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France Superbike - Interview Loïc Napoleone: Une saison nationale avec BMW

Dans Moto / Sport

France Superbike - Interview Loïc Napoleone: Une saison nationale avec BMW

Loïc Napoleone est de retour ! Après une campagne d'Europe décevante en Stock 1 000, le Marseillais s'apprête à se refaire une santé dans une belle campagne de France, qu'il déclinera avec la structure ERT en compagnie de De Carolis. Mais aussi et surtout avec la nouvelle coqueluche des paddocks, la BMW S 1000RR. Une moto allemande que tout le monde semble vouloir s'arracher alors qu'elle n'a pas remporté une seule course et encore moins de titre. La « Speedinette » Orsi l'a déjà pacsé et le redoutable trio Lagive, Gimbert et Nigon la cravacheront pour s'arracher le titre en Michelin. Notre Marseillais, lui, tentera de faire de même avec des Pirelli. Mais au fait Loïc, pourquoi un tel succès de la Teutonne ?


Parce qu'elle a des watts et le contrôle de traction ! Pour 2010, et malgré mes résultats décevants l'an passé, j'ai eu une super proposition pour entrer dans le team Suzuki Alstare Junior. Mais la GSX/R n'aura pas le contrôle de traction, Yoshimura ne l'a pas prévu et c'est tout le problème du championnat européen. Dans celui-ci on a que trois séances pour régler la moto et des Pirelli Diablo. Ces pneus tiennent bien trois ou quatre tours puis perdent 50% de leur efficacité. Là, de deux choses l'une. Ou tu as une moto réglée aux petits oignons, ou tu as le contrôle de traction, comme avait la Ducati par exemple.


Et pourquoi ne pas régler aux petits oignons la moto ?


Parce qu'on n'a pas le temps ! Ou alors tu fais un championnat national à côté ce qui te fait financer une saison européenne et une saison en national. C'est plus le même tarif à l'arrivée !


En championnat de France, le pneus sont libres. L'effet du contrôle de traction sera-t-il moins décisif ?


En France, on a droit à des slicks. Alors en théorie oui, ce sera moins flagrant qu'en Stock 1 000. Mais à la fin de la course, l'usure est quand même là et le contrôle de traction sera toujours un plus dans ces conditions. Et je l'aurai !


Tu ne regretteras pas le prestige du paddock du mondial ?


C'est sûr, quand je vais arriver à Albi, ça va me changer de Portimao. Avec tout le respect que je dois à Albi ! Mais j'ai bien réfléchi et je me suis dit que j'allais me faire tuer avec la Suzuki face à une concurrence mieux préparée. BMW bien sûr, mais aussi Honda, car Berger l'a ce fameux contrôle de traction. Avec la S 1000RR, j'ai comme la Ducati. Des chevaux en plus et une bonne électronique.


Comment s'est fait le deal avec ERT ?


Après Alstare, j'ai eu des contacts avec Luissiana. Mais on n'est pas tombé d'accord sur le budget. Ensuite ERT est arrivé avec le programme FSBK dans de bonnes conditions. On a trouvé l'équilibre et on a signé.


Quels sont tes objectifs ?


Là, je vais être prudent, parce que l'an dernier, j'avais dit que je voulais être devant et on en parle encore à Marseille ! Non, je veux être bien, faire des chronos et c'est tout. Il se passera ce qui se passera ensuite. Quant tu vois comment a galéré Simeon pour trouver un guidon, tu te rends compte que le titre européen n'ouvre plus toutes les portes. Peut être que j'aurai une « wild card » pour Portimao, mais les pièces tardent à arriver alors ça m'étonnerait. J'ai bien réfléchi et j'ai fait un choix de raison.


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