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Interview de Jean-Pierre Bonato, chef d'orchestre de la Sunday Ride Classic.

Dans Moto / Pratique

Interview de Jean-Pierre Bonato, chef d'orchestre de la Sunday Ride Classic.

Après le reportage consacré à la sixième édition de la Sunday Ride Classic, Caradisiac Moto vous invite à partir à la rencontre de celui qui est à l'origine de ce que l'on peut appeler maintenant une classique des grandes manifestations d'anciennes en France. Et pour être tout à fait complet, n'hésitez pas à relire l'interview que Jean-Pierre Bonato avait accordé à Alex en 2009 histoire de mesurer le chemin parcouru...


Bonjour Jean-Pierre. Dis-moi un peu à quand remonte ta passion pour la moto?


Bonjour. Holala!... Je crois que j'ai appris à lire dans Moto Journal, parce que ma grand-mère, mon oncle et mes parents en avaient ras le bol de me lire les compte-rendus des Grands Prix. Ce n'était pas au berceau, mais ça remonte vraiment loin. La première course que j'ai vu, c'est ici au Paul Ricard puisque je suis natif de la région, je devais avoir sept ans.


Ta première moto?


La première pour aller sur la route ou avant?


Non non! La toute première...


La toute première, c'est une bleue qui traînait chez un voisin, Mr Forbras, que j'ai bricolé à l'époque du mobcross. Je devais avoir onze ans. Après, à quatorze ans, j'ai roulé sur une machine pas très courante, un Derbi C5, qui avait un très bon châssis, mais dont les pièces moteur étaient difficiles à trouver. Par la suite, 80 cc Yamaha, et après beaucoup de routières.


Ta Carrière...


En fait, j'ai fait deux choses en parallèle; j'ai fait des études en communication et j'ai commencé à écrire pour Moto Journal je n'avais pas encore 18 ans. J'ai fait deux ans de piges pour MJ, puis par la suite pour Moto Revue et Moto Verte. Tout cela a coïncidé avec la fin de mes études.


A partir de là, je me suis rendu compte que beaucoup d'industriels n'avaient pas de service de communication intégré. J'ai monté une structure de com' pour les médias. J'ai travaillé pour Aprilia, pour MIG du début à la fin de l'histoire de Mig, avec de nombreux constructeurs et équipementiers. C'est là que je me suis rendu compte, il y a une quinzaine d'années, qu'il manquait un salon pour cette branche là, et nous avons créé, avec Stéphane Clair, les JPMS. Ce qui était au départ une curiosité est devenue une référence dans le milieu. Je me suis beaucoup investi dans ce projet tout en continuant à travailler dans mon agence. Et il y a six ans, j'ai créé la Sunday Ride Classic. Là, je mélange mon coté professionnel avec mon coté passionnel puisque je suis un amateur de motos classiques. Je n'aime pas dire collectionneur, parce que les collections sont souvent des choses qui ne bougent pas. Moi, je roule avec toutes mes motos. Donc, c'est un prétexte pour sortir mes motos.


Interview de Jean-Pierre Bonato, chef d'orchestre de la Sunday Ride Classic.


Alors justement, parle nous de la Sunday Ride Classic...


En fait, à la fin des années 90, juste avant le grand boum d'internet, j'avais monté un club 350 RDLC. Quand les premiers forums sont arrivés, on s'est rendu compte qu'ils prenaient petit à petit la place des clubs traditionnels. On a continué à se voir à quelques-uns mais on oubliait toujours de prévenir untel ou untel. Un jour, nous étions à Bandol, et j'ai dit en rigolant:"Le plus simple, c'est de se donner rendez-vous à un endroit et qui m'aime me suive... J'ai fait passer par voie de presse un entrefilet donnant rendez-vous aux amateurs du sud-est devant le Paul Ricard. C'était l'endroit le plus connu et le plus simple à trouver. La première fois, à ma grande surprise, nous étions une cinquantaine de motos. Un exploit puisque faire sortir un sudiste début décembre...


Nous sommes donc en décembre 2007 et à cette époque là, le circuit était encore fermé. Tous les deux mois, on vient donc régulièrement devant le circuit et pour les un an de la rencontre, donc en décembre 2008, nous sommes plus de 300 motos. Là, la direction du circuit vient me voir et me dis: "Votre rassemblement, c'est sympathique, c'est sérieux, mais ça commence à faire beaucoup de motos. Qu'est-ce que vous comptez faire par la suite?" Et là, je leurs ai dit en riant: "donnez-moi les clés du portail et on rentre...". Quatre mois plus tard, le 22 mars 2009, on a fait les premiers roulages destinés aux collectionneurs. Petit à petit, on a rajouté des choses pour aboutir à ce que l'on a aujourd'hui. Le cœur de la manifestation, ce sont les démonstrations, mais comme la moto ancienne a plusieurs modes d'expression, autant que tous ces gens-là se rencontrent.


Le bébé a bien grandit...


Oui, le bébé a bien grandit. De belles compétitions comme le Championnat de France VMA, le Pro-Classic ou encore le Championnat Européen d'Endurance Classique sont au programme, et il y a aussi le Championnat Européen ICGP d'Eric Saul. Je voudrais faire une petite parenthèse sur l'ICGP. Quand Eric l'a créé ici même en 1999, le sponsor de cette course, c'était MIG, et j'étais donc impliqué. C'est un immense plaisir de faire revenir ce Trophée Olivier Chevalier quinze ans après. Alain, le frère d'Olivier, est présent sur le circuit, Christian Sarron a donné le départ et Giacomo Agostini a remis les coupes sur le podium. C'est un clin d'œil que je voulais faire à Eric car il s'est beaucoup investi pour faire vivre cette course et c'est normal de faire des choses qui nous donnent un peu la chair de poule.


Des projets pour l'avenir?


Je vais déjà savourer cette sixième édition. Ensuite, nous avons déjà des pistes, mais nous allons garder l'essentiel. Il faut prendre en compte le temps d'exploitation de la piste, le confort de chacun et éviter que le week end devienne une grosse machine ingérable. Là, nous sommes dans le format que j'avais imaginé. Des améliorations seront surement apportées coté animations, mais au niveau de la piste, cela devrait rester comme ça pendant au moins 3 ans.


Interview de Jean-Pierre Bonato, chef d'orchestre de la Sunday Ride Classic.


Tu souhaites rajouter quelque chose?


Oui, un petit clin d'œil; ce matin, j'étais dans les box avec Christian Sarron, Hubert Rigal, Philippe Coulon, et là, Patrick Fernandez a débarqué avec Delamarre et on commence à se dire "ha bon, tu es grand-père..." et tout ça au milieu des spectateurs qui les ont vu courir à l'époque. Aujourd'hui, ils ont le temps de discuter avec eux car il n'y a plus la pression de la course. C'es ainsi que de vieilles histoires et anecdotes de l'époque resurgissent et ce n'est que du bonheur. De plus, tous les grands champions qui sont là prennent vraiment beaucoup de plaisir à communiquer avec leurs fans et c'est en toute sincérité.


Merci Jean-Pierre pour ce fabuleux week end et bonne continuation.


Merci à toi.


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