Panique dans le paddock MotoGP : quatre pilotes toujours sans casque homologué à quelques jours du premier GP
À quelques jours du départ de sa saison à Buriram, Thaïlande, le MotoGP ne parle pas seulement d’aérodynamique ou de moteurs 850 cc. En coulisses, une autre course contre la montre est engagée : celle de l’homologation des casques. Et le constat est surprenant : quatre pilotes n’ont toujours pas reçu le feu vert réglementaire.

Depuis le 1er janvier 2026, la Fédération Internationale de Motocyclisme a durci ses critères d’homologation. Jusqu’en 2025, deux standards coexistaient : FIM FRHPhe-01 et FIM FRHPhe-02. Désormais, seul le FRHPhe-02 est autorisé.
Ces acronymes correspondent aux protocoles de tests imposés aux fabricants : impacts linéaires, obliques, rotationnels… La FIM veut des casques plus sûrs, plus résistants, plus adaptés aux vitesses extrêmes du MotoGP moderne.
Sur le principe, difficile de contester. Dans les faits, le timing pose un problème. Trois pilotes titulaires sont directement concernés : Francesco Bagnaia (Suomy), Enea Bastianini (KYT) et Diogo Moreira (KYT). Un quatrième cas existe : Fermin Aldeguer (LS2), mais son urgence est moindre puisqu’il est blessé et sera absent à Chang.
Le problème ? Les modèles et tailles spécifiques utilisés par ces pilotes ne sont pas encore tous validés sous le nouveau standard.
Les marques Suomy, KYT et LS2 ont déjà obtenu certaines homologations… mais pas l’ensemble des configurations utilisées par leurs pilotes en course.

Essais avec des casques “adaptés”
À Sepang, les pilotes concernés ont roulé avec des versions légèrement différentes de leurs casques habituels. Ce n’est pas anodin. Le casque est un élément ultra-personnel : aérodynamique, ventilation, poids, équilibre, champ de vision… la moindre modification peut influencer les sensations à haute vitesse. À 350 km/h, un détail devient stratégique.
Officiellement, tout devrait rentrer dans l’ordre avant le premier Grand Prix en Thaïlande. Officieusement, la pression est maximale.
Les fabricants doivent : finaliser les tests FRHPhe-02, obtenir la validation officielle, livrer les modèles exacts aux pilotes, assurer la conformité pour la compétition. Et cela en quelques jours.
Personne ne conteste l’objectif : améliorer la sécurité face aux impacts rotationnels, un point crucial depuis plusieurs saisons.
Mais imposer un changement réglementaire aussi tardif, à quelques semaines du lancement du championnat, expose le paddock à une situation délicate.
Le MotoGP est censé être prêt. Les motos le sont. Les pilotes aussi. Reste à savoir si leurs casques le seront. À Buriram, on parlera de chronos… À condition que tout le monde ait le droit de prendre le départ.











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