Quand KTM a failli devenir une Harley-Davidson : l’histoire jamais vraiment racontée
Avant d’être l’un des géants européens de la moto et un acteur incontournable du MotoGP, KTM a traversé une période si incertaine qu’une incroyable proposition a failli changer le destin de la marque : une vente presque conclue à Harley-Davidson.

Dans les années 1990, KTM n’était pas encore devenue la machine industrielle que l’on connaît aujourd’hui. Après avoir repris une entreprise en difficulté, Stefan Pierer avait transformé KTM en une marque en pleine croissance. Mais à un moment de cette renaissance, une opportunité étonnante s’est présentée : Harley-Davidson, alors en plein essor et riche en liquidités, a sérieusement envisagé d’acheter KTM.
Au point que des discussions ont eu lieu entre les deux parties, avec une visite de la direction américaine à l’usine KTM en Autriche.
Les négociations ont avancé à un certain stade, mais Harley-Davidson a finalement décidé que l’investissement ne correspondait pas à ses priorités stratégiques. À la place, la marque américaine a choisi d’investir dans d’autres projets, notamment une nouvelle usine au Brésil à l’époque.
Ce choix a été déterminant. Si KTM avait été racheté à ce moment-là, le paysage du motocyclisme mondial serait tout à fait différent aujourd’hui.

KTM : Un avenir façonné par un refus
La chose la plus frappante dans cette histoire, c’est que Pierer n’a jamais considéré KTM comme une « passion figée » – du moins au début. Quand il a repris la marque en 1991, il envisageait de restructurer KTM pour la revendre avec profit, un modèle typique de turnaround entrepreneurial.
Mais la dynamique a changé. Plutôt que de vendre, Pierer est resté, a investi dans la croissance, les acquisitions et les courses, et a fait de KTM un des fabricants européens les plus ambitieux, notamment avec ses incursions en MotoGP et ses succès à Moto2 et Dakar.
En fin de compte, c’est peut-être le refus de Harley-Davidson d’acquérir KTM qui a permis à la marque orange d’exister sous sa forme actuelle — une force qui rivalise aujourd’hui avec les plus grands constructeurs mondiaux, tant sur route que sur piste de course.
Une histoire qui rappelle que les virages décisifs d’une entreprise ne se jouent pas seulement sur les résultats, mais parfois sur ceux qui ont osé — ou refusé — aller jusqu’au bout d’un accord improbable.














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