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"La course infernale" un enduro original, je vous emmène dans l'ambiance de cette journée. 1/3

Dans Moto / Sport

"La course infernale" un enduro original, je vous emmène dans l'ambiance de cette journée. 1/3

La Course Infernale de Pierrefite en Cinglais, Calvados, c'est avant tout un plongeon dans un écrin de verdure, en pleine Suisse Normande. Pas besoin de GPS, une bonne carte suffit, la circulation pour s'y rendre est très « fluide », et vu la grandeur du village on trouve facilement le parc coureur.


Caradisiacmoto s'est rendu sur place pour passer la journée complète au cœur de la course entre spéciale, endurance, aide aux pilotes, galanterie, si si, grimpette vicieuse, photos, encouragements, dépannage, cross, poussage, remontage de moral et bonne humeur. Je vais vous raconter les évènements comme si vous y étiez, je vais tout du moins essayer.


L'équipe de Patrick Postel, le Président du club, connaît bien son affaire et tout est bien rodé. Contrairement aux idées reçues de la Normandie, il a fait beau cette semaine, il n'a pas plu beaucoup cet hiver, nous rentrons dans le champ en voiture, malgré une averse tôt le matin, le terrain est parfait, juste à peine grassouillet, pas d'eau en surface mais au moins pour une fois on ne va pas manger de poussière toute la journée comme sur un enduro en général. Vers 9 h le matin, le ciel s'éclaircit pour laisser place à un temps doux idéal.


Avec un peu plus de 150 pilotes au départ, ça devrait être intéressant. Pas de grosses têtes, on peut voir et approcher tout le monde, même s'il y a une grande quantité d'amateurs, il y a aussi des pilotes rapides. Les écarts en fin de journée sont énormes et les organismes fatigués.


Peu après notre arrivée, c'est le premier départ du type « Le Mans » pour environ la moitié des pilotes pour l'endurance de 45 mn.


"La course infernale" un enduro original, je vous emmène dans l'ambiance de cette journée. 1/3


Les pilotes attendent le top départ

Environ 6 kms à parcourir cinq fois minimum, de la prairie pour commencer avant un chemin en sous bois. Déjà quelques optimistes ont des difficultés sur des dévers, optimistes sur les gaz et souvent mauvais appui sur le cale-pied. A la fin de son premier tour, un pilote est arrêté près du talus, la tête sur la plaque phare et les bras balans. Il n'a pas l'air au mieux, je m'approche pour lui demander si ça va. « J'en peux plus, j'suis mort, j'suis parti beaucoup trop vite, j'ai fini le premier tour en tête mais j'en peux plus, j'suis flingué ». De fait l'optimiste a du mal à respirer, et n'a effectué que 10 mn de course, il va devoir repartir sur un rythme plus cool.


La première vraie difficulté est la traversée d'un ruisseau qui, très facile pour les 20 ou 30 premiers passages, il y a très peu d'eau, se creuse rapidement. Beaucoup vont laisser une grande quantité d'énergie sur ce passage.


Et justement, en train de faire des photos à cet endroit, une moto est bloquée, roue avant dans l'eau contre une racine d'arbre. Une dizaine de spectateurs regardent sans bouger, je m'approche donc de la 300 Gas Gas bloquée, dont le moteur ratatouille un peu et je lui dit, non, je lui crie « Coupes pas ton moteur, on va t'aider » et là j'ai une réponse dont je ne comprends absolument pas ? Il n'y a qu'une seule demoiselle Britannique d'inscrite, c'est elle. Sans hésitation, je décide de ne pas sortir mon anglais basic et plutôt d'utiliser le langage des signes, beaucoup plus efficace en de telles circonstances. Pendant ce temps les autres pilotes continuent de passer à un mètre dans le ruisseau arrosant copieusement la pauvre demoiselle, aucun respect ces garçons ! Il faut dire que de dos, une fille, c'est pas facile à reconnaître ! Mes petits muscles sont insuffisamment puissants pour extraire la roue avant de la moto à moi tout seul, Je fait signe à la jolie gazelle de ne pas couper son moteur et que je reviens avec de l'aide, le plus marrant c'est qu'elle semble avoir compris, je remonte à la route chercher de l'aide. Nous revenons à trois et là en un coup d'un seul la jeune pilote est sauvée, retrouve le sourire et s'éloigne visiblement éprouvée physiquement.


"La course infernale" un enduro original, je vous emmène dans l'ambiance de cette journée. 1/3


Le passage du ruisseau un peu délicat.

Nous décidons d'aller à la spéciale qui suit, nous avons le temps, car à la sortie de ce parcours, 35 kms de chemins attendent les concurrents et concurrentes.


Nous n'avons pas fini de voir des concurrents en difficultés...


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