ci joue la carte de la sobriété par un emploi fort discret de chromes et réussit une ligne sobre mais attrayante. Les prétentions de la dernière-née s'étendent au-delà du simple esthétisme. Les performances sont de premier ordre et l'Indy se place d'emblée
au niveau des plus redoutables sportives.
Carte d'identité
Moteur : 8 cyl en V
Cylindrée : 4136 à 4930 cm3
Puissance : 260 à 290 ch
Vitesse maxi : 250 km/h
Diffusion : 1969 à 1974
Production : 1136 ex.