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Interview de Philippe Fréon, patron du challenge Pro Classic, avant l’ouverture de la saison ce week-end à Nogaro.

Dans Moto / Sport

Interview de Philippe Fréon, patron du challenge Pro Classic, avant l’ouverture de la saison ce week-end à Nogaro.

Bonjour Philippe, peux-tu nous parler de ton passé de pilote et des raisons qui t'ont poussé à créer ce challenge ?


Je m'appelle Philippe Fréon. J'ai débuté la compétition moto en 1970 en participant au championnat de France de Vitesse, trois ans à fréquenter les circuits puis une interruption pour cause d'études et de construction de famille. Mais dans ce domaine là comme dans tous les domaines, la passion ne s'éteint jamais. Donc le virus m'a repris en 1992 où j'ai rejoint l'AFAMAC (Association Française des Amateurs de Motos Anciennes de Compétition). J'ai été un des animateurs réguliers de cette compétition pendant plusieurs saisons, puis j'ai décidé de faire évoluer ce monde de la moto classique qui, à mon gout, était un peu trop conservateur. J'ai souhaité créer une formule permettant d'accepter les machines des années quatre-vingts qui n'étaient pas éligibles à l'époque. Donc, en 1999, j'ai créé l'association Pro Classic et le championnat éponyme. J'ai été le premier à accepter les TZ et dans la foulée les RDLC et deux ans plus tard, en 2001, j'ai créé une sorte de championnat superbike à l'ancienne appelé « unlimited » où on pouvait voir courir, entre autres, des Suzuki 1000 GS, Kawasaki Godier-Genoud et la lignée des Bol d'Or.


Et comme il faut toujours évoluer pour que le sang se renouvelle, j'ai mis en place en 1985 une catégorie qui s'est d'abord appelée « Post Classic » et qui maintenant porte la dénomination de « Superbike. Comme toutes ces appellations ne sont pas forcement très parlantes, j'ai décidé cette année de simplifier le règlement en supprimant une catégorie. Ne subsiste désormais que la catégorie « Classic » pour les motos produites jusqu'à fin 1983 sans limitation de cylindrée, et au-delà de 1983 jusqu'à 1991, la classe « Superbike » avec une limitation de cylindrée fixée à 750 cc. Cette limite permet d'avoir des machines rapides et spectaculaires sans qu'elles soient « pousse au crime » en matière de puissance.


OK. Une nouvelle saison débute ce week-end à Nogaro ?


Oui. Nous démarrons notre treizième saison ce week-end à Nogaro. Nous enregistrons toujours plus d'adhésions à notre association puisque nous avons dépassé le cap des quatre-vingts adhérents. Si cela est très encourageant, ce n'est pas sans poser de problème car nous rencontrons de plus en plus de difficultés à faire rouler tout le monde. Sachant que, pour les circuits les plus grands, nous sommes limités à une quarantaine de pilotes, il est difficile de satisfaire tout le monde. Il y a un principe de base auquel je suis très attaché, c'est que nous faisons un travail sérieux, que ce soit au niveau organisation ou sur la piste, tout en nous amusant et avec un maximum de convivialité dans le paddock. C'est également pour cette raison que je me suis toujours refusé de sélectionner les motos au chrono. Bien entendu, les temps réalisé définissent la place sur la grille, mais sont admis en priorité les pilotes qui participent au maximum d'épreuve en tenant également compte de la rapidité à laquelle ils nous auront fourni leur programme. Cela nous permet de convier à chaque course que le nombre de concurrent pouvant accéder à la piste, avec une marge de quelques pilotes pour palier aux pannes et autres désistements.


Cela m'amène à une autre question, à savoir que les compétitions de motos anciennes rencontrent de plus en plus de succès, hors il semblerait qu'il soit très difficile de dégager des créneaux pour courir ?


Effectivement, la FFM en a pris conscience depuis quelques années et nous nous inscrivons dans un schéma de complémentarité par rapport au VMA (Vitesse Motos Anciennes) puisque nous nous adressons à des machines entre cette catégorie et les « modernes ». Mais nous ne pouvons courir que dans le cadre des différents championnats déjà en place et sans ce partenariat avec la FFM, les courses d'anciennes ne pourraient pas exister. Passer du rôle de promoteur pour une compétition à organisateur d'un évènement n'est pas une mince affaire et impose une prise de risques importants.


Vous souhaitez rajouter quelque chose ?


Je pense que tous les efforts fournis depuis quelques années s'avèrent payants et je crois en la pérennité des courses de motos classiques à condition d'être évolutif et de coller à l'aspiration des quadragénaires qui viennent nous rejoindre avec la moto de leur vingt ans.


Merci pour toutes ces précisions et bon week-end à Nogaro.


Merci beaucoup et à bientôt.


Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le site Pro Classic.


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