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Autoroutes - contrôles vitesses: Sarkozy veut privatiser la répression

Dans Moto / Pratique

Autoroutes - contrôles vitesses: Sarkozy veut privatiser la répression

La logique des hommes politiques est parfois difficile à suivre. Nicolas Sarkozy est l'un de ceux-là. Dans une sortie regrettant la déliquescence de l'autorité de l'Etat, il a juré vouloir la restaurer en privatisant certaines de ses fonctions. Comme, par exemple, donner le pouvoir aux personnels des sociétés d'autoroutes de faire des contrôles de vitesse. Un paradoxe difficilement déchiffrable si ce n'est que ça libérerait des fonctionnaires pour des investigations, des surveillances et des enquêtes au long cours.


Peut-être, mais donner à des sociétés dont la raison sociale est, tout de même, de faire de l'argent dans un chiffre d'affaire, des prérogatives qui reviennent à des agents de l'Etat, dont la base de fonctionnement est de préserver l'intérêt général, cela laisse songeur. Surtout de la part de celui qui a supprimé 15 000 postes de policiers et de gendarmes durant son passage au pouvoir.


Nicolas Sarkozy a dit la chose suivante : «je souhaite que les concessionnaires d'autoroutes aient la charge de la sécurité. Je ne vois pas pourquoi cela doit être exclusivement un motard de la gendarmerie ou de la police qui doit faire les contrôles de vitesse. On peut très bien considérer que les sociétés d'autoroutes soient en responsabilité de faire respecter la sécurité».


Etonnant de la part d'un ancien Président de la République dont on suppose qu'il ait quelques notions de droit. Se faire contrôler, se faire arrêter pour ça dans sa liberté fondamentale d'aller et de venir, se faire prendre de l'argent parce-que l'on nous relève une infraction qui se trouve dans un code de la route et, ou, pénal, c'est l'apanage d'un agent de la force publique. Au sens large du terme. Et non d'un personnel d'une entreprise privée aguerrie à faire respecter un règlement intérieur.


Ce n'est pas seulement une question technique d'assermentation. C'est une philosophie, une approche, une éthique, une légitimité. Les derniers éléments qui ont mis les sociétés d'autoroutes sur la sellette et éclairant sur les contrats de leurs concessions tout comme les tarifs appliqués laissent songeur sur le fait qu'elles puissent avoir, un jour, le pouvoir de verbaliser et de faire des contrôles de vitesse.


Ceci dit, pour ne plus avoir de problème, externalisons tout et lavons nous les mains de ce qui pourrait advenir. Et si on mettait des chefs d'entreprise, des personnes de la société civile à la place de ces hommes politiques ? Voilà une bonne piste à suivre dans l'externalisation.


Commentaires (1)

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Par Anonyme

- Cet ancien Président est aussi un avocat, même s'il n'a jamais exercé... Peut-être voudrait-il se lancer ou lancer le cabinet dont il détient des parts dans le droit routier ?  - L'atouroute est et reste le type de route le plus sûr, celui sur lequel il y a le moins d'accidents et le moins de morts. Et ce même sans contrôle radar. Les sociétés d'exploitation ne gagneraient-elles plus assez d'argent pour les actionnaires ?  - Serait-on en campagne, et ne serions nous pas en train de participer à la remise en selle d'un homme politique en relayant ce genre d'informations ? Qui donc à mis en place une telle répression, déjà ?  Très belle conclusion que la votre, surtout que l'on peut encore demander des comptes à un patron d'entreprise, jamais à un politique.   

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