Circulation inter-files : un an après sa légalisation, quel bilan pour les motards ?
Entrée officiellement dans le Code de la route en janvier 2025 via le décret n°2025-33, la circulation inter-files (CIF) souffle sa première bougie. Si la mesure semble avoir apaisé les rapports sur le bitume, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) pointe encore de sérieuses lacunes en matière de communication.

Après des années de tests, de reports et d’incertitudes, l’article 421-11-3 est enfin venu graver dans le marbre les conditions de la pratique de l’inter-files pour les deux et trois-roues, une pratique répandue par la communauté motarde depuis des années, et qui ne bénéficiait jusqu’ici d’aucun cadre légal.
Un an plus tard, la FFMC, épaulée par la Ligue de Défense des Conducteurs, a pris le pouls des usagers. Et le résultat de cette enquête (menée auprès de 650 répondants, dont un tiers d’automobilistes) est plutôt instructif.
Premier constat : la loi a du bon. Pour deux tiers des sondés, l’instauration de ce cadre légal a permis de fluidifier les remontées de files dans les bouchons. Surtout, la légalisation semble avoir agi comme un régulateur de comportement pour les différents usagers de la route : une pratique plus disciplinée pour les motards, et une meilleure acceptation (et anticipation) de la part des automobilistes.
Selon l’enquête, seuls 2 % des usagers estiment que la situation s’est dégradée.
En clair, le partage de la route « en bonne intelligence » semble enfin sortir du domaine du vœu pieux pour devenir une réalité concrète.
Une communication sur la pratique de l’inter-files encore à revoir

Si le cadre juridique existe donc désormais, il reste malgré tout encore trop méconnu. Pour 80 % des répondants, la communication officielle a été soit insuffisante, soit pas suffisamment pertinente.
Le grief principal ? Les campagnes se sont essentiellement concentrées sur les motards… qui pratiquaient déjà la CIF depuis des lustres avant sa légalisation. Résultat, une partie des automobilistes n’est toujours pas au fait des règles précises (vitesse, zones autorisées, clignotants).
Malgré ces ratés de communication, la FFMC dresse un bilan positif de cette intégration au Code de la route, et l’explique par plusieurs raisons : l’enseignement de la pratique de l'inter-files en auto et moto-écoles, un cadre juridique est clair pour les assurances et les autorités, un meilleur partage de la route en bonne intelligence et sans opter pour la répression.
La FFMC exhorte maintenant les pouvoirs publics à relancer des campagnes de sensibilisation massives, ciblant cette fois l’ensemble des conducteurs. Parce qu’une règle connue de tous est une règle mieux respectée.











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