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2. Essai - Bullit V-Bob 250 : "il y a qu'les c* qui ne changent pas d'avis…"

Essai Bullit V-Bob 250

Tiens, mais c'est que ce n'est pas si désagréable que ça, ce petit engin… C'est même plutôt "coupleux", si l'on peut dire. Souple, surtout. Le bicylindre ne cogne pas. Il permet même de monter les rapports sans subir de désagrément particulier lorsque l'on roule bas dans les tours. Un comble. Mieux encore, la transmission par courroie montre déjà son bénéfice, tant en matière de souplesse d'utilisation que de silence de fonctionnement. À terme, on appréciera également l'absence d'entretien particulier. Un excellent point, donc en faveur de la V-Bob.

Évidemment, les premières accélérations ne donnent pas de quoi se relever la nuit, mais on se sent suffisamment bien au guidon, fut-il large. Le réservoir de grande capacité bien entre les jambes, il les écarte plus que de raison, tandis que l'assise ne permet pas aux plus grandes jambes de reculer suffisamment en selle pour bien placer les genoux. On se met à rouler jambes ouvertes, y compris pour une autre raison : l'asymétrie causée par la boîte à air.

Essai Bullit V-Bob 250 - statique
La classe. Alors, Thierry, il est bien ce clône sino-belge de Harley Davidson ?

Positionnée au niveau de la cuisse droite, elle gène, tandis que les pieds se retrouvent très éloignés l'un de l'autre : les platines sont largement espacées. Peu être le point le mois agréable dans un premier temps et surtout sur route. En effet, si l'on décide d'emprunter les axes rapides, la position de conduite grève d'au moins 5 km/h la vitesse de pointe… En cause ? La prise au vent et un effet manche à air important de la part des jambes du pantalon. Non de non ! En dehors du fait de se contorsionner pour placer les chaussants sur les repose-pieds passager, on ne pourra donc pas grappiller les précieuses graduations du tachymètre !

Dommage, car le vaillant petit moteur permet d'atteindre les 140 km/h compteur à fond de 5ème et dernier rapport. En 1ère, on atteint… 40 km/h sans problème, puis les alentours de 70… Ça tracte bien, tout en se montrant peu démonstratif au niveau de la poussée : l’efficacité prime. La puissance se montre donc limitée, mais pas limitante, ce que d’aucuns apprécieront. D'ailleurs, ce berlingot devient rapidement l'atout premier de la V-Bob. Certes, il faut lui tirer un peu dedans et pousser les rapports à l'approche de la rupture pour en obtenir le meilleur, surtout en montée, mais il est on ne peut plus docile, tout en grognant au travers de son échappement.

Essai Bullit V-Bob 250 - roulage
Foot presque first. La posture est spéciale, mais assez confortable. Par contre, pas du tout aérodynamique.

Une V-Bob, ça rouspète, ça pétarade, bref, ça cause dans les deux tubes d'échappement, au point de souhaiter que ça ne résonne davantage niveau boîte à air. Mais voilà, rien que pour cette sonorité, "ça fait la rue Michel", comme on dit ! Et on en redemande. Ce serait même son principal atout pour donner envie de rouler. Par contre, on ne peut s'empêcher de remarquer une coupure des gaz assez brusque au regard de la cylindrée. Un petit caractère pour cette V-Bob, donc, par ailleurs très douce, comme nous l'avons déjà dit.

Au fait, prendre de l'angle à droite demande quelques précautions : on a tôt fait de racler les carters d'habillage de la ligne sur le bitume. Et ça, c'est ballot. Il va falloir avoir le rapporteur dans l'œil, ou du moins se méfier dans les courbes serrées négociées avec enthousiasme. La plupart du temps et des rythmes, cela dit, on ne se plaint pas de la garde au sol, suffisante et entièrement exploitable.

Essai Bullit V-Bob 250 - prendre de l'angle est une formalité, mais ça frotte. Assez vite !
Scritch. Et ça farte. La classe à l'américaine au guidon du petit power cruiser. Par contre, ça frotte assez vite…

Bien en confiance avec les pneumatiques Timsun sur le sec, on n'en dira par contre pas autant sur le mouillé. Si par le passé, rouler sur des pneus chinois par temps de pluie relevait du miracle, cela relève maintenant de l'exploit personnel. Le moindre degré d'angle pris donne l'impression de glisser… et ce n'est pas qu'une impression. Sans parler des lignes blanches devenues soudainement aussi glissantes que la patinoire qu'elles évoquent de par leur couleur. Alors on serre bien gentiment les fesses et on s'en remet à la partie cycle des plus rigoureuse. Car ce sont bien là également les atouts de cette V-Bob :

- la géométrie bienveillante éliminant les mouvements parasites. On peut aborder un virage sans se poser de question, tourner assez court en ville sans jamais se retrouver déséquilibré et apprécier le sentiment de rigueur apporté par les éléments.

