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Avant-première Rétromobile 2017 - Découvrez dans leur cachette suisse les Aston Martin de Bond, de Sagan etc... (reportage vidéo)

Dans Salons / Retromobile

Caradisiac est partenaire du salon Rétromobile et cela nous donne ainsi qu’à vous, chers internautes, quelques privilèges, et notamment celui de découvrir en avant-première les exceptionnelles Aston Martin (notamment la fameuse DB5 de Goldfinger) qui seront exposées à Rétromobile. En route dans un lieu tenu secret près de Bâle en Suisse où sont cachées ces Aston avant de venir à Paris dans quelques jours.   

La DB6 de Françoise Sagan a conservé son originale teinte "Fiesta red". Quant à la DB5, numéro de châssis 2008/R, c'est celle qui a le plus utilisée sur les tournages des James Bond dans les années 60.
La DB6 de Françoise Sagan a conservé son originale teinte "Fiesta red". Quant à la DB5, numéro de châssis 2008/R, c'est celle qui a le plus utilisée sur les tournages des James Bond dans les années 60.

Si la réussite d'un salon comme Rétromobile se mesure à l'aune de la rareté et de la qualité des modèles qu'il regroupe, cette édition 2017 s'annonce comme un grand cru. Parmi les centaines de merveilles exposées, les visiteurs auront en effet l'opportunité de découvrir un plateau d'Aston Martin unique en son genre, composé de voitures produites entre 1949, trois ans après la prise de contrôle de la firme par Sir David Brown (d'où le DB utilisé en préfixe du nom des voitures de la marque), et 1972, année où celle-ci devra être cédée pour une centaine de livres sterling.

Plusieurs modèles mythiques naîtront durant cette période, et notamment la DB5 qui accédera à une renommée mondiale en étant choisie par le réalisateur britannique Guy Hamilton pour accompagner les aventures de James Bond dans Goldfinger, qui sort en 1964.

Tous les gadgets de la DB5 sont en état de fonctionnement. Photos @Beat Roos Courtesy Roos Engineering / Emil Frey Classics
Tous les gadgets de la DB5 sont en état de fonctionnement. Photos @Beat Roos Courtesy Roos Engineering / Emil Frey Classics

L'auto marque alors les esprits autant par sa ligne, dûe à la Carrozeria Touring, que par les gadgets dont Q l'a dotée: écran radar, pistolets-mitrailleurs Browning dans les ailes avant, projecteur d'huile camouflé dans un cabochon de feu arrière, butoirs de pare-chocs déployants, crêve-pneus intégrés aux moyeux (idée inspirée de Ben-Hur), plaques d'immatriculation tournantes, pare-balles dans le couvercle de malle et, last but not least , le fameux siège passager éjectable dont la commande se dissimule dans le pommeau du levier de vitesse. Un mythe était né, qui persiste aujourd'hui.

Votre serviteur à bord de "LA" DB5, le 1er février en Suisse. Deux jours plus tard, l'auto partait pour la France dans une remorque banalisée. Coût de l'engin: environ dix fois celui d'une DB5 normale. Quant à celui des assurances...
Votre serviteur à bord de "LA" DB5, le 1er février en Suisse. Deux jours plus tard, l'auto partait pour la France dans une remorque banalisée. Coût de l'engin: environ dix fois celui d'une DB5 normale. Quant à celui des assurances...

Trois voitures seront fabriquées pour le cinéma, mais il semblerait que ce soit bien le modèle vu à l'écran (châssis 2008/R) qui, après avoir quitté le très secret garage Suisse l'abritant depuis une quinzaine d'années, s'exposera Porte de Versailles, avec des gadgets en état de fonctionnement. Valeur estimée: "environ dix fois celle d'une DB5 "de base". "Une voiture que nous ne verrons qu'une fois dans notre vie", résume Éric Le Moine, consultant automobile (et notamment spécialiste de la Mercedes 300 SL). L'homme a longtemps œuvré pour rendre cette exposition parisienne possible, en partenariat avec Beat Roos (Roos Engineering, spécialiste Aston Martin du canton d'Argovie), et The Classic Car Trust, financière automobile basée à Vaduz (Liechtenstein) "sans qui rien n'aurait été possible". Voilà qui est dit.

