Clap de fin pour les ZFE, le dispositif est à un vote de la sortie de route définitive
Alors qu’elles devaient devenir la règle dans toutes les grandes agglomérations françaises, les Zones à Faible Émission (ZFE) sont en train de vivre leurs dernières heures. Mercredi, la Commission mixte paritaire (CMP) a tranché : elle propose la suppression pure et simple du dispositif. Un ultime vote le 27 janvier pourrait définitivement ranger les vignettes Crit’Air au rayon des souvenirs.

Il y a encore deux ans, les ZFE étaient présentées comme étant la solution idéale pour assainir les centres-villes des agglomérations françaises.
Mais entre la théorie législative et la réalité quotidienne des Français, le fossé s’est creusé. Mis en place par la loi LOM de 2019 et durci en 2021, le système imposait depuis le 1er janvier 2025 des restrictions dans 42 agglomérations de plus de 150 000 habitants. Un déploiement à marche forcé qui a finalement fini par braquer une large partie de l’hémicycle.
Réunie mardi soir, la Commission mixte paritaire (députés et sénateurs) n’a pas fait de détail. Par 10 voix contre 4, elle a validé la suppression des ZFE dans le cadre du projet de loi de simplification, et ce malgré quelques tentatives pour en sauver certaines, notamment Paris et Lyon.
Un point final pour les ZFE ?
Une décision qui n’est pas une surprise totale : déjà en juin 2025, une alliance hétéroclite allant du RN à la Droite Républicaine, en passant par une partie de la majorité et de LFI, avait voté la fin de l’article 15 ter. Seuls le PS et LFI (en CMP) semblent encore vouloir s’accrocher à ce calendrier.
Pour que cette suppression devienne effective, les conclusions de la CMP doivent être confirmées par un dernier vote à l’Assemblée nationale et au Sénat prévu le 27 janvier prochain. À cette date on connaîtra le sort définitif réservé au dispositif tant controversé depuis des mois.
Si le vote du 27 janvier confirme la tendance, la France deviendrait l’un des rares pays européens à faire machine arrière sur un dispositif qui, ailleurs, semble s’installer durablement. Pour les propriétaires de véhicules anciens, ce serait alors un immense ouf de soulagement, mettant fin à l’angoisse de l’exclusion urbaine.








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