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Fiasco des 80 km/h sur les routes françaises, un échec qui coûte cher pour un bilan nul !

Dans Moto / Pratique

Olivier Cottrel

On y est. Huit ans après la mesure choc d’Édouard Philippe, d’abaisser la vitesse maximale sur les routes de France de 90 km/h à 80 km/h, le bilan est catastrophique, tant sur le plan humain, avec une stagnation de la mortalité routière que financier avec des dizaines de millions dépensés. Pour rien.

Fiasco des 80 km/h sur les routes françaises, un échec qui coûte cher pour un bilan nul !

Et de 52 !

L’Eure est devenu il y a quelques jours le 52ème département français à abandonner la limitation de vitesse à 80 km/h. Les services techniques ont remplacé les panneaux sur tout le réseau départemental, marquant le grand retour des panneaux 90 sur le bord des routes.

Imposée par Edouard Philippe, Premier ministre en poste en 2018, la mesure a fait long feu. L’objectif d’améliorer la sécurité routière est clairement un échec. Huit départements ont même rebasculé l’ensemble de leurs routes départementales à 90 km/h : l’Allier, l’Ardèche, l’Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Creuse, l’Eure et le Puy-de-Dôme. Pour l’instant.

Largement contestée, la mesure a toujours été très peu appréciée des automobilistes et des motards, avant d’être remise en cause à peine plus d’un an plus tard. Depuis la loi d’orientation des mobilités (LOM), adoptée fin décembre 2019, les départements peuvent en effet décider de rehausser la vitesse à 90 km/h sur certaines portions. En conséquence, les routes départementales peuvent être aujourd’hui limitées à 70, 80 ou 90 km/h avec des changements successifs sur un même axe.

Résultat, dans certains départements on doit passer plus de temps les yeux rivés sur le compteur de vitesse que sur la route…

Une mesure inefficace payée plein pot par les Français

En 2018, le financement du remplacement des panneaux concernés par la mesure, pris en charge par l’État, avait été estimé à un montant « compris entre 5 et 10 millions d’euros », selon le ministère de l’Intérieur. Ce budget aurait sans doute été plus utile s’il avait été consacré à d’autres dépenses en vue de réaliser des mesures plus concrètes en faveur de l’amélioration des usagers de la route, notamment des plus vulnérables.

Dans l’Eure, la marche arrière et le retour des panneaux 90 coûtent par exemple plus de 200 000 euros au département. Président du Département de la Corrèze, Pascal Coste se veut même revendicatif : « Cela a été une véritable erreur ! J’en voudrais toute ma vie à Édouard Philippe de cette intransigeance ! »

Car sur le plan humain et de la sécurité routière, la mesure affiche aussi un violent constat d’échec. Alors même que c’était le principal, et souvent le seul, argument avancé en faveur de celle-ci par les autorités compétentes.

3 488 personnes sont décédées sur les routes de France (métropole et outre-mer) en 2018, 3 498 personnes en 2019, 2 780 personnes en 2020 (un chiffre exceptionnel lié à la pandémie de Covid), 3 219 personnes en 2021, 3 550 personnes en 2022, 3 398 personnes en 2023, 3 432 personnes en 2024 et 3 513 personnes en 2025 selon un bilan encore provisoire (chiffres de l’Observatoire National de la Sécurité Routière).

La tendance est même inquiétante puisque janvier lance l’année 2026 d’une bien mauvaise façon.

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