Avant-première Rétromobile 2017 - Découvrez dans leur cachette suisse les Aston Martin de Bond, de Sagan etc... (reportage vidéo)

Outre la DB5, l'attention des visiteurs se portera sur une DB6 ayant appartenu à Françoise Sagan. Livrée neuve au garage Mirabeau à Paris le 28 janvier 1966 dans sa rutilante livrée "Fiesta red" - teinte rare, l'auto est la deuxième Aston Martin de l'écrivain, la première ayant été une DB2/4 qui termina fracassée. "La DB6 sera rachetée au début des années 70 par un Suisse qui la découvre, boîte de vitesse cassée, dans un garage en Bourgogne", précise Le Moine. Elle arrive à Paris cette année entièrement restaurée et dans un état proche du neuf, ainsi que votre serviteur a eu le plaisir de le constater.

L'exposition se complète d'autres pures merveilles et raretés, au premier rang desquelles un coupé Volvo P1800 un peu particulier, puisque motorisé par un prototype de 4 cylindres 2,5 l signé Aston Martin. Une mécanique développée en 1961 par la marque qui cherchait de nouveaux débouchés, mais hélas sans suite puisque le projet sera rapidement interrompu. Reste une magnifique Volvo arborant des logos "Powered by Aston Martin" sur les ailes avant, et à laquelle les jantes Minilite siéent particulièrement. Citons également, sans entrer dans le détail, les:

• 1949 Aston Martin 2 litres (DB1)

• 1953 Aston Martin DB2

• 1955 Aston Martin DB3S

• 1956 Aston Martin DB2/4 mkII

• 1963 Aston Martin DB4 Convertible

• 1960 Aston Martin DB4 GT Saloon

• 1964 Aston Martin DB5 Saloon

• 1964 Aston Martin DB5 Convertible

• 1966 Aston Martin DB6 Saloon

• 1971 Aston Martin DBSFI

• 1971 Aston Martin DBS V8

Sans oublier le DB 990, un petit tracteur qui nous rappelle que David Brown était l'héritier d'un groupe industriel spécialisé dans le machinisme agricole.

Avant-première Rétromobile 2017 - Découvrez dans leur cachette suisse les Aston Martin de Bond, de Sagan etc... (reportage vidéo)

 

Rétromobile 2017

 

Caradisiac est partenaire de Rétromobile 2017, avec de nombreux autres reportages à venir.

Site officiel

 

Informations pratiques :

Du mercredi 8 au dimanche 12 février 2017, Parc des expositions de la Porte de Versailles

Pavillons 1, 2 et 3

Tarif : 18 €

Gratuit pour les moins de 12 ans

 

Horaires

- Mercredi 8 février 2017 : 10h-22h

- Jeudi 9 février 2017 : 10h-19h

- Vendredi 10 février 2017 : 10h-22h

- Samedi 11 février 2017 : 10h-19h

- Dimanche 12 février 2017 : 10h-19h

 

Portfolio (15 photos)

Commentaires (6)

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L'auteure de bonjour tristesse était connue pour son goût de la vitesse, de la provocation, des belles voitures mais aussi pour sa générosité et sa facilité à flamber ses à valoir, bel achat quand même en 66.

Par

En réponse à JF2

L'auteure de bonjour tristesse était connue pour son goût de la vitesse, de la provocation, des belles voitures mais aussi pour sa générosité et sa facilité à flamber ses à valoir, bel achat quand même en 66.

L'acheteur de l'Aston a bien du retrouver quelques substances illicites ici et là sous les tapis.

Ceci dit, l'âge ne l'a pas assagit bien au contraire :

https://www.youtube.com/watch?v=7QfUXQaCcUA

Par

Le boom de ces "voitures de collection" n'est que spéculatif, aucun amour pour l'automobile ne les motive, elles finissent dans des entrepôt chloroforme en attendant de faire une plus-value.

