
Il s'était élancé avec les deux premiers et crânement, il tenait leur rythme en début d'épreuve avec la ferme intention de tirer les marrons du feu de leur lutte fratricide.

Il s'était élancé avec les deux premiers et crânement, il tenait leur rythme en début d'épreuve avec la ferme intention de tirer les marrons du feu de leur lutte fratricide.

Si Jorge Lorenzo était légitimement heureux de sa prestation à l'issue du Grand Prix de France, il en est un autre qui, lors de la cérémonie de clôture, éprouvait une jubilation tout aussi intense que le vainqueur du jour.

Quatre pilotes engagés dans deux catégories, le tout dans un Grand Prix au label de l'investisseur titre organisé sur le sol national et au final, trois abandons, le survivant étant classé à l'avant dernière place de la discipline majeure. Le Grand Prix de France a relevé du cauchemar pour l'équipe Tech3 qui quitte le Bugatti assommée.

Seconde ligne après une bonne qualification, quatrième chrono à la séance de réchauffement, les choses se présentaient une nouvelle fois assez bien pour un Français qui pouvait briller devant son public chauffé à blanc par le chaud soleil sarthois.

Toni Elias a réussi un joli coup dans la Sarthe à l'occasion d'un Grand Prix de France Moto 2 particulièrement meurtrier. En dominant le tracé du Bugatti devant un Julian Simon revigoré par son changement de châssis et un Simone Corsi revenu des abîmes, il a pris la tête du championnat.

Les vaincus de la qualification se sont rassurés lors de la séance de réchauffement préliminaire à la course de ce début d'après-midi. Toni Elias s'est ainsi approprié le meilleur chrono devant son ancien équipier de chez Gresini en Moto GP Alex De Angelis.

La position de pointe aurait été la cerise sur la gâteau pour les Français de Tech3. Mais ils devront se contenter d'une prometteuse première ligne que leur a offert cet après-midi Yuki Takahashi.

Jusque là, il tenait la dragée haute à son équipier mais lorsque dans les dernières minutes la bataille pour la pole a été lancée, il est resté sur le quai, incapable de suivre le rythme effréné des quatre ténors.

Dans les profondeurs du classement la veille, c'est un véritable sursaut national que nous a offert aujourd'hui Randy De Puniet. Dès la première libre, la mauvaise entame de meeting devant son public a été d'un coup d'un seul effacé et l'embellie s'est poursuivie jusqu'à la qualification.

A force de clamer que le Bugatti est le terrain de jeu des Yamaha, on a presque oublié que l'auteur de la position de pointe ces deux dernières années au Mans n'est autre que Dani Pedrosa. Le pilote Honda s'est donc fait un malin plaisir de le rappeler lors de la qualification de cet après-midi, sous un soleil de plomb.
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