
Carlo Pernat est ce que l'on appelle une figure du paddock des Grands Prix. Toujours prolixe, le verbe franc, celui qui est aussi le manager de Loris Capirossi nous avait prédit l'an passé au Mans que Casey Stoner s'en irait chez Honda.

Carlo Pernat est ce que l'on appelle une figure du paddock des Grands Prix. Toujours prolixe, le verbe franc, celui qui est aussi le manager de Loris Capirossi nous avait prédit l'an passé au Mans que Casey Stoner s'en irait chez Honda.

4 dans 1, ce n'est pas un nouvel échappement, si je titre ainsi, c'est un peu le résumé du week-end de Louis, un week-end sous haute tension « nerveuse ». Pour avoir eu la chance de côtoyer Louis pour ce GP on ne peut plus à domicile pour lui, étant né au Mans, il lui a fallu des nerfs solides pour aller chercher 3 points au guidon de sa 125 Aprilia.

Après avoir rencontré Stefan Bradl l'an dernier dans son hospitality au Mans, l'idée de revenir le voir pour visiter le box du pilote Allemand à l'occasion du GP de France coulait de source, même si c'est souvent assez difficile. Samedi de bon matin, retour vers le auvent Viessman pour tenter de rencontrer le leader actuel du championnat du monde Moto 2.

C'était notre fil rouge lors de ce Grand Prix de France et il n'a pas déçu le bougre. Informé le mercredi soir de l'opportunité de rouler au Mans en lieu et place du pilote titulaire blessé du team WTR, Alexis Masbou ne s'est installé que le jeudi dans le paddock et a adapté à la volée l'Aprilia RSW à sa morphologie.

Vous avez vibré sur les polémiques entre Stoner et Rossi puis entre Lorenzo et Simoncelli ? La cabale espagnole contre ce dernier concentre votre attention et vous avez apprécié à sa juste valeur les gestes de Stoner sur la piste sanctionnés par une amende, le dépassement viril de Lorenzo sur Dovizioso sans la moindre remontrance des officiels ?

Faudra-t-il protéger Marco Simoncelli à Barcelone ? On peut commencer à se poser la question, tellement il a cristallisé autour de sa personne d'ondes négatives. La faute à ce fait de course avec un Dani Pedrosa qui s'en est hélas relevé avec un clavicule brisée alors que l'Italien était sanctionné par un passage dans les stands synonyme d'ambitions de podium mise au rancard.

La tension n'est pas prête de tomber dans un paddock de Moto GP qui a rarement connu pareille ambiance. Stoner et Rossi en conflit, le même Stoner qui donne le coup de poing à un Randy De Puniet malencontreusement sur sa trajectoire, un Lorenzo qui a décidé de partir en croisade pour un code de bonne conduite en guise de rédemption de ses écarts passés mais avec un Simoncelli à sacrifier sur l'autel de la sagesse.

Ce Grand Prix de France était placé sous le signe de l'émotion et il n'a en rien déçu. Devant un public à l'affluence record, il nous a distillé du plaisir, de la rage, des déceptions, le tout pour mieux redistribuer les cartes dans un championnat qui se révèle aussi fluctuant que le cours de la bourse.

Il n'avait jusque là marqué aucun point et on commençait même à douter de ses capacités bien que fraichement auréolé de son titre mondial en 125. Mais en France, Marc Marquez a dissipé tous les doutes en enlevant sa première victoire de carrière en Moto 2, ouvrant du même coup de manière prestigieuse son compteur de points cette saison.

Johann Zarco lui avait subtilisé le podium à Estoril mais sur le Bugatti, il n'a laissé le soin à personne de lui voler la vedette. Maverick est un top gun de seize ans du nom de Vinales qui a éclaté au grand jour dans la Sarthe.
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