- la qualité de son châssis. Stabilité et agilité sont au rendez-vous. La V-Bob a beau être assez longue, pourvue de roues de 16 pouces de petite largeur, on s'en accommode avec plaisir. La mise sur l'angle est douce, tandis que l'on sait où l'on va ! Et ça, c'est bon. Très bon même.

- des suspensions très correctes et suffisamment fermes, apportant confort et précision de trajectoire appréciable. encore une fois, pas mal du tout !

Essai Bullit V-Bob 250 - moteur
Tenue de jour. Bon, c'est très habillé de plastique, le filtre à air dépasse, mais on s'y fait et c'est assez valorisant.

De même, une relative confiance s'installe dans les freins, de marque toute aussi inconnue au bataillon que le reste des éléments périphériques de l'engin. Les joies de la découverte ! Une fois encore, bonne surprise au moment de prendre le levier droit, c’est rassurant et l'ABS, certes un peu léger, ne se déclenche pas à outrance. On aurait aimé qu'il relâche moins le freinage sur les grosses contraintes, mais le couplage agit lui aussi en faveur d'une distance d'arrêt raisonnable. Sur le mouillé, une fois encore, prudence en cas de gros freinage ! Allé, une bonne paire de pneus et cette V-Bob promet de bonnes parties de plaisir.

D'autant plus que la Bullit devient très attachante au quotidien. On l'aime de plus en plus, lui pardonnant son physique pour le moins particulier pour préférer sa conversation, toujours intéressante. Elle a des choses à dire et l'on ne redoute aucun trajet à son guidon. On se prend même à envisager des étapes plus longues, permises par son autonomie de presque 400 km si l'on y va fort sur les gaz, 600 si l'on reste raisonnable. Pas mal, les 3,4 l/100 km mesurés en cycle mixte et conduite coulée, non ? 

Après une semaine passée en compagnie de la V-Bob, autant dire que je prenais plaisir à la reprendre, et même.. à la voir, gage d'une moto agréable et particulièrement attachante. Comme quoi tout peut arriver.

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Commentaires (5)

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Bonjour.

Ce n'est pas mon genre de deux-roues, je suis, à 67 ans, plutôt maxi-scooter mais je ne la trouve pas mal. Ce qui me gêne, dans la phrase « , il est bien ce clône sino-belge de Harley Davidson ? », c'est le mot sino ! J'ai des doutes sur la fiabilité ! Pour avoir, dans ma jeunesse, possédé une Jawa et une Cz, motos pas chères, je suis méfiant. Chat échaudé, craint l'eau froide ! C'est vrai que la catégorie 250 cc est délaissée par les constructeurs (pas assez de bénéfices sur les ventes!), malheureusement. On ne trouve plus que des Mach, Brixton et autres productions chinoises ! Je viens de racheter, en plus de mon maxi-scooter Kymco Xciting 400 de 2017 (mon deuxième), une Honda CL 250 S de 1983 pour des petites balades cool. Je garde mon Kymco pour les sensations ! Le problème, avec la moto, est que les pièces sont introuvables et personne ne veut me la remettre en état. Je m'en sépare à contrecœur.

Par

Chinois= bonne chance de trouver des pièces de rechange dans quelques années, c'est du jetable, japonais=fiabilité même 30 ans après les pièces sont disponibles, pour les quelques centaines d'euros "economisées" à l'achat vous serez vite déçus

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Putain les finitions font peur.... tôle emboutie à tous les étages, peinture à la bombe... ça sent la rouille à plein pif dès la première saison hivernale.

Par

Même mon MTX50 des années 80 était mieux fini.

Par

Bonjour et je partage en tout point ce que dit notre essayeur. J'en ai acheté une (2ième moto, j'ai pas de voiture) en septembre pour un usage exclusivement urbain. 550 km à ce jour et uniquement pépins électriques (témoin ABS, feu stop). Les points faibles : duo exclu, "trop" bruyante (à mon goût) , garde-boue AR totalement inefficace (purement décoratif), pneus et finition "pas japonaise". Les points apparemment forts : tout le reste comme dit dans l'article : chouette petit moulin, transmission, suspension avant ... fun (très) bon marché

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