
Après l'Italie, c'est au tour du Grand-Duché du Luxembourg de se mettre en conformité avec la directive européenne 2015/413 qui met en place les échanges transfrontaliers des informations concernant les infractions routières avec la France.

Après l'Italie, c'est au tour du Grand-Duché du Luxembourg de se mettre en conformité avec la directive européenne 2015/413 qui met en place les échanges transfrontaliers des informations concernant les infractions routières avec la France.

C'est la belle initiative de ce début d'année. Un vœu qui, malgré la période propice à leur propagation, risque d'être pieux. Mais le fait est là. Un sénateur pique une grosse colère contre une répression routière qu'il compare lui-même à de la fiscalité indirecte.

La nouvelle arrivera probablement comme un soulagement pour les frontaliers qui partagent la route avec les Italiens, qui ne sont pas toujours des exemples de bonne conduite. Comme pas mal de voisins européens, l'impunité en cas d'infraction fait encore légion et il n'est pas rare de voir un véhicule immatriculé à l'étranger passer comme une trombe devant les radars automatiques par exemple.

L'utilisation des drones avait été évoquée lors de la sortie de la réunion du comité interministériel de sécurité routière (CISR) par Manuel Valls le 2 octobre dernier. Cette décision se noyait au milieu des 22 autres mesures de répression et de prévention.

Dans le même cadre de la simplification administrative, il est désormais possible de contester une contravention par le biais d'internet. Mais attention, il ne s'agit que pour le cas des infractions relevées par les radars automatiques.

« Votre voiture a été flashée, vous avez un doute, et vous souhaiteriez consulter la photo. En théorie, à partir de ce samedi 7 novembre 2015, vous êtes en droit de pouvoir faire votre demande par mail et l'administration doit être en mesure de pouvoir vous répondre de manière dématérialisée… Et en pratique, qu'en est-il ?

La logique des hommes politiques est parfois difficile à suivre. Nicolas Sarkozy est l'un de ceux-là. Dans une sortie regrettant la déliquescence de l'autorité de l'Etat, il a juré vouloir la restaurer en privatisant certaines de ses fonctions.

Pour la sécurité routière, en dehors du radar point de salut. Alors que les défauts de permis font florès, que la conduite addictive atteint des sommets et que la somnolence n'est pas pour rien dans la mortalité routière, nos dirigeants, plutôt que de réfléchir sur des contrôles humains, multiplient les opportunités des sanctions automatiques.

Ne pas avoir de plaque d'immatriculation à l'avant sur une moto ou un scooter ne signifie pas forcément l'impunité sur un radar qui flashe par l'avant. Ce scootériste vient de l'apprendre à ses dépens. Résidant en corse, il s'est amusé à déclencher le radar 68 fois. Il vient d'être condamné à 31 150 euros d'amende.

Cela fait partie du plan de sécurité routière du 26 janvier dernier, Bernard Cazeneuve, la mise en route des radars équipés de la fonctionnalité « Double-sens ». C'est dons 111 radars en France qui peuvent le faire. La promesse du gouvernement de ne pas rajouter de radars sur la route est toujours tenue.
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