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Essai Harley Davidson Fat Bob 2018 : Rock Band made in USA

Dans Moto / Nouveauté

Bob, ça fait longtemps qu’on le connaît. Cette année, on le découvre métamorphosé et en quête de nouveaux horizons musicaux. Qui est-il ? Que veut-il ? La réponse tout de suite !

Essai Harley Davidson Fat Bob 2018 : Rock Band made in USA

Fat Bob, c’est un sacré personnage de la gamme Harley Davidson. Si on le connaît depuis 2006, il n’a eu de cesse d’évoluer par petites touches, avant de subir une révolution plus radicale cette année (2017). A grand renfort de coaching, il s’est sacrément musclé, à fondu, est devenu plus carré et s’est retrouvé avec une sacrée ligne. A côté de cela, ses goûts ont évolué, notamment niveau musical. Compositeur à ses heures, il écrit à présent une nouvelle partition rock, euro4 et 114 cubic inch (1868 cm3). Un sacré morceau que l’on écoute avec plaisir. Les bonnes vibrations sont toujours là, plus précises et plus en place que jamais. Le métier est rentré ! Du gros rock sachant se montrer subtil, voilà un beau tube en perspective. Prêts ? 3, 4… En avant la musique ! 

« Un peu » plus costaud/enrobé que les autres (oui, un Obelix version US), Fat Bob a su développer un style et un look à part. Moderne, celui qu’il adopte aujourd’hui le met particulièrement en valeur. Ligne fluide, comme taillée dans la masse, il semble tendu, posé, bref, une force tranquille qu’il vaut mieux ne pas chatouiller. Son nouvel échappement, placé côté droit, souligne le tout. On le découvre également avec un tout nouveau regard, dans les deux sens du terme. Plus puissant, à LED, le bloc rectangulaire surmonté d’une casquette remplace avantageusement le double optique du modèle précédent. Le garde boue avant, très belle pièce au superbe support, surplombe toujours une roue de 16 pouces chaussée façon crampons par Dunlop en 150*80. Complété par la fourche inversée «over size » de diamètre 43 mm à double valves (plus de confort et de progressivité) et ses monumentaux tés, le train avant offre une puissance visuelle incroyable. Surtout une fois posés les étiers de frein maison enserrant deux disques de 300 mm ! Ce dispositif est secondé par un ABS nouvelle génération à la fois efficace et relativement transparent dans son déclenchement. Il sera plus sensible à l’arrière, tout en offrant un bon mordant.

Comme toujours chez Harley, on retrouve une transmission par courroie. Un élément à la fois sobre et très performant apportant un confort de transmission impressionnant. La roue arrière de 180*70 et 16 pouces également, ne demande pas mieux, elle qui ne dispose d’aucune assistance à la traction. Elle doit encaisser aussi bien le couple moteur que la puissance, même relative, le tout avec le sourire. Sous la pluie, autant dire que l’on se méfie… Par contre, on apprécie son « chapeau » : le garde boue minimaliste épouse sa forme et supporte les clignotants incorporant les feux de stop. La bavette/support de plaque se retrouve quant-à elle déportée sur le robuste bras oscillant. De quoi dégager la vue.

Pièce maîtresse de ce nouveau modèle, le moteur 114 (une version équipée du nouveau 107 est également disponible), impose son carter gauche massif et saillant, ainsi que sa forme totalement asymétrique. La boîte à air, côté droit, exhibe fièrement son filtre à travers la petite grille le masquant à peine. Visuellement sympa, ergonomiquement beaucoup moins : on a la cuisse dedans si l’on serre la moto. A propos d’ergonomie, les leviers massifs et larges offrent une prise en doigts agréable, dispensant de réglage d’écartement de levier. Heureusement que l’embrayage est souple ! Les commandes aux pieds sont naturelles à trouver, tandis que l’on apprécie la douceur, le bon verrouillage et la rapidité du changement de rapport sur la nouvelle boîte de vitesse.

 

Fini l’impression d’avoir à frapper un marteau sur une enclume pour passer un rapport. L’agrément y gagne, sans que rien ne soit perdu : on reste dans une mécanique avec un peu d’inertie. Quant au réservoir de 13,6 litres nourrissant ce petit monde, il a subi une ablation de près de 6 litres par rapport au modèle 2017, soit une petite centaine de kilomètres d’autonomie. Le reste du temps, il permettra de réaliser environ 250 km en entamant la réserve. Non que le moteur soit gourmand en soi, mais plutôt que l’on aime à le solliciter. Et près de 1900 cm³, qu’on le veuille ou non, il faut bien remplir la chambre à chaque coup de piston et ça ne se fait pas tout seul… A propos du réservoir, il accueille également la petite instrumentation de bord ronde et séduisante de forme. Le compte tours à aiguille accueille sur le 6ème inférieur de sa surface un bel afficheur digital. Celui-ci indique -de haut en bas- le niveau de carburant, la vitesse, le rapport engagé et une information choisie depuis le guidon. Un sans faute. Estimation de la distance à parcourir (environ 300 km en général), compte tour numérique, un trip ou encore l’heure alternent ici. A la manière de Bob : simple et efficace, avec force visuelle. Ce qui impressionne le plus concernant cette famille de softail Harley Davidson, c’est ce qui ne se voit pas, justement : la nouvelle architecture. Appartenant à la gamme Dyna, le cadre softail du Fat Bob a ainsi été entièrement revu dans sa partie postérieure. De quoi permettre d’insérer un mono amortisseur de qualité et perdre près de 10 kilos, y compris avec un moteur plus costaud. La rigidité a également été accrue, tandis que la géométrie évolue légèrement. De quoi dynamiser en théorie la partie cycle. Même avec de sacrés boudins sur les jantes et plus de 300 kilos à emmener...

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