Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Les motos et scooters thermiques interdits de vente dans une grande capitale mondiale !

Dans Moto / Pratique

Olivier Cottrel

Alors que le Japon est une place forte mondiale de la production de motos et scooters thermiques, Tokyo, vient de confirmer l’interdiction pure et simple de la vente de motos neuves à essence d’ici à 2035. Une décision politique forte, mais qui interroge.

Les motos et scooters thermiques interdits de vente dans une grande capitale mondiale !

Avec des références comme Yamaha, Honda, Kawasaki, Suzuki, le Japon est une place forte de l’industrie moto mondiale.

Et pourtant, la métropole de Tokyo vient de prendre une décision radicale, interdire la vente des motos et scooters thermiques d’ici à 2035. Une mesure qui n’est pas sans rappeler celle décidée par l’Europe il y a quelques années concernant la vente des voitures thermiques, et sur laquelle nos institutions semblent aujourd’hui bien moins radicales…

Si le gouvernement japonais, lui, reste prudent, la métropole de Tokyo et ses plus de 14 millions d’habitants, a donc décidé de faire cavalier seul en imposant un calendrier plus strict que celui de l’Union Européenne (qui, pour l’instant, d’ailleurs, épargne encore les deux-roues). À Tokyo, en 2035, si vous voulez un deux-roues neuf, ce sera de l’électrique ou rien.

L’incitation financière comme principal levier pour convaincre

Le plus surprenant dans ce dossier, c’est l’aveu de l’administration métropolitaine elle-même. Tokyo reconnaît ne pas disposer de données précises sur la part réelle des motos dans la pollution globale de la ville. On sait que les transports pèsent pour 20 % des émissions de CO2, mais on ignore la part exacte du deux-roues là-dedans. On interdit d’abord, on calculera l’impact réel de cette décision plus tard.

Consciente que le marché est encore un peu immature, seulement 12 % des motos neuves vendues à Tokyo sont électriques, la ville a décidé de sortir l’artillerie lourde. En 2026, pas moins de 18 milliards de yens (environ 115 millions d’euros) seront alloués aux subventions. Un acheteur pourra toucher jusqu’à 480 000 yens (environ 3 000 €) pour l’achat d’une moto « zéro émission ».

L’objectif est clair : saturer le marché par l’incitation financière pour atteindre 35 % de ventes électriques en 2030, avant le grand saut de 2035.

Les constructeurs japonais vont devoir accélérer sur l’électrique, même à domicile

Pour le « Big Four » (Honda, Yamaha, Kawasaki, Suzuki), c’est une gifle. Ils voient d’un très mauvais œil cette « dictature du tout batterie » imposée par Tokyo, d’autant que les infrastructures de recharge et d’échange de batteries sont encore loin d’être à la hauteur des enjeux d’une mégalopole telle que la capitale japonaise.

Reste une zone d’ombre, et pas des moindres : aucune sanction n’est prévue pour l’instant contre les concessionnaires qui continueraient à vendre du thermique après 2035. L’administration botte en touche en précisant que les modalités seront « décidées ultérieurement ».

C’est la porte ouverte à un rétropédalage si, comme en Europe avec les voitures, le taux d’adoption des véhicules électriques venait à stagner.

Commentaires ()

Déposer un commentaire

 

SPONSORISE

Derniers articles moto

Articles moto les plus populaires