2. Que vaut la Honda Hornet 750 E-Clutch sur la route ?

C’est finalement en ville que la technologie du e-clutch prendra tout son sens sur la Hornet 750. Grâce à elle, vous pourrez évoluer dans la jungle urbaine sans jamais vous soucier de l’embrayage. Que ce soit au moment de s'arrêter ou même de redémarrer, la seule chose que vous aurez à gérer c’est le sélecteur. Mais comme on vous le disait dans la partie moteur de ce test, vous pourriez très bien rester sur les 3ᵉ et 4ᵉ rapports sur tout votre périple citadin. Redémarrer au feu rouge en 3ᵉ ? Ce n’est pas tellement conseillé si vous souhaitez préserver la durée de vie de votre embrayage, mais sachez que c’est largement faisable grâce au système e-clutch combiné au couple du dernier bicylindre Honda. On a même essayé de repartir sur des rapports supérieurs et… ça passe aussi. C’est d’ailleurs dans ces moments-là qu’on réalise tout le travail réalisé par le système, car on peut l’entendre faire patiner le moteur de manière assez subtile dans le but de ne pas griller vos disques d’embrayage au bout de trois feux rouges.
Pour le reste, la Hornet se débrouille plutôt bien en ville pour un roadster. Elle est même dans la moyenne haute de sa catégorie. Des aspects comme la selle basse ou encore un rayon de braquage honorable la rendent assez facile à manœuvrer en milieu urbain. Nous n’avons pas remarqué que le moteur émettait plus de chaleur que ça non plus. Elle réunit donc un bon nombre de critères pour en faire une moto sympa à conduire en ville. Ajoutez à cela le e-clutch et vous obtiendrez ce qu’on appelle “la cerise sur le gâteau”.
Sur autoroute : à petites doses

Impossible de nier le fait que la Hornet 750 est jouissive quand elle monte dans les tours. C’est vraiment sur les phases d’accélération qu’on apprécie faire parler le bicylindre de 755 cm3. Mais lorsqu'on reste à vitesse constante, la moto commence à devenir un peu plus lassante. Et c’est d’autant plus vrai quand on est au-dessus des 125 km/h. Le bi émet des vibrations qui ne sont pas très gênantes sur le court terme, mais si vous êtes amené à faire de longs trajets à cette allure alors, il se pourrait que la tendance s’inverse. D’ailleurs, si Honda n’a pas équipé cette nouvelle Hornet d’un régulateur de série, ça n’est peut-être pas anodin…
Précisons aussi que pour ce genre d’utilisation, certains d’entre nous commencent à aimer rouler sur des motos pas trop bruyantes. Or, on ne peut pas dire que la Hornet soit la moto d’origine la plus silencieuse. Surtout à haut régime.
Puis en termes d’aérodynamisme, autant dire que l’absence de protection n’aidera pas à rendre les grands axes plus attirants que le réseau secondaire. Donc si vous pouvez éviter les autoroutes avec cette nouvelle Honda, allez-y, ou alors, essayez de ne pas y prolonger votre route. Mais finalement ça n’a rien d’un scoop puisqu’on vous parle ici d’un roadster et par définition, cette catégorie de moto n’excelle pas trop sur ce terrain de jeu, mais plutôt sur le suivant…
Sur routes sinueuses (arsouille) : la base était déjà bonne

Nul besoin de vous acclimater à la moto pendant une longue période pour prendre la confiance à son bord. En effet, le frelon est un réel ambassadeur de la philosophie de la marque japonaise : faire des motos efficaces et faciles à prendre en main. Nous avons pu nous rendre dès les premiers virages de la campagne portugaise que la Hornet était une moto saine avec des réglages d’origine qui aurait été presque parfaite pour s’attaquer à un rallye routier. L’ensemble de suspensions est par exemple très bien calibré pour faire face aux diverses imperfections aléatoires des petites départementales de l'Algarve et pour encaisser des gros freinages. On a aimé sentir l’amortisseur se tasser, celui-ci nous donnant en quelque sorte le feu vert pour remettre la poignée dans l’angle en milieu de courbe. De l’autre côté la fourche plus ferme permet des entrées en courbes assez vives sans que la moto ne sourcille. C’est agréable et ça vous met en confiance. Cette bonne connexion au bitume est sublimée par une nouvelle monte pneumatique d’origine : des Michelin Road 6 dont nous avons pu mettre la polyvalence à rude épreuve, car cet essai s’est donc déroulé sous la pluie et des routes séchantes. Et peu importe les conditions, les pneus ont fait preuve d’une tenue de route exemplaire.

Évidemment ce nouveau bicylindre Honda contribue aussi fortement au plaisir qu’on peut éprouver au guidon de la Hornet lorsqu’on se lance dans le sinueux. Chaque remise de gaz vous donne la banane. Les sensations d’accélérations sont bel et bien présentes et la bande son rageuse du moulin ne vous incitera pas forcément à devenir plus calme. Et puisque l’e-clutch vous laisse le choix : libre à vous d’effectuer des petites relances en sortie de virage histoire de soulager (assez facilement) le train avant. Non vraiment, que du “kif” comme dirait la “gen z”(alors que la météo était plutôt aléatoire).
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