
Carmelo Ezpeleta a dû être heureux de son passage dans la Sarthe. Par trois fois il a en effet entendu l'hymne espagnole résonner sur le tracé du Bugatti annexé par les Conquistadors.

Carmelo Ezpeleta a dû être heureux de son passage dans la Sarthe. Par trois fois il a en effet entendu l'hymne espagnole résonner sur le tracé du Bugatti annexé par les Conquistadors.

Nouvelle course anonyme pour un Mike Di Meglio qui a dû mal à exister dans ce nouveau peloton du Moto 2. Pourtant, l'heure de prendre ses marques a sonné puisque des gars comme Lüthi en Espagne ou encore Corsi et Iannone au Mans, ont démontré que ces motos pouvaient être cernées, même après avoir été élevés aux deux temps.

En six participations au Grand Prix de France, il n'a jamais vu l'arrivée et cette année, il espérait bien conjurer le sort avec, pourquoi pas, une victoire. Un meilleur chrono dans la première séance libre, une bonne qualification, tout était réuni pour une Marseillaise version Moto 2 en plein soleil.

Quatre pilotes engagés dans deux catégories, le tout dans un Grand Prix au label de l'investisseur titre organisé sur le sol national et au final, trois abandons, le survivant étant classé à l'avant dernière place de la discipline majeure. Le Grand Prix de France a relevé du cauchemar pour l'équipe Tech3 qui quitte le Bugatti assommée.

Toni Elias a réussi un joli coup dans la Sarthe à l'occasion d'un Grand Prix de France Moto 2 particulièrement meurtrier. En dominant le tracé du Bugatti devant un Julian Simon revigoré par son changement de châssis et un Simone Corsi revenu des abîmes, il a pris la tête du championnat.

Les vaincus de la qualification se sont rassurés lors de la séance de réchauffement préliminaire à la course de ce début d'après-midi. Toni Elias s'est ainsi approprié le meilleur chrono devant son ancien équipier de chez Gresini en Moto GP Alex De Angelis.

La position de pointe aurait été la cerise sur la gâteau pour les Français de Tech3. Mais ils devront se contenter d'une prometteuse première ligne que leur a offert cet après-midi Yuki Takahashi.

Cela devait arriver un jour et c'est en France que cela s'est passé. Par ses caractéristiques, le Moto 2 avait invité les pilotes des autres catégories de la vitesse moto à venir bousculer la hiérarchie des Grands Prix. Une opportunité que beaucoup ont saisi, mieux habitués aux 600 quatre temps, et ils ont démontré leurs bonnes dispositions durant les tests hivernaux.

Dans un peloton où vingt sept pilotes sont capables de se tenir dans la même seconde, la hiérarchie n'a de cesse d'évoluer, si ce n'est même, d'être chamboulée. Pourtant, depuis l'entame de cette première saison d'un spectaculaire et fourni Moto 2, il est quelques valeurs sûres que l'on retrouve à chaque fois en haut de la feuille des temps.

La première journée du Grand Prix de France se sera conclue du point de vue du chronomètre avec une satisfaction française. Jules Cluzel nous a mis le feu pour le reste du week-end en s'appropriant la séance toujours extrêmement serrée du Moto 2.
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