Ces engins atteignent des prix honteux, sans mesure avec leur valeur réelle.

Par

En réponse à Allavandrell

Le boom de ces "voitures de collection" n'est que spéculatif, aucun amour pour l'automobile ne les motive, elles finissent dans des entrepôt chloroforme en attendant de faire une plus-value.

Ces engins atteignent des prix honteux, sans mesure avec leur valeur réelle.

Pas tout-à-fait d'accord. Pendant longtemps, la restauration d'une Aston Martin "David Brown" a coûté plus cher que la valeur de l'auto. Ceux qui se sont lancés dans l'aventure et ont été très patients, sont maintenant récompensés. Nombreux sont ceus qui ont renoncé après avoir dépensé des dizaines de milliers d'euros et ne pas voir le bout du chantier. Il est vrai qu'il y a de la spéculation et que certains prix sont surfaits (des sorties de grange en lambeaux vendues 250.000 €). Mais c'est plus complexe. Restaurer une DB5 est très cher en raison du processus de fabrication Superleggera. Le châssis (un treillis plein de petits tubes) est en acier et la carrosserie est en aluminium. Au point de contact, se produit une électrolyse. Très difficile à restaurer et donc très onéreux. Moteur straight-six fabuleux qui nécessite l'intervention de mécaniciens ultra-qualifiés. Beaucoup d'accesoires, d'accastillage. A noter que la DB6, très proche pourtant, n'est plus assemblée sur le modèle Superleggera ; c'est une monocoque en acier.

Par

En réponse à charly177

Pas tout-à-fait d'accord. Pendant longtemps, la restauration d'une Aston Martin "David Brown" a coûté plus cher que la valeur de l'auto. Ceux qui se sont lancés dans l'aventure et ont été très patients, sont maintenant récompensés. Nombreux sont ceus qui ont renoncé après avoir dépensé des dizaines de milliers d'euros et ne pas voir le bout du chantier. Il est vrai qu'il y a de la spéculation et que certains prix sont surfaits (des sorties de grange en lambeaux vendues 250.000 €). Mais c'est plus complexe. Restaurer une DB5 est très cher en raison du processus de fabrication Superleggera. Le châssis (un treillis plein de petits tubes) est en acier et la carrosserie est en aluminium. Au point de contact, se produit une électrolyse. Très difficile à restaurer et donc très onéreux. Moteur straight-six fabuleux qui nécessite l'intervention de mécaniciens ultra-qualifiés. Beaucoup d'accesoires, d'accastillage. A noter que la DB6, très proche pourtant, n'est plus assemblée sur le modèle Superleggera ; c'est une monocoque en acier.

Je ne suis pas un spécialiste, je te croirai sur parole.

Mais les vrais collectionneurs doivent vivre et malheureusement meurt, la revente est plus forte que jamais.

Les acheteurs ne cherchent qu'à faire un placement, avec en plus un peu de charme.

Par

Merci pour cet article. Mais permettez-moi de donner une précision au sujet de l'Aston Martin DB6 présentée ici et qui n'a jamais appartenue à Françoise Sagan.

Après son accident, en avril 1957, à bord d'un cabriolet Aston Martin DB2/4, Françoise Sagan n'a plus jamais voulu posséder de voiture de cette marque.

La DB6 en question, présentée au salon suisse Geneva Classics en 2009, à l'état de projet de restauration, et mentionnant déjà la provenance "saganesque", a en fait été acquise par Jacques Quoirez, frère de Françoise Sagan; laquelle n'a jamais conduit cette voiture et n'a même jamais voulu monter à bord, comme me l'a confirmé encore hier Denis Westhoff, fils de Françoise Sagan, qui se souvient parfaitement de cette DB6 rouge de son oncle.

Certes, les papiers de la voiture comportent un bon de commande au nom de Quoirez. Mais il s'agit de Jacques. Ce que je mentionne dans l'un de mes livres consacrés à Aston Martin

Entre légende urbaine et réalité...

Bien à vous,

Frédéric Brun

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