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À quand le Superéthanol pour les deux-roues ? Les motards s’impatientent et veulent être logés à la même enseigne que les automobilistes

Dans Moto / Pratique

Olivier Cottrel

Alors que la transition écologique se fait à marche forcée pour l’automobile, on interdit encore aux 4,4 millions de deux-roues motorisés immatriculés en France d’utiliser légalement un boîtier de conversion Superéthanol-E85. Un collectif de poids, mené par la FFMC et Bioéthanol France, vient de taper du poing sur la table pour demander l’homologation des boîtiers de conversion pour les deux-roues. Une promesse faite par le Gouvernement en 2023 qu’il est grand temps de tenir.

À quand le Superéthanol pour les deux-roues ? Les motards s’impatientent et veulent être logés à la même enseigne que les automobilistes
PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Alors que la conversion E85 est encadrée légalement pour les automobilistes depuis 2017, les motards restent à ce jour encore exclus de ce dispositif écologique et économique.

Depuis 2023, le gouvernement promet de corriger cette anomalie. Trois ans plus tard, rien n’a bougé.

Il est donc temps que les choses se concrétisent, a fortiori dans un moment où le monde est secoué par des conflits qui peuvent faire grimper le prix du pétrole.

Dès lors, la FFMC, Bioéthanol France, le producteur Green Systems Automotives et les distributeurs Thorn Bike et Green Force appellent conjointement la Ministre la Ministre de la Transition écologique à autoriser l’homologation des boîtiers de conversion.

Comme le précise la FFMC : « sur un deux-roues, l’hybridation est compliquée par le manque de place, et l’autonomie est insuffisante en électrique. Les utilisateurs de deux-roues motorisés souhaitent pouvoir utiliser l’E85 et ainsi bénéficier d’une alternative aux motorisations essence et électrique, accessible, moins polluante et moins chère. »

Une solution d’avenir pour rouler français

À quand le Superéthanol pour les deux-roues ? Les motards s’impatientent et veulent être logés à la même enseigne que les automobilistes

Le plus frustrant dans cette histoire, c’est que les solutions techniques sont là, et elles sont françaises !

« La filière française de l’alcool agricole représente plus de 12 000 emplois et 20 % de la production de l’UE en 2023. L’alcool agricole produit en France l’est quasiment à 100 % à partir de matières premières françaises : 50 % de betteraves à sucre et 50 % de céréales (blé, maïs), incluant les déchets et résidus des sucreries et amidonneries » précise l’association de défense des motards.

Et aujourd’hui l’E85 est très largement accessible pour la majorité des automobilistes, avec un prix défiant toute concurrence, à 0,73 €/litre en moyenne. Soit une économie de 45 % sur le budget carburant. Pour un gros rouleur, la différence sur l’année se compte en centaines d’euros.

Outre l’argument écologique indéniable (l’E85 réduit les émissions de particules fines jusqu’à 90 % et celles des GES de 50 % par rapport à l’essence), la question du tarif, le Superéthanol étant bien plus économique, est donc aussi primordiale dans la demande de la FFMC.

Sur circuit oui, sur la route non, pour le moment

Le paradoxe est total : on autorise la vente de boîtiers pour un usage « circuit » ou sur terrain privé (les solutions E-Flex-Fuel moto distribuées par Thorn Bike ou les boîtiers de conversion Flex fuel connectés développés par Green Systems Automotives), mais dès que vous posez vos roues sur la route, la moto n’est plus homologuée pour circuler. Un désagrément particulièrement gênant, que ce soit pour le contrôle technique comme pour des questions d’assurance.

La Ministre a ici un levier simple pour redonner du pouvoir d’achat aux motards tout en décarbonant le parc circulant. Une solution gagnant-gagnant qu’il ne reste plus qu’à rendre officiellement possible. À condition d’y mettre un peu de bonne volonté.

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