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2. Yamaha X-Max 400 2013 : un bon rapport qualité/prix

Yamaha X-Max 400 2013 : nouvelle génération

Même si les membres de la famille X-Max se ressemblent d'un premier abord, ils ne reprennent pas du tout les même les lignes et ils possèdent chacun une personnalité propre. Ce qui est plutôt agréable quand on voit dans certaines marques du copier/coller des modèles où l'on n'arrive même plus à différencier les différentes cylindrées. Lors de la récupération, le 400 se fait plutôt discret, seules tranchent des optiques qui lui donnent un regard « agressif ». De plus le coloris gris de notre version d'essai ne fait qu'accentuer cette impression. La version blanche reste bien plus sympa à l'œil au final.


Yamaha X-Max 400 2013 : nouvelle génération


Dans son ensemble le X-Max arbore bien la signature Yamaha, c'est indéniable. On ne regrette pas du tout le côté sobre du Majesté et cette cure de jouvence est lui sied à merveille. Le travail de finition est propre, les matériaux semblent de bonne facture et nous n'avons pas constaté d'usure prématurée. Seul bémol, les cale-pieds passagers tranchent, car ils ne sont pas intégrés dans la ligne comme nous avions pu le voir sur son grand frère et la bulle de protection ne semble pas bien arrimée à la carrosserie. Les optiques avec LED sont du plus bel effet, surtout avec les clignotants intégrés et sa bulle légèrement teintée. On notera l'arrière assez volumineux qui casse cet aspect fuselé surtout du côté du pot d'échappement. Gare aux remontées de files !


La grande selle donne envie de s'y installer, mais une fois dessus et bien que la hauteur soit de 785 mm, sa largeur donne vite de l'inconfort pour les manipulations à l'arrêt et l'on se retrouve aves les jambes écartés, plutôt galère lors des arrêts. Les petites tailles n'apprécieront pas. Hormis ça, la position à bord est agréable. Beaucoup de place pour les jambes derrière le tablier, le tunnel qui est plutôt imposant ne gêne en rien le placement des pieds. Les bras reposent de manière naturelle sur le guidon et le tableau de bord est facilement accessible. Du côté pratique, on appréciera les larges rétroviseurs et la bonne vision du trafic qu'ils offrent. Mais le plus notable reste les espaces de rangement. Le coffre sous selle qui accueille largement deux casques intégraux (et il reste encore de la place) et deux vide-poches (dont un verrouillable) assez spacieux.En revanche, il ne faudra pas en avoir plein les bras pour ouvrir le coffre, les deux mains sont nécessaires entre celle qui tourne la clé et celle qui maintiendra la selle pour ne pas qu'elle se reverrouille.


Le tableau de bord propose le juste nécessaire : compte-tour, tachymètre, température extérieure et d'huile, jauge d'essence, horloge et trip. Il est lisible et agréable à l'œil.


Yamaha X-Max 400 2013 : nouvelle génération


Une fois dessus, il y a deux sentiments qui prédominent. La position est naturelle, on se sent vite à l'aise, les repères viennent très vite. En revanche, la très large selle posée sur un derrière proéminent donne aux jambes une sensation d'écartement et de hauteur pas franchement pratique pour les manœuvres à l'arrêt. Cet effet est présent simplement à l'arrêt où l'on se retrouve avec sa jambe d'appui à 45° et non perpendiculaire à la route. Les petites jambes risquent de se retrouver en difficulté. Heureusement la bonne répartition des masses facilite les manœuvres et le béquillage.


La prise en main est rapide et on attaque directement les choses sérieuses par une série de kilomètres sur voie rapide et autoroute. Et là où le X-Max se démarque par rapport à la concurrence, c'est sur la protection. Le large tablier protège parfaitement l'ensemble du corps. La bulle en fait de même, elle est suffisamment haute pour ne pas subir les brassages d'air et ne l'est pas trop pour ne pas gêner la vision du pilote. Un régal pour les intempéries et la circulation dense. Sur les portions rapides, les 31,5 chevaux manquent parfois à l'appel sur les dépassements. Le couple à haute vitesse est très doux et plutôt rassurant, mais dès que l'on a besoin d'une accélération franche, on regrette de ne pas avoir ce petit coup de pied aux fesses qui éviterait cette grosse anticipation dont on doit faire preuve, surtout passé les 120 Km/h. La circulation inter-file, en revanche, se fait sans difficulté grâce à la bonne vision des rétroviseurs et à un comportement agile. C'est un vrai bonheur sur les portions bouchées de notre capitale. Les prises d'angles sont saines, pas de mouvement parasite et l'on sait exactement où l'on met les roues, et même si la cadence augmente, la partie cycle reste imperturbable. La seule chose qui viendra perturber vos envies de prises d'angles un peu trop accentuées sera la faible garde au sol et surtout la béquille centrale qui vous rappellera à l'ordre.


