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Contrôle technique des motos et scooters : une surprenante nouvelle mesure fait son apparition en 2026

Dans Moto / Pratique

Olivier Cottrel

Dernier épisode du feuilleton « Contrôle technique » en date, un texte de loi vient d’instaurer un délai minimal de soixante secondes pour valider l’examen. Une mesure censée « sécuriser » la procédure, mais qui ressemble surtout à une nouvelle blague.

Contrôle technique des motos et scooters : une surprenante nouvelle mesure fait son apparition en 2026

Décidément, le contrôle technique des deux-roues motorisés (CT2RM) n’en finit pas de s’étoffer administrativement. Et le dernier en date à de quoi faire sourire tant il décrédibilise un peu plus encore cet examen obligatoire pour les deux-roues motorisés.

L’État vient d’instaurer un délai minimal de soixante secondes avant de valider l’examen. Selon l’arrêté du 19 décembre 2025, il est désormais formellement interdit de boucler un contrôle technique en moins de soixante secondes. « Un délai d’au moins une minute s’écoule entre la validation des opérations de contrôle et la remise du véhicule », stipule désormais noir sur blanc le texte officiel.

Pourquoi une telle mesure ? Officiellement, il s’agit d’un verrouillage informatique. Une minute de réflexion imposée à la machine pour transmettre les données au système national et rendre le procès-verbal immuable. Officieusement, on peut l’interpréter comme une parade bureaucratique qui empêche les contrôleurs « trop zélés » (ou trop complaisants ?) d’enchaîner les passages de motos sur les bancs d’examen.

Évidemment, cette nouvelle mesure a rapidement fait réagir la Fédération Française des motards en colère (FFMC) qui a également traduit cette mesure à sa façon : « Pour ceux qui n’ont pas compris, c’est pour éviter que les contrôleurs soient trop rapides. »

Une suppression du contrôle technique encore possible en France ?

Chez les politiques, la mesure est aussi saluée à sa juste valeur : « Les motards n’ont même plus besoin de démontrer l’absurdité du contrôle technique moto : l’administration s’en charge elle-même ! » a déclaré Sacha Houlié, député de la Vienne sur X (ex-Twitter), opposant de toujours à cet examen.
L’élu en a aussi profité pour rappeler que nos voisins irlandais, finlandais ou néerlandais ont su dire « non » à cette directive européenne de 2014, en misant sur des mesures de sécurité routière alternatives. Une possibilité relancée fin novembre avec une proposition venue du conseil de l’Union européenne qui envisage la révision de la directive 2014/45/EU (contrôle technique des véhicules) : « Les États membres peuvent exclure du contrôle technique périodique obligatoire les motocycles dont la cylindrée est supérieure à 125 cm3 ou dont la puissance nominale ou nette continue maximale est supérieure à 11 kW s’ils ont mis en place des mesures alternatives efficaces de sécurité routière, telles que des contrôles routiers. »

En France, si on préfère dorénavant chronométrer l’immobilité que mettre en place des mesures alternatives qui seraient sans doute plus utiles pour la sécurité des motards, cette proposition a le mérite de laisser la porte ouverte à une suppression prochaine du contrôle technique pour les deux-roues.

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