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Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...

Dans Moto / Equipement

Alexandre Hubner-Loriol

Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...

Présenté au dernier salon de Milan le Speed-R est, selon Shark "l'enfant terrible" de sa gamme. Spécialement développé pour des machines non carénées, le heaume sport/routier tire parti de toutes les compétences du squale… c'est ce que nous avons vérifié sur 4 mois. Verdict


Le Speed-R est un peu un mélange des genres mixant, suivant les dires du fabricant, les atouts de ses deux grands frères : l'excellent Race-R Pro (en test ici) et le Vision-R. Du premier il reprend l'esthétique racing et l'écran principal tandis que le second a inspiré ses concepteurs pour le rendre plus civilisé avec notamment l'arrivée d'un double écran solaire et d'une bavette digne de ce nom. Bref il est le casque pseudo idéal si on croit le pitch. Il est vrai que de prime abord l'intégral a de quoi séduire, avec ses lignes tendues et ses galbes plutôt sportifs, à la limite agressifs. Un brin rétro dans nos couleurs d'essai, le couvre-chef plait.


UNE FINITION QUI AURAIT MÉRITÉ MIEUX


Si l'intégration des spoilers et la peinture de guerre « Sauer » de notre casque d'essai ne souffrent aucune critique il n'en est pas de même de l'assemblage des différents caoutchoucs qui ont tendance à faire leur vie en se désolidarisant de la coque après 3 mois et demi de service et quelques milliers de bornes.


Nous répertorions donc une faiblesse de la colle tant au niveau du joint d'écran que du déflecteur/ stabilisateur au niveau de la nuque. Apparemment il s'agirait d'un cas isolé si l'on en croit les dires des différents points de vente qui actuellement n'ont pas eu de retour à ce niveau.


Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...


En y regardant le plus près on regrettera aussi le joint d'embase coupé quelque millimètres trop court qui aurait mérité une meilleure finition… Le poids aussi est critiquable avec un bon 1617 grammes recensés sur notre balance. C'est lourd pour une taille S même pour un heaume équipé d'un double écran solaire.


Le tableau n'est pour autant pas aussi noir qu'il y paraît. En effet le manufacturier marseillais a soigné l'intérieur de sa nouveauté 2012 avec un ensemble de garnitures très agréables au quotidien. Doux, le tissu retenu fait merveille et n'a nullement besoin d'adaptation pour se faire à la morphologie du motard, qu'il soit à lunettes ou non, avec la présence d'un système Easy Fit convainquant.


Shark n'a pas fait la même erreur que lors de la sortie du Vision-R (pour relire l'article c'est ici) est équipe le « bad boy » d'un déflecteur de cou suffisamment profond pour être efficace.


FAISONS MIEUX CONNAISSANCE


Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...


Une fois en route le confort interne reste toujours aussi agréable avec un dégagement suffisant au niveau des oreilles, qui ne souffriront pas particulièrement du bruit.


Avec une insonorisation tout à fait respectable (pour cette gamme), le Speed-R peut compter sur sa bavette inférieure qui prend son rôle au sérieux, tant côté bruit que remontée d'air et ce quelle que soit votre vitesse de croisière.


Ce sérieux ne se retrouvera pas au niveau des prises d'air pourtant généreuses côté volume.


Après avoir peiner pour trouver le bouton supérieur on sera déçu par l'absence d'efficacité. Reproche que l'on fera aussi au niveau de la mentonnière avec une prise d'air qui n'arrivera pas à désembuer l'écran interne solaire lors des roulages frisquets du matin.


Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...


Pourtant la protection solaire est bien faite. Suffisamment plongeante, assez fumée, elle ne vous décevra pas et empêchera le soleil de vous faire de l'œil si toutefois vous arrivez à manipuler le curseur latéral beaucoup trop dur !


L'ÉPREUVE DE LA ROUTE


Du fait de son poids conséquent le casque sera fatigant après une journée complète passé au guidon d'un roadster dépourvu de tout carénage, un peu comme pourrait l'être un modulable.


D'un caractère qui a tendance à engager lors des mouvements latéraux de la tête, le Shark n'est pas un modèle de bonne tenue une fois arrivé à 120 km/h mais le deviendra rapidement si vous roulez sur une machine équipée d'un coupe-vent ou d'une bulle, si petite soit-elle.


Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...


On regrettera une jugulaire trop longue et trop rigide au bouton de maintien trop proche des joues, pénalisant son fonctionnement. Mais le français peut compter sur de vrais points positifs pour faire oublier ses faux pas, comme un écran principal irréprochable, une bonne étanchéité à l'eau et à l'air ainsi qu'un généreux champ de vision qui en fera pâlir plus d'un, ainsi qu'un intérieur bien réalisé et surtout très accueillant !


UN BILAN EN DEMI-TEINTE


Il faut bien avouer que ce Speed-R me laisse quelque peu sur ma faim. Outre les problèmes de colle dus sans doute à un manque de chance, la nouveauté a du mal à faire ressortir ses points forts pourtant bien présents.


Capable de douceur et d'un bon niveau de confort du fait d'une garniture interne de qualité, ce Shark offre un agréable champ de vision qui convaincra tant sur route que sur piste. Si on y ajoute un esthétique très réussi et un écran principal hors de tout soupçon, le casque en fibre fait carton plein mais hélas le poids trop élevé fait immédiatement descendre sa côte de séduction. En plus d'un curseur d'écran solaire interne beaucoup trop dur et un poids fatiguant sur du long terme sur moto naked, le frenchy se montre inefficace côté ventilation tant lors des manipulations que du débit…


Essai Shark Speed-R: "l'enfant terrible"... est en surpoids...


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