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Essai - Bullit V-Bob 250: Mini power, mini-cruiser, maxi sympa

Dans Moto / Nouveauté

Improbable interprétation de roadster musclé customisant, entre V-Max et Harley Davidson dont le modèle comporterait le nom "Bob", la V-Bob interpelle. Tout comme son tarif : 4 399 €. Pardon ? Ce n'est pas une blague, mais un modèle de la gamme Bullit. Vous avez dit Bullit ?

Essai Bullit V-Bob

En préambule, c'est un mea culpa auquel vous allez assister. V-Bob et moi, nous étions partis d'un mauvais pied. Évidemment, il en aurait été tout autrement si j'avais d'abord connu sa sœur, la Bluroc... Cette V-Bob, je la (oui, c'est "une" moto, et la suite de l'histoire le démontre), je la trouvais parodique, avec un style indécis et un look curieux. Mal fagotée, pour tout dire, limite prétentieuse (guidon immense, leviers larges, clignos à l'américaine, habillage de pot) et véritablement peu attirante malgré ses atouts. C'étaient un mauvais jour, pluvieux ou presque, et des a priori au fondement subjectif… 

Essai Bullit V-Bob 250

Mais quand même. Rajoutons basse de fessier, longe de buste, chaussée en 16" par des godillots Timsun, marque de pneumatiques pour le moins exotique, seuls ses bras musclés (fourche inversée), sa transmission par courroie (!) et son freinage à disque (couplé et ABS au demeurant), trouvaient grâce à mes yeux sur l'instant. Ça et son regard d'ange, perçant et puissant à la fois.

Sans parler de sa voix grave et puissante passant par ses deux échappements pétaradants et sonores. Une caractéristique pour tout dire à la fois surprenante pour sa catégorie et totalement déplacée tant on attendrait autre chose au regard de son gabarit. Oui, mais, c'est une petite, vous vous en doutez, et non une grande. Quitte à singer des Harley, me disais-je alors en mon for intérieur autant pousser le concept jusqu'au bout…

Essai Bullit V-Bob 250
Essai Bullit V-Bob 250
Essai Bullit V-Bob 250 - pédale de frein

Allez, les jantes et leurs petits bâtons étaient agréables à l'œil. Pour le reste, je ne nous voyais pas faire bon ménage, notamment sur autoroute, et moins encore commencer une belle histoire. Mais comme souvent dans les comédies sentimentales, on commence par se détester, avent que les sentiments ne s'inversent.

Et assurément, V-Bob y mettait déjà du sien pour se montrer plaisante. À commencer par son assise, certes basse, avec 715 mm au garrot, mais franchement plaisante au fessier de par sa forme et son revêtement. Bien calé dans le petit dosseret, elle prenait soin de mes lombaires et moi. Je me détendais - un peu - en prenant place.

Essai Bullit V-Bob 250 - selle
Confort ! Forme et rembourrage sont parfaits pour les fessiers les plus variés. On apprécie aussi son dosseret. Conducteur ! Car côté passager, ce n'est pas la même histoire…

D'autant plus qu'il ne manquait que les charentaises (renforcées bien entendu), pour allonger un peu les jambes et les mettre relax sur des commandes aux pieds comment dire… avancées et à l'ancienne, pour ne pas dire énormes, moches et plutôt sommaires : regardez la pédale de frein… Bon, pour l'équipement luxe, on repassera, même si le support de plaque type lèche roue déporté, se montre de bonne qualité.

Par contre, le guidon quasi plat et de section centrale monumentale, se montre bien plus agréable à prendre en mains qu'il n'y paraît. Merci ! Et la commande de clignotant dissociée (une au pouce gauche, une au pouce droit), se montre même très sympa et franchement dans le style. On passera par contre sur l'ajustement de la poignée d'accélérateur sur son support (admirez le plastique qui n'est pas recouvert). Tout comme l'écrou de colonne de direction n'est pas des plus seyant. Un détail.

