Essai BSA Bantam 350 : Pas chère et franchement bien !
Vous en avez assez des grosses ou vous cherchez une petite pour vous faire la main sans rien sacrifier ? Regardez donc par ici, BSA vous propose sa Bantam 350 !

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Note
de la rédaction
14,9/20
Cette moto ne semble pas avoir grand-chose pour elle. Déjà, c’est une BSA, marque tout juste renaissante et sans image. Ensuite, elle n’est plus anglaise, contrairement aux modèles d’époque, mais indienne : elle fait partie du groupe Mahindra au travers de sa filiale Classic Legends. Certes, ce n’est pas la Chine dans l’esprit collectif motard, mais les à priori sont encore nombreux, quand bien même Royal Enfield a beaucoup fait pour redorer l’image de la moto venue du Sous Continent.
Un mono pour tout faire
Autre point potentiellement en sa défaveur : sa cylindrée. Les 400 cm³ et moins, donc à fortiori les 334 cm³ du monocylindre, ne sont pas spécialement courus par les motards français, quand bien même ils seraient assujettis au 35 kW (48 ch) de la norme A2.

Les 29 ch de la Bantam 350 semblent donc peu enclins à déchaîner les foules. Surtout une fois considérés les 185 kg en ordre de marche de la moto. Ce serait sans compter une conception moderne, un refroidissement liquide et une injection performante. BSA revendique d’ailleurs une consommation de l’ordre de 3,3 l/100 km, soit une valeur relativement basse et pour le moins intéressante. Cela se fait-il au détriment des performances ? Nous n’allons pas tarder à le découvrir.
Sobriété absolue et finesse
Enfin, le style néo rétro pourrait lui aussi nuire à la carrière de ce roadster renouant avec les codes de la catégorie. On retrouve ainsi des soufflets sur la fourche standard, de jantes à bâtons fraisées et de lignes douces. Alors, est ce que l’esprit rétro l’emporte et cautionne une certaine simplicité ? Peut être, mais c’est habilement mis en œuvre.

Ainsi, devant nous, ni chichi, ni superflu, pas même une prise USB ou un petit gadget flatteur, juste une moto propre niveau présentation et de finition correcte au regard de son tarif et des standards. Une petite interrogation s’installe cependant lors de cet examen visuel quant au vieillissement des peintures de réservoir et sur les zones de frottement, tandis que quelques câbles passant au niveau du joli guidon noir mat, de section constante, rappellent la présence d’un accélérateur par câble. Surtout, ils sont le signe d’une électronique limitée à l’assistance de l’ABS sur un freinage axial semblant de bonne qualité.
Un freinage par Brembo
L’étrier flottant ByBre (le Brembo des pays émergents) va devoir composer avec un immense disque de 320 mm de diamètre paraissant plus petit du fait d’une roue avant de 18 pouces.
Toujours à propos du guidon, les commodos sont imposants, certes assez jolis, c’est un fait, mais absolument pas dans l’esprit rétro et la plupart de leurs boutons n’aboutissent à aucune action concrète ou significative. Notamment en l’absence de mode de conduite ou de réglage de quelque autre assistance à la conduite que ce soit. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à régler sur cette moto.
Pas exempte de défauts !

L’instrumentation est de type LCD. Ronde, assez moderne dans sa présentation, elle est aussi très sobre et peu loquace. Il lui manque les indications de consommation (instantanée ou moyenne), par exemple, tandis que remettre le trip journalier à zéro passe par le menu. Au moins y a t’il un menu. Là encore très restreint. Cette Bantam vise l’essentiel et elle y parvient. Dommage que son inclinaison rende les reflets si présents et nuisent à sa lisibilité, tandis que notre modèle semblait bugger au niveau de l’affichage des digits (variations de contraste entre les segments de l’afficheur).
Curiosité rappelant l’univers Custom ou la Honda CMX 500, le contacteur se trouve sur le côté droit et non pas sur le té supérieur. Qui plus est, le verrouillage de direction est lui aussi autonome et directement intégré à la colonne. Autant dire que ce n’est ni pratique, ni agréable niveau utilisation, alors que le côté esthétique peut être apprécié. Ce « détail » passé, installons nous.
Une petite avec une ergonomie pour les grands

Une fois en selle, la Bantam révèle une ergonomie agréable. Quand bien même le guidon est bas et les commandes à la main non réglables, on aimerait que les 800 mm de hauteur de selle soient mis à profit afin de faciliter l’accès aux petites jambes. Il n’en est rien. L’assise n’est pas en cause, ce sont les carters moteur et l’implantation des repose pieds qui limitent l’accès au sol en écartant les pieds. C’est d’autant plus dommage qu’une fois assis, elle paraît plus légère que ce qu’annoncé sur le papier et que l’arcade de selle est suffisamment étroite. Autre point notable : la mousse est peu épaisse et assez raide. Le popotin le signale derechef, tout comme les bottes pointent le fait que les platines intégrant également les repose pieds passager écartent les talons si l’on repose la pointe des pieds sur… les repose-pieds. Les jambes sont alors repliées dans une posture ménageant autant la garde au sol que le confort. Les mains trouvent le guidon très naturel de forme, quoi qu’un peu bas placé. Pas de quoi plier le dos, mais de quoi proposer une position de conduite spécifique sans être désagréable. Et si nous allions tester ça ?
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