Yamaha X-Max 400 2013 : nouvelle génération


Comme tous les scooters, le terrain de jeu du X-Max reste la ville et le périurbain. Contrairement à la circulation rapide, ce scooter offre un couple au démarrage tout à fait respectable et des reprises franches en bas régime. Idéal au démarrage. La circulation dans les bouchons est presque une formalité avec d'un côté un rayon de braquage ultra petit ce qui facilite le déplacement entre les voitures, mais attention de l'autre le pot d'échappement proéminant à droite (et bien au-delà du repaire des rétroviseurs) qui vous vaudra des touchettes de la part des automobilistes pensant qu'ils ont la place (c'est du vécu !) ou de la votre si vous ne vous méfiez pas un minimum. La réponse entre poignée de gaz/transmission est bonne et le fait de se sentir légèrement suspendu dans le flot de circulation est plutôt rassurant. De plus le système de freinage sort un bon feeling. Il peut autant donner une progressivité dans l'action du levier autant, le répondant peut être fort si on essore tout. On ne ressent même pas le besoin d'actionner les deux leviers de freins pour s'arrêter. Dommage que l'ABS sur ce modèle ne soit pas proposé. On croise les doigts pour que Yamaha pallie au manque.


Pour mon grand bonheur notre capitale s'est lancée dans une série de travaux, enfin comme d'habitude me direz-vous, mais là c'était comme si tous les arrondissements s'étaient passé le mot. Un bon moyen de tester les suspensions. La selle étant déjà un peu dure d'origine, j'étais un peu dans l'inquiétude quant à la bonne santé de mes lombaires. Et bien, bien mon inquiétude était justifiée quand je suis arrivée sur les premiers pavés. Autant la rigidité des suspensions du X-Max sont un atout pour les portions rapides et le ressenti en courbe, autant cela peut devenir vite un calvaire sur des routes défoncées. Il faudra prendre habitude de passer les dos d'ânes avec délicatesse si vous ne voulez pas tasser vos vertèbres et celle de votre passager ! Idem pour la descente de trottoir avec en plus un nouveau défi, ne pas le faire frotter s'il se situe un peu trop haut.


Yamaha X-Max 400 2013 : nouvelle génération


L'avis du poireau automobiliste

Il est toujours bon de prendre la température auprès de la clientèle concernée et cela tombe bien j'en avais un sous la main. Je lui ai donné les clefs du X-Max et sommé de me donner son avis de néophytes. Avis :


Yamaha X-Max 400 2013 : nouvelle génération

Ce Xmax a de la gueule, autant je n'ai pas aimé du tout rouler avec. Le coffre est le plus tordu que je n'ai jamais vu. Ok on peut y mettre deux casques intégraux (mon Shark race R pro rentre au chausse-pied) et un petit espace de rangement est dispo entre les deux mais il est peu pratique, il est impossible de mettre un pc portable un peu grand (car tout le coffre est en courbes).


Le pot à droite est gros, bas et va prendre cher dès que vous roulez au pas près d'un trottoir comme ça nous arrive souvent dans la région. Côté gauche c'est la béquille qui va rapidement frotter dans les virages dès qu'on prend un peu d'angle, sans forcer. Enfin gaffe à la descente de trottoir, la coque est parmi les plus basses que j'ai eu entre les mains et ça n'a pas loupé. Par contre la direction est stable à 80 comme nerveuse à basse vitesse, il vire court pour un gros scooter et braque vraiment beaucoup pour les manœuvres, c'est très agréable pour la catégorie.


Les suspensions dures, la selle dure, la partie passagère est trop fine et madame s'est rapidement plainte d'être secouée malgré le rythme plutôt pèpère. De plus les repose-pieds passagers look racing façon platine usinée, votre chère et tendre les verra d'un mauvais poil les dégâts que ces pavés acérés vont causer sur la semelle de ses Louboutins, de plus la forme excessivement bombée de la carrosserie à cet endroit a tendance à donner des chocs dans les chevilles de la passagère si elle porte plus facilement l'escarpin que de la botte d'enduriste..


Dernier point, plus spécifique à mon gabarit : ce scooter est trop gros et trop haut. Dans l'absolu la hauteur de la selle n'est pas très haute mais la coque et la selle sont larges comme un porte-avion et à écarter les jambes façon cow-boy on finit par ne plus être très à l'aise dès que la route est un peu bombée, grasse ou humide. Ou quand votre passagère est turbulente à l'arrêt. Je mesure 1m73 et j'estime qu'il me manquait bien plus que 10cm de jambe pour être à l'aise sur le Xmax à l'arrêt deux pieds posés à plat.



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