Que deviennent nos vieilles motos ? Le recyclage des pièces de motos et scooters en fin de vie s’organise
Accidentés, rincés ou désormais simplement trop vieux pour satisfaire au contrôle technique, chaque année en France, environ 70 000 motos, scooters ou trois-roues arrivent en fin de vie. Avec un train de retard sur l’automobile, la moto se penche enfin concrètement sur le recyclage de ce type de véhicules.

Si l’automobile a structuré le recyclage des vieux véhicules depuis une vingtaine d’années, la moto accusait encore un retard abyssal jusqu’à récemment. Recycler son épave relevait du parcours du combattant. Aujourd’hui, sous l’impulsion de la loi AGEC, la filière s’organise avec des objectifs qui vont bousculer nos habitudes de consommation.
L’un des objectifs majeurs, c’est la PIEC (Pièce Issue de l’Économie Circulaire). Actuellement, moins de 2 % des réparations moto utilisent des pièces de réemploi (en général 30 à 70 % moins chères qu’une pièce neuve), contre 20 % dans l’auto. L’objectif fixé par le ministère est clair : atteindre 40 % d’ici à 2028. Contrairement aux pièces achetées sur des plateformes de particulier à particulier, une pièce issue d’un CMHU (Centre Moto Hors d’Usage) est tracée, contrôlée et garantie.
Pour de nombreux motards aux petits budgets, l’occasion garantie s’avère une solution pour éviter de mettre une moto « économiquement irréparable » à la casse pour un simple carénage ou une optique LED trop coûteuse.
Encourager les réparations avec des pièces d’occasion et organiser le recyclage des véhicules hors d’usage
Unique éco-organisme du secteur auto-moto « Recycler Mon Véhicule », qui fédère déjà 101 marques (dont Yamaha et Triumph pour la moto), a aussi pour mission d’assécher les pratiques illicites telles que les vols de pièces, les ventes sauvages sur Internet, l’absence de traçabilité, les motos démontées ou abandonnées sans aucune dépollution préalable. Les sanctions pénales peuvent désormais atteindre 375 000 € d’amende et deux ans de prison pour gestion irrégulière de déchets dangereux (les fluides, batteries et pneus d’une moto étant classés comme tels).
Pour une moto ou un scooter en fin de vie, voici la marche à suivre : trouver un centre agréé, dans le cadre de la filière REP (Responsabilité Élargie du Producteur), la reprise de votre VHU est gratuite si le véhicule est complet, et obtenir un certificat de destruction du véhicule, le seul document qui garantit l’annulation définitive de l’immatriculation en préfecture et dégage de toute responsabilité.
Depuis août 2025, l’éco-organisme gère également la fin de vie des batteries électriques. Un point crucial alors que les premiers scooters électriques de grande série arrivent massivement en fin de cycle de vie.










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