La Malavita : quand une Ducati devient un BMX monstrueux qui sert du whisky écossais
Trois ans de travail, une imagination sans filtre et une base Ducati poussée jusqu’à l’absurde : voilà la recette de la Malavita. Une machine impossible à classer, née pour provoquer, diviser, déranger et rappeler que dans l’univers du custom, l’audace n’est pas morte.

Derrière cette création se cache Vitaly Balamutti, fondateur de l’atelier Balamutti. Son objectif n’était pas de plaire. Il était de bousculer. Dès les premiers croquis, il savait que le projet ferait grincer des dents. Alors plutôt que de tempérer son idée, il a choisi de l’exacerber.
Le résultat ? Une moto qui ressemble à un BMX sous stéroïdes, animée par un moteur Ducati amputé d’un cylindre… et capable de servir du whisky écossais. Oui, vraiment.
À la base, il y a un moteur Ducati. Le célèbre bicylindre en L a été transformé de manière presque hérétique : un cylindre supprimé, l’autre porté à 426 cc. On se retrouve avec un monocylindre atypique, qui conserve l’ADN mécanique de la marque tout en le détournant radicalement.
Ce moteur expérimental est intégré dans un châssis minimaliste inspiré du BMX : tubes fins, lignes épurées, supports sur mesure pour maintenir l’ensemble sans casser l’esthétique brute du projet.
On n’est plus dans la préparation. On est dans la réinterprétation.

Une pièce d’orfèvrerie mécanique avec une selle de vélo vieille d’environ 70 ans
L’élément le plus spectaculaire reste sans doute la fourche avant monobras, entièrement conçue et fabriquée dans l’atelier de Balamutti, intégrant des composants Marzocchi. C’est là que le projet bascule du délire esthétique à la démonstration technique.
À l’arrière, le monobras oscillant provient d’une Ducati Hypermotard 1100, associé à un amortisseur Penske. La roue arrière vient d’une Ducati 916, chaussée de pneus Pirelli MT60, tandis que la roue avant à rayons a été dessinée par Vitaly lui-même.
Le guidon est artisanal. La selle ? Une pièce de vélo vieille d’environ 70 ans. On est dans l’hybridation totale. Et puis il y a ce que personne n’attend…
Ce qui ressemble à un réservoir d’essence, avec son bouchon apparent et son robinet sous la selle, ne contient pas de carburant. Il contient du whisky écossais. Une touche personnelle de Balamutti, amateur assumé, qui transforme sa moto en distributeur ambulant.
L’essence, elle, est cachée ailleurs : environ sept litres logés dans le volumineux échappement à double sortie sous la moto. Une solution absurde, provocatrice… mais cohérente avec la logique du projet.
La Malavita n’est pas faite pour voyager. Elle n’est pas confortable. Elle n’est même pas vraiment logique. C’est une déclaration d’indépendance roulante, une sculpture mécanique qui assume le rejet des conventions.
Dans un monde où beaucoup de customs cherchent la validation sur Instagram, celle-ci cherche le débat. À Saint-Pétersbourg, Vitaly Balamutti a prouvé une chose : quand on cesse de vouloir plaire, on commence à créer quelque chose d’unique.














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