À +50 km/h, la France sort le carton rouge : prison, casier judiciaire… et l’Europe en miroir
C’est une ligne rouge que l’État français a décidé de transformer en mur pénal. Depuis le 29 décembre 2025, dépasser la vitesse autorisée de 50 km/h ou plus n’est plus une « grosse infraction » : c’est un délit. Prison possible, amende lourde, casier judiciaire à la clé. Un tournant assumé dans la lutte contre ce que le gouvernement appelle désormais la violence routière.

Jusqu’ici, un très grand excès de vitesse relevait principalement de la contravention de 5ᵉ classe. Le pénal n’intervenait qu’en cas de récidive. Désormais, la bascule est immédiate, dès la première infraction.
Les sanctions prévues sont claires et dissuasives :
Jusqu’à 3 mois de prison
Amende pouvant atteindre 3 750 €
Inscription au casier judiciaire
Retrait automatique de 6 points
Suspension ou annulation du permis jusqu’à 3 ans
Confiscation possible du véhicule
Stage obligatoire de sensibilisation
Le message est sans ambiguïté : rouler à +50 km/h, ce n’est plus une erreur, c’est un comportement pénalement répréhensible.
Les chiffres ont pesé lourd. En 2024, plus de 63 000 conducteurs ont été contrôlés à au moins +50 km/h. Pour les autorités, ce n’est plus une dérive marginale mais un risque systémique pour la sécurité publique. La réforme s’inscrit d’ailleurs dans un ensemble plus large de mesures, dont la création de l’homicide routier, marquant une volonté politique de judiciariser davantage les comportements jugés les plus dangereux.

La France est-elle devenue la plus sévère d’Europe ? Comparaison sans filtre
France, délit pénal dès +50 km/h, prison possible, amende élevée, casier judiciaire. Ligne dure assumée, parmi les plus strictes du continent.
Allemagne, infraction administrative, même à +50 km/h, amende élevée, retrait de points, suspension du permis. Pas de prison automatique, mais des sanctions administratives sévères. Rigueur juridique… et portions d’Autobahn sans limite.
Suisse, crime pénal en cas de « délit de chauffard », jusqu’à 4 ans de prison, amende proportionnelle aux revenus, confiscation possible. C’est la plus radicale : tolérance zéro absolue, justice impitoyable.
Belgique, délit en cas d’excès majeur, amende lourde, suspension, peine de prison possible selon les circonstances. Approche intermédiaire : pénal possible, mais souvent contextualisé.
Espagne, délit pénal au-delà de seuils élevés, jusqu’à 6 mois de prison, forte amende, retrait de permis, cadre pénal clair, déjà en place depuis plusieurs années.
Avec cette réforme, la France quitte le camp des sanctions essentiellement administratives pour rejoindre celui des réponses pénales directes, aux côtés de la Suisse et de l’Espagne. Elle ne fait pas figure d’exception européenne, mais rattrape son retard sur les pays qui considèrent depuis longtemps l’excès de vitesse extrême comme un acte criminel potentiel.
Au-delà des peines, c’est un changement de philosophie : l’excès de vitesse n’est plus seulement une faute individuelle, mais un danger collectif. Le conducteur ne risque plus seulement son permis, mais son avenir judiciaire.
En clair : depuis le 29 décembre 2025, rouler à +50 km/h en France, ce n’est plus jouer avec le radar — c’est jouer avec la justice.









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