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Monneret père et fils: 1948: Paris-l'Alpes d'Huez en 125 Motobec

Dans Moto / Loisirs

, mis à jour

Monneret père et fils: 1948: Paris-l'Alpes d'Huez en 125 Motobec

 En 1948, Georges Monneret et ses deux fils Pierre et Jean décident de rallier Paris à l'Alpes d'Huez au guidon de trois 125 Motobécane et ce, plus vite que le train et l'autocar...

 Nous sommes encore nombreux à nous souvenir des exploits de nos confrères de Moto Revue qui, au début des années quatre-vingts, proposaient dans leur numéro "spécial défonce", des défis plus barges les uns que les autres. Chose impossible de nos jours dans notre monde si "politiquement correct"...

 Ce type de défi ou d'aventure existe quasiment depuis l'invention de la "mobilité mécanique". Et le célèbre pilote Georges Monnneret aimait bien se lancer dans ce genre d'exploit.

 Le 31 janvier 1948, à Paris, tard dans la soirée, c'est l'effervescence du côté de la Porte d'Orléans. Georges Monneret et ses deux fils, Pierre et Jean, alors âgés de 17 ans, s'apprêtent à prendre le départ pour l'Alpes d'Huez. Au guidon de trois Motobécane 125cc D45, ils doivent parcourir les 670 kilomètres plus vite qu'avec le train et l'autocar qui, à l'époque, mettaient 15 heures et 30 minutes.

 À minuit pile, c'est le célèbre boxeur et ami de Georges Monneret, Marcel Cerdan, qui donne le départ. Les trois motos sont suivies par trois voitures où la presse a pris place pour contrôler la performance. Le journaliste de Moto Revue, Daniel Rebour, qui nous relate cette aventure dans le numéro 910 du 20 février 1948 (source), s'installe à bord du camion d'assistance. C'est Robert Aumaitre, ancien directeur du service course de Bugatti (excusez du peu), qui est au volant. Robert Aumaitre, qui dirige désormais les ateliers de Georges Monneret, est le chef d'orchestre de cette aventure. 

 C'est à Saulieu, à 5 h 05, que se fait le premier ravitaillement. Après une pause d'une vingtaine de minutes, la caravane reprend la route. Lyon est atteint à 9 h 30. C'est après avoir traversé la ville que le deuxième et dernier ravitaillement est effectué. Un peu après midi, à Vizille, par sécurité, le groupe s'arrête pour vérifier les niveaux d'huile.

 À 13h, dans la traversée de Bourg d'Oisan, la gendarmerie doit gérer la foule qui a pris place de chaque côté de la rue. Maintenant, il faut attaquer la montée vers l'Alpes d'Huez. Les motos lâchent la caravane dès que la pente s'accentue. Il faudra attendre les routes enneigées pour que le groupe se reforme. Sans équipement spécifique, les derniers kilomètres sont particulièrement difficiles. Georges et Pierre s'arrêtent pour dégonfler leurs pneus alors que Jean continue sur sa lancée. Il est le premier à atteindre l'arrivée devant Georges et Pierre.

 

Monneret père et fils: 1948: Paris-l'Alpes d'Huez en 125 Motobec
1948, la famille Monneret à l'Alpes d'Huez

 

  Il est 13 h 44 ce dimanche 1er février 1948; les Monneret ont gagné leur pari. Les 670 kilomètres ont été parcourus à la vitesse moyenne de 48,725 kms/h (avec un cumul d'une heure de pause). Chaque machine aura englouti 16 litres de carburant lors de ce périple.

 C'est cette aventure que "trois mecs en Tobec" vont bientôt revivre...

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Commentaires (3)

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Excellent, dommage que le revival soit une promenade de santé sur 4 jours, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire !

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En réponse à Orval2198

Excellent, dommage que le revival soit une promenade de santé sur 4 jours, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire !

Bonjour Orval2198. Je ne pense pas que l'on puisse comparer l'exploit des Monneret et ce périple. A l'époque, très peu de circulation (l'essence était toujours rationnée). Le but n'est pas de battre ce record, mais plutôt de faire un clin d’œil à cette aventure. Et rien que de circuler avec ces D 45 actuellement sur une tel distance (je ne parle même pas de l'éclairage) est un exploit. :bien: Cordialement. JJ

Par

Bonjour mr Cholot,

Je ne parlais pas de battre des records, l'idée est excellente comme je l'ai indiqué sur mon commentaire.

Mais le trajet réalisé en 4 jours essentiellement fait de jour sur des routes autrement meilleurs qu'en 1948 avec des nuits de repos, est certes un bel hommage, mais l’âme du trajet (être plus rapide que le train) réalisé d'une traite par les frères Monneret manque un peu à ce projet. Dommage !

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