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L’IA va-t-elle devenir la norme sur nos motos ?

Dans Moto / Nouveauté

Olivier Cottrel

Fini le temps où l’on allait faire la révision de sa moto pour suivre les instructions du carnet d’entretien ? Ducati lance un système de maintenance prédictive basé sur un algorithme ultra-poussé issu de la compétition qui calcule l’usure du moteur en temps réel. Une technologie qui analyse la façon de piloter pour prévoir l’entretien de la moto. Une petite révolution qui pourrait bien transformer notre quotidien de motard.

L’IA va-t-elle devenir la norme sur nos motos ?

C’est une première pour un constructeur historique.

Ducati a annoncé l’introduction d’un nouveau logiciel de calcul de l’entretien de la moto. Une technologie inaugurée sur son premier modèle tout-terrain, la Desmo 450 MX.

Si l’entretien traditionnel de nos motos part d’un principe injuste : que vous soyez un pilote de l’extrême ou un adepte de la balade tranquille, vous passez à la caisse au même kilométrage, Ducati a décidé de changer la donne avec un tout nouvel outil de calcul des révisions nécessaires.

Le logiciel scrute le régime, la charge, la température et même les conditions de conduite à l’aide de très nombreux capteurs placés un peu partout sur la moto. Développé par les ingénieurs de Ducati Corse, il génère un « indice de contrainte » et calcule ainsi un pourcentage d’usure réelle.

Si vous ménagez votre monture, vous espacez vos visites, si vous soudez la poignée, l’IA vous rappelle à l’ordre et met à jour les programmes d’entretiens de la moto, directement consultables sur l’application Ducati X-Link.

Sur la tout-terrain Desmo 450 MX, les intervalles deviennent donc plus ou moins larges selon l’utilisation de la moto : entre 45 et 60 heures pour les interventions intermédiaires (pistons, réglage soupapes) entre 45 et 60 heures, et entre 90 et 120 heures pour la révision complète.

Pour le propriétaire, c’est l’assurance de ne pas payer une révision inutilement ou, au contraire, de ne pas casser son moteur par manque d’anticipation. L’usage de ce type de technologies, qui permet indéniablement de simplifier la vie (et le portefeuille) du client s’avère, pour cette utilisation, particulièrement adapté tant elle permet d’analyser les entrailles de la machine selon l’utilisation qui est faite de la moto.

Si Ducati innove, le logiciel est pour le moment uniquement déployé sur sa moto tout-terrain, pour laquelle l’entretien est spécifique à ce genre de machines.

Le tout-terrain pour expérimenter l’IA avant une généralisation sur toute la gamme Ducati ?

L’IA va-t-elle devenir la norme sur nos motos ?

Déjà utilisée dans de très nombreux secteurs d’activité, de la médecine à l’industrie, l’IA pourrait donc très bientôt également se développer et se démocratiser sur nos motos. Aides à la conduite (les fameux systèmes ARAS pour Advanced Rider Assistance Systems), conduite autonome, amélioration des performances, ou ici prévision des entretiens selon l’utilisation de la machine, l’IA et ses capacités d’analyse en temps réel apportent de nouvelles solutions technologiques pour faciliter le quotidien des motards.

On attend plus qu’elle prenne elle-même rendez-vous à l’atelier pour la révision ! Pour s’y déplacer, il faudra tout de même encore bel et bien un humain à son guidon. Nous voilà rassurés sur notre rôle. Pour un temps au moins.

L’idée de l’intégration de l’IA sur les motos n’est pas nouvelle. En 2016, Kawasaki étudiait déjà la possibilité d’une IA permettant à un système d’analyser l’état émotionnel du pilote simplement grâce à sa voix et ainsi de permettre à la moto de s’adapter à son pilote : « Kawasaki est convaincu du fait que les motos sont bien plus qu’un simple outil permettant de se déplacer d’un point à un autre ; elles doivent être faciles à contrôler et génératrices de plaisir pour le pilote. Portant cette philosophie vers un niveau supérieur, Kawasaki commence à travailler sur de nouvelles motos qui, via une IA, posséderont des traits de caractère et une personnalité individuelle. » Une technologie que l’on attend toujours sur une moto de la marque.

Si l’IA ne remplace pas (encore) le pilote, on peut aujourd’hui la voir comme un copilote invisible qui veille sur la santé mécanique de la moto et celle physique du motard. Son développement pourrait toutefois s’accélérer avec celui des motos électriques. Des modèles bourrés d’électronique et qui se trouvent particulièrement adaptés à l’intelligence artificielle, que ce soit pour la gestion des batteries comme du moteur.

On n’a assurément pas fini d’en entendre parler.

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