Essai Bullit V-Bob 250
Essai Bullit V-Bob 250 - Commodo gauche
Essai Bullit V-Bob 250 - levier de frein

 

Bon point par contre pour l'instrumentation, du moins au niveau de son sérieux et de son afficheur digital LCD, offrant une jauge à essence de type barregraph et un indicateur de rapport engagé en sus des informations essentielles de base. Bon, vu l'emplacement (sur le big réservoir de 20 litres), on ne la regarde que rarement afin de ne pas quitter la route des yeux… On ne peut pas tout avoir non plus. Même si l'on profite d'un tout petit coffre sous la selle, remettre rapidement ladite selle en place après y avoir accédé relève de l'exploit.

Essai Bullit V-Bob 250 - réservoir de 20 litres
Essai Bullit V-Bob 250 - trappe à essence
Joli. Le bouchon de réservoir est sobre et agréable à manipuler, mais pas monté sur charnière.
Essai Bullit V-Bob 250 - compteur
Sobre. Il manque des infos, mais on trouve un indicateur de vitesse et une jauge essence. Contrat rempli.

Essai Bullit V-Bob 250 - moteurProduction maison. 249 cm3, 18,4 CV à 8 500 tr/min, le bicylindre est exploité par une boîte 5 vitesses.

Mais au fait, après tout cela, sauriez-vous dire, à vue de nez, sa cylindrée ? De l'avis des personnes croisées lors de cet essai, certains disaient 125. Si l'on regarde la puissance annoncée : 13,5 kW (soit 18,4 CV), on n'en est pas loin. Il s'agit de fait d'un bicylindre en V de… 249 cm3. Celui-ci ne sera pas sans rappeler un illustre aîné ayant officié dans une non moins célèbre moto de son époque : la Yamaha Virago 250. Mis aux nomes, plus puissant qu'à l'origine (!), il offre aujourd'hui un nouveau visage. Ce paramètre posé, prenons la route, en commençant par de l'agglomération parisienne.

Le contacteur se trouve sur la colonne de direction et, fait très appréciable, il verrouille aussi la direction ! Tous les customs ne peuvent se prévaloir de ça ! Le démarrage effectué, les premiers tours de roues sont on ne peut plus rassurants et déjà, la sonorité de l'échappement participe à la conduite.

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Commentaires (4)

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Bonjour.

Ce n'est pas mon genre de deux-roues, je suis, à 67 ans, plutôt maxi-scooter mais je ne la trouve pas mal. Ce qui me gêne, dans la phrase « , il est bien ce clône sino-belge de Harley Davidson ? », c'est le mot sino ! J'ai des doutes sur la fiabilité ! Pour avoir, dans ma jeunesse, possédé une Jawa et une Cz, motos pas chères, je suis méfiant. Chat échaudé, craint l'eau froide ! C'est vrai que la catégorie 250 cc est délaissée par les constructeurs (pas assez de bénéfices sur les ventes!), malheureusement. On ne trouve plus que des Mach, Brixton et autres productions chinoises ! Je viens de racheter, en plus de mon maxi-scooter Kymco Xciting 400 de 2017 (mon deuxième), une Honda CL 250 S de 1983 pour des petites balades cool. Je garde mon Kymco pour les sensations ! Le problème, avec la moto, est que les pièces sont introuvables et personne ne veut me la remettre en état. Je m'en sépare à contrecœur.

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Chinois= bonne chance de trouver des pièces de rechange dans quelques années, c'est du jetable, japonais=fiabilité même 30 ans après les pièces sont disponibles, pour les quelques centaines d'euros "economisées" à l'achat vous serez vite déçus

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Putain les finitions font peur.... tôle emboutie à tous les étages, peinture à la bombe... ça sent la rouille à plein pif dès la première saison hivernale.

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Même mon MTX50 des années 80 était mieux fini.

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