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2. Essai - Orcal Arios+ 125V-ADV : un X-ADV 125 avant l'heure

Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV

Dès les premiers tours de roues, on comprend que ce scooter urbano GT n'est pas là pour faire de la figuration. Si son gabarit demeure compact et moins volumineux que ce que l'on imagine de la part d'un X-ADV, il est aussi un peu moins volumineux qu'un Aprilia SR GT et la protection est sommaire, que ce soit au niveau des jambes, exposées aux courants d'air, ou des épaules, elles aussi bien ventilées. Pour autant, ce flux contenu est agréable par temps sec. En cas de pluie, par contre, on imagine bien le tableau. La bulle, qu'elle soit en position haute ou basse, ne permet pas réellement de s'abriter le buste ou la tête derrière, mais elle est là encore efficace lorsqu'il est question de fendre l'air et de diminuer sa pression et ses turbulences.

À propos de turbulences, justement, elles arrivent des pneumatiques et non pas de l'aérodynamique. Les pneus à crampons font sentir les pavés de gomme de manière importante lorsque l'on prend de l'angle, moins lorsque l'on est sur la bande de roulement. Plus ennuyeux : lorsqu'il pleut, l'adhérence devient floue et l'on perd tout le feeling, au moins de se poser de nombreuses questions. Dans le Sud de la France, et plus précisément du côté de Marseille, patrie de la DIP, la pluie, on ne connaît pas, mais en région parisienne, nous avons expérimenté et peiné à valider les carcasses CST.

Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV

Allé, sur le sec, elles sont correctes, tout comme le niveau de confort. Ne vous imaginez par contre pas aller faire un tour dans la gadoue, la gadoue, lagadoue. Dou, la gadoue (petite chanson de Jane Birkin, au cas où vous n'auriez pas reconnu). Éviter également le hors chemin, où le Arios+ est rapidement dépassé. Cantonnez-vous au tout chemin, et cela pourrait bien aller, mais réfrénez toute velléité de saut ou d'acrobaties : les suspensions sont faites pour la route.

Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV
Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV
Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV

Ce n'est pas qu'elles soient mauvaises, bien au contraire, ces suspensions. Nombre de scooters actuels, souvent trop ferme, pourraient même être jaloux de la qualité de filtration offerte par l'ensemble fourche/double amortisseur arrière sans rien perdre en tenue de route. Mais le débattement des combinés est insuffisant pour ne pas le faire talonner si l'on exécute un petit saut ou un passage de dos-d'âne (du nom de ceux qui les conçoivent). L'ensemble du scooter tient bon, absorbe le choc, mais il faudrait raffermir l'arrière pour s'amuser réellement et l'on perdrait l'accord entre l'avant et l'arrière. Dommage, mais pas si grave : ce "V-ADV" est un régal en agglomération et franchement sympathique sur route.

Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV

Avec sa stabilité naturelle apportée par une roue avant de 14 pouces semblant plus grande qu'annoncé, et son rayon de braquage impressionnant permettant de faire demi-tour sur une demi-route, on virevolte volontiers à bord et sans se poser de question et sans se buter les genoux dans le guidon ou le tablier, même si l'on est grand. Ample malgré son gabarit compact, le V-ASV fait tout comme un grand. D'autant plus que comme sur route, le freinage est agréable, dosable et réactif. Si le disque type pétale est sensible à l'avant (impression de cisaillement inhérente à ce type de disque), l'ABS, lui, est particulièrement discret et plutôt efficace. Du moins sur le sec.

Essai scooter Orcal Arios+ V-ADV

Le moteur s'en sort véritablement bien et constitue la bonne surprise de cet essai. S'il n'est pas démonstratif, son efficacité, ses démarrages et la constance de son effort sur toute la plage permettant d'accrocher les 118 km/h compteur forcent le respect. Au départ au feu, il est souvent premier, y compris contre des 250 ou 300 cm3. Respect. Plutôt silencieux dans son fonctionnement, vibrant très peu et faisant montre d'un répondant redoutable, y compris en montée, le monocylindre est un compagnon de route des plus agréable, puissant et surtout coupleux. Si la transmission avait été un tout petit peu plus discrète, en évitant de transmettre quelques "coups" dans le plancher, il aurait même été parfait.

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