
L'été est enfin là. Les routes se remplissent de motos, les cols retrouvent leur animation et les longues balades redeviennent le plaisir de milliers de passionnés. Pourtant, un chiffre affiché sur le thermomètre ne dit pas toute la vérité.

L'été est enfin là. Les routes se remplissent de motos, les cols retrouvent leur animation et les longues balades redeviennent le plaisir de milliers de passionnés. Pourtant, un chiffre affiché sur le thermomètre ne dit pas toute la vérité.

Arrivés depuis relativement peu de temps sur le marché moto français, les constructeurs chinois grappillent régulièrement des parts de marché aux marques historiques. L’opération séduction lancée auprès des clients hexagonaux semble porter ses fruits. Et cela est aussi le cas du côté des revendeurs.

Les motards pensaient avoir déjà tout vu. Les normes Euro successives. Les restrictions de circulation. Les Zones à Faibles Émissions. Les contrôles renforcés. Manifestement, une nouvelle bataille est en train de s'ouvrir en Europe. Et cette fois, elle ne concerne ni les émissions polluantes ni le CO₂. Elle concerne simplement le bruit.

L'Union européenne a fixé une date : 2027. Les citoyens européens pourront stocker leur permis de conduire, leur carte d'identité, et d'autres documents officiels sur leur téléphone. Fini le portefeuille en cuir, place au « wallet numérique ». L'objectif : harmoniser les identités, simplifier les démarches, et accélérer les contrôles. Le permis physique ne disparaîtra pas, rassure Bruxelles. Mais le numérique le complètera. Les motards, habitués à la technologie, devront s'adapter. Les réfractaires, aussi.

Alors que les automobilistes peuvent légalement convertir leur véhicule au Superéthanol-E85 depuis 2017, les motards et scootéristes étaient jusqu’ici laissés sur le carreau. Une injustice flagrante, qui va bientôt être officiellement réparée. Sous la pression conjointe de la FFMC, des fabricants et de députés motards comme Sacha Houlié, le ministère de la Transition écologique vient de donner son feu vert officiel à la DGEC (Direction générale de l’Énergie et du Climat) pour ouvrir la procédure d’homologation des boîtiers E85 pour les deux-roues motorisés. Une avancée historique ! Vieux motard que jamais comme diraient certains...

Pendant des mois, les rumeurs d’une crise profonde ont entouré KTM. Certains imaginaient déjà la marque autrichienne contrainte d’ouvrir massivement son capital MotoGP pour survivre. D’autres pensaient même que le constructeur finirait sous l’influence totale d’investisseurs externes prêts à transformer le projet sportif en simple produit financier. Mais à la surprise générale, KTM vient de prendre la direction exactement opposée.

Le 29 mars 2026 dernier, sur le circuit de Portimão au Portugal, le pilote français Valentin Debise a marqué l’histoire du championnat du monde Supersport (WorldSSP) en signant un doublé retentissant au guidon de la ZXMOTO 820RR-RS. Cette victoire représente un tournant majeur pour l’industrie motocycliste chinoise, qui profite d’une vitrine mondiale, et pour le pilote tricolore, devenu une véritable star en Chine.

Ce n’est pas la Chine qui bouleverse l’équilibre du marché moto… c’est le Japon qui a changé les règles du jeu. Et c’est précisément ce glissement silencieux, presque stratégique, qui est en train de redessiner toute l’industrie. Car le vrai sujet n’est pas l’émergence des constructeurs chinois. Le vrai sujet, c’est ce que les marques japonaises ne sont plus.

Fini le temps où l’on allait faire la révision de sa moto pour suivre les instructions du carnet d’entretien ? Ducati lance un système de maintenance prédictive basé sur un algorithme ultra-poussé issu de la compétition qui calcule l’usure du moteur en temps réel. Une technologie qui analyse la façon de piloter pour prévoir l’entretien de la moto. Une petite révolution qui pourrait bien transformer notre quotidien de motard.

Le mot est lâché, et il n’est pas anodin : « lockdown énergétique ». Il vient d’Italie, et forcément, ça résonne. Trop peut-être. Parce qu’on a tous encore en tête une autre période où, justement, plus personne ne roulait. Mais ici, il ne s’agit pas de santé publique. Il s’agit d’énergie. Et donc, très concrètement, de notre capacité à nous déplacer.
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