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Interview: Jean-Luc Gaignard collectionneur de motos anciennes.

Dans Moto / Loisirs

 Lors de l'exposition d'Harley-Davidson anciennes organisée par la concession "Route 87" de Limoges, nous avons rencontré Jean-Luc Gaignard, collectionneur de motos anciennes venu présenter quelques-unes de ses pépites...

Interview: Jean-Luc Gaignard collectionneur de motos anciennes.

 Caradisiac Moto. Bonjour Jean-Luc. Tu peux te présenter en quelques mots?

 Jean-Luc Gaignard. Bonjour. Je m'appelle Jean-Luc Gaignard. Je collectionne les vieilles motos depuis quarante-quatre ans. J’ai commencé à récupérer des motos dans les campagnes à l'âge de 14 ans. J'ai appris à le restaurer et à les faire tourner grâce à d'anciens mécaniciens. La passion n'a fait qu'augmenter et quand j'ai eu assez de motos, j'ai commencé à faire des expositions. À l'âge de 26 ans, j'en ai fait mon métier, toujours sur le thème des deux roues parce que j'ai fait aussi les vélos, et sur celui de la mécanique. 

C.M. Donc tu es autodidacte...

J.L.G. Oui, totalement. Avec d'anciens mécanos qui m'ont appris le métier, mais surtout la passion. La passion, c'est le fil conducteur; quand on a la passion, tout est beaucoup plus facile.

C.M. Et aujourd'hui, tu as combien de motos?

J.L.G. Je ne sais pas, on me le demande souvent, mais je dois en avoir autour de 200.

C.M. Et elles couvrent quelle période?

J.L.G. Beaucoup de très anciennes; je suis attiré par les machines des origines jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Après, je les trouve un peu moins intéressantes. Je trouve qu'elles ont un peu perdu de leur intérêt surtout au niveau de design. J'aime beaucoup la période juste après la première guerre mondiale où il y avait, pendant les années folles, une véritable effervescence dans les esprits des constructeurs.

C.M. Est-ce que tu as une marque de prédilection?

J.L.G. Harley-Davidson bien sûr, Indian, Koelher Escoffier pour les motos françaises, et j'aime bien aussi les motos belges comme FN ou Saroléa. Mais les trois marques où je suis allé le plus loin dans l'histoire sont Harley-Davidson, Indian, et Koelher-Escoffier.

C.M. Aujourd'hui, tu es présent à Limoges pour une exposition exceptionnelle (à découvrir ici)?

J.L.G. Effectivement, Nicolas (le boss d'Harley-Davidson Limoges ndr) voulait avoir la cabane Harley en décor de fond. Côté motos, j'ai la chance d'avoir les modèles les plus anciens, comme le vélo à moteur De Dion d'Emile Kruger. Et puis, il y a la réplique de la "Number One"; il ne reste plus d'authentiques. Il y a eu une vingtaine de répliques de fabriquées aux États-Unis il y a une trentaine d'années. J'ai réussi à en acheter une dans un musée à Amsterdam. Ensuite, il y a un modèle de 1910 et un de 1912, et un "Boardtracker" qui est dans un jus exceptionnel. Des modèles particulièrement rares comme le 600cc sport flat-twin, un 500cc à soupapes latérales, un 350cc "Peashooter" et un 1200 Knucklehead de 1947.

C.M. Toutes les motos sont chez toi?

J.L.G. Oui, elles sont toutes chez moi en Mayenne. J'ai un petit musée où je présente les machines dans leur contexte d'époque. C'est un musée privé, et je reçois des groupes sur rendez-vous. C'est pour moi l'occasion de faire partager ma passion et le travail réalisé depuis plus de quarante ans.

C.M. Si on t'envoyait sur une île déserte avec la possibilité d'amener une seule machine, laquelle choisirais-tu?

J.L.G. C'est une question que l'on me pose souvent. Ce serait très compliqué. Il me faudrait plusieurs îles. Il y a eu tellement de belles motos.

C.M. Est-ce que tu t'intéresses à la compétition?

J.L.G. Oui, mais là aussi, en avant-guerre; je cours en moto, side-car et aussi en voiture de cette époque. C'est vraiment cette période qui me fascine. Après, c'est un autre monde et il y a des gens qui s'en occupent très bien. Par contre, ce que je trouve dommage, c'est qu'il n'y ait personne qui s'occupe des petites cylindrées françaises des années cinquante. Tout le monde connaît les 125cc ou 175cc Peugeot ou Motobécane mais il y a eu tout un tas de modèles carénés entre la moto et le scooter qui sont très intéressants. Il est possible qu'un jour je m'y intéresse de plus près. Ce fut une période forte en matière de design à une époque où les constructeurs se battaient pour survivre face à la concurrence automobile. 

C.M. Tu souhaites rajouter quelque chose?

J.L.G. Oui, je découvre cette concession que je ne connaissais pas. Je la trouve très belle, très organisée, et dirigée par une équipe jeune, dynamique et passionnée. Je pense que nous allons passer un très beau week-end de partage et de passion entre moi et les anciennes, et eux et les modernes. C'est une chouette concession avec de chouettes gens.

Si vous souhaitez contacter Jean-Luc pour une exposition ou pour visiter son musée, vous pouvez le joindre au 06 12 64 76 49.  

 

 

 

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