Zero Motorcycles LS1 : un nouveau scooter urbain accessible et efficace malgré les contraintes habituelles
Avec le LS1, Zero Motorcycles s’aventure pour la première fois sur le marché du scooter électrique. Pensé pour un usage urbain, ce modèle entend séduire un public plus large. Nous avons pu l’essayer pendant deux semaines dans des conditions réelles afin de dresser un bilan complet.

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Note
de la rédaction
14,1/20
Présenté à la fin de l’année 2025 lors du salon EICMA à Milan, le Zero Motorcycles LS1 marque un tournant stratégique pour la marque californienne. Connue jusqu’ici pour ses motos électriques, elle poursuit sa diversification après le lancement des petites motocross XE et XB. Deux véhicules développés en partenariat avec le constructeur chinois Zongshen, qui est encore à la manœuvre pour le LS1. Avec ce scooter électrique, Zero Motorcycles vise clairement la mobilité urbaine et un usage quotidien, avec un produit bien plus accessible que ses modèles habituels.
Le Zero Motorcycles LS1 est donc un petit scooter qui adopte un style très classique, mais avec toujours le même soin dans la construction. Bon point, l'éclairage et les clignotants sont intégralement à LED. D'ailleurs, même si le prix est agressif, Zero Motorcycles n'a pas joué l'économie comme on le verra plus loin.

On est ici sur un scooter à plancher plat, un choix pratique et rassurant, notamment pour les débutants ou les petits gabarits. Et justement, côté dimensions, le Zero Motorcycles LS1 joue la carte de la compacité : empattement de 1 338 mm, hauteur de selle de seulement 780 mm et un poids contenu de 134 kg. Il embarque deux batteries qui sont intégrées sous le plancher, tandis que le moteur électrique est placé en position centrale. Une architecture qui abaisse le centre de gravité et renforce la sensation de légèreté au guidon. Sur le papier, cela devrait se traduire par une prise en main aisée et une belle agilité dans la circulation.
Comme souvent sur ce type de scooter urbain, il n’y a pas de réelle protection contre le vent - on pourra ajouter des accessoires si besoin - mais cela reste cohérent avec les performances du LS1. En revanche l'équipement de série comporte quelques éléments pratiques tel qu'un porte-gobelet à côté duquel se trouve un port USB (de type A), qui est protégé par un capuchon étanche. Le scooter dispose également d’un système keyless avec une molette intégrée au tablier. Elle permet de mettre le contact, de verrouiller la direction ou encore d’ouvrir le coffre sous la selle.
Ce dernier peut accueillir un casque homologué 22.06, à condition de ne pas opter pour la troisième batterie optionnelle, qui vient justement prendre sa place.

La position de conduite est globalement agréable. Seul bémol : le plancher plat, qui doit accueillir les batteries, est assez épais. Résultat, on se retrouve avec les genoux légèrement relevés.
Rien de rédhibitoire toutefois, d’autant qu’il y a suffisamment d’espace pour les pieds, aussi bien en longueur qu’en largeur, même avec de grandes pointures. Libre à vous d'adopter une position plus reculée sur la selle deux places, mais cela complique les choses en cas de duo. Au passage, notez que le passager dispose d'une poignée bien pratique sans nuire au design. Toujours à propos de la selle, elle s'avère très confortable et permet de compenser la fermeté de l’amortissement.

L'instrumentation va à l'essentiel. Point de très grand écran ici contrairement au Honda CUV e: qui peut être équipé d'une dalle aussi grande qu'une tablette. Le Zero Motorcycles LS1 embarque simplement un écran de 5 pouces. Un format dans la norme, bien intégré au scooter et cohérent avec son gabarit. Si on regrette l'épaisseur des bords de l'écran, l’affichage est fin grâce à une définition élevée, et surtout très lisible en roulant. Aussi simple soit-elle, l'interface permet de consulter rapidement les informations essentielles en un clin d'œil. Vous l'aurez deviné à ce niveau de prix, il n'y a pas de CarPlay ni de fonctions connectées. D'ailleurs le LS1 ne dispose pas de la moindre application dédiée.

Plus gênant, l’ergonomie des menus laisse clairement à désirer. La navigation est peu intuitive et on cherche encore comment régler l'heure, c'est dire. De la même façon le bouton d’accès au menu est capricieux, et il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois. Heureusement qu'on n'a pas besoin de s'en servir après la configuration initiale. Autre point agaçant, certaines fonctions comme le réglage du freinage régénératif ne sont accessibles que via le menu, et donc impossibles à modifier en roulant. Il n’y a pas non plus de réglage automatique de la luminosité, qui doit être ajustée manuellement. Heureusement, le basculement jour/nuit est bien présent tandis que les commandes au guidon sont irréprochables : bien placées et faciles à utiliser, avec en bonus des contours rétroéclairés.
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