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3. Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : L'histoire est en route...

Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : Du Mondial Superbike à la route…

Il n'y a plus de doute, nous y sommes et le moment est venu pour nous de prendre la piste avec des motos à la mécanique réchauffée et aux gommards nettoyés. Mais avant d'y aller, une petite présentation des trois cartographies d'injection, proposées par l'Aprilia RSV-4 Factory, s'impose. D'autant plus que ca serait dommage de s'en coller une d'entrée de jeu avec le mode le plus enragé…


Un son d'outre tombe et un mode « R », pour se roder…

A l'image des machines de Max et de Shinya, la Factory fait le plein d'électronique. En effet, en plus d'une gestion des gaz «Ride by Wire», elle propose 3 cartographies d'injection sélectionnables d'un simple coup de pouce sur le commodo droit. Du plus sage au plus exclusif, vous aurez donc le choix entre le mode R (pour road), le mode S (pour Sport) et le mode T (pour Track)…


Pour se mettre en jambe et prendre la mesure de la machine, le mode «Road» est naturellement choisi puisque le plus approprié. Une fois le petit «R» affiché sur le bloc compteur, vous disposez de 140 chevaux maxi et d'une large plage d'utilisation s'étalant de 4000 trs/min à la zone rouge (14100 tours) avec une belle poussée une fois la barre des 7000 tours franchie.


Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : Du Mondial Superbike à la route…


Les premiers tours sont timides. On jauge la bête, on teste le freinage, la partie cycle et on apprivoise gentiment le mode Road qui propose de belles sensations et permet surtout au pilote en herbe (comme moi) de profiter de cette machine en version «light».


Mais tout est relatif… les envolées du V4 Aprilia sont jouissives et apportent leur lot d'émotions. Les sensations éprouvées au guidon de cet outil (on peut appeler ça comme ça…) sont magiques et jouissives. Autant que le son, rauque, distillé par l'unique silencieux qui se déleste de belles déflagrations à chaque passage du rapport inférieure. Avec un tel environnement – moto de course, circuit, 180 cv, soleil, pilotes, … - on se prend au jeu et l'on commence à hausser le rythme.


Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : Du Mondial Superbike à la route…


Naturelle et presque évidente, la RSV-4 se trouve presque facile. On prend du plaisir à freiner plus tard et plus fort, rentrer plus fort en courbe et finalement à en vouloir toujours plus. Retour au box après deux sessions de 20 minutes en mode Road. Les prochaines sessions se feront en mode S pour profiter des 180 chevaux mis à disposition par cette inédite motorisation V4…


Shinya, sors de mon corps !!!!!!!!!!

Avec mon chapeau réplica Nakano, me vient l'âme d'un pilote pro… je reprend la piste mais en mode Sport cette fois-ci histoire de sentir la sensation de chevaucher 180 étalons d'un coup, d'un seul !!


Changement d'ambiance à bord de l'arbalète de Noale. La plage d'utilisation s'est décalée de 1000 trs/min. Du coup, la Factory devient molle sous les 5000 tours et la sauce (piquante) arrive à 8000 trs/min pour ne pas arrêter de tracter jusqu'au rupteur qui coupe sèchement (c'est peu de le dire...).


Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : Du Mondial Superbike à la route…


Pour un novice de la piste comme moi, c'est le déclic. La Factory se pose naturellement sur l'angle avec beaucoup d'aisance. La compacité de la machine et sa géométrie amplifient cette impression et même les épingles se négocient sans broncher avec une facilité déconcertante. Mes slids fondent comme une glace Italienne trois boules au soleil et le cuir de la combarde, au niveau du genoux droit, commence à faire la gueule…


Une petite pause entre deux sessions et un retournement de slid plus tard me voilà d'attaque pour ma seconde prise de piste en mode «S». Les impressions enregistrées sur la première session se confirment. Elle est plus rageuse et le train avant devient sérieusement léger à l'ouverture des gaz. En même temps, avec 40 chevaux de plus sous les fesses…


Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : Du Mondial Superbike à la route…


Profitons de ce moment d'accalmie tout relatif pour causer un peu de la boite de vitesses qui se veut extractible sur cette RSV-4. On retrouve donc une nouvelle fois ses gènes de machines de course mais de route, prête à courir. Bien que non réglable, la préhension du levier d'embrayage ne pose pas de problème, au même titre que le passage des rapports au sélecteur. Le débattement est faible et le verrouillage impeccable. On regrettera juste la difficulté rencontrée pour trouver le point mort.


Un mode «T» pour les Très bons…

Les sessions s'enchainent à vitesse grand «V» et le moment de tester le mode «Track» est arrivé… On me dit à cet instant dans mon oreillette que ça va envoyer du pâté !!


Et mon oreillette ne s'était pas trompé. La RSV-4 Factory dévoile une troisième personnalité et nous montre son coté le plus expressif voire exclusif, celui qui vous renverse les tripes et vous colle les yeux au fond du casque (c'est mon Arai qui rit…).


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Dans ce mapping, le félin de Noale sort ses griffes et une bonne partie de ses crocs. En plus d'être sérieusement rageuse sur toute la plage d'utilisation, il faudra être vigilent avec la gâchette et se concentrer sur ce qu'il se passe. Les bouts de droit passent à une allure folle, les courbes vous sautent à la visière et il faut une certaine poigne pour maintenir le guidon. Ca tracte toujours et tout le temps. Il n'y a pas de doute, je ne suis pas Nakano et encore moins Biaggi… Mon nom est «Personne».


Pour engager au mieux la machine sur cette piste technique (on ne passe pas la 4 et on ne tire pas la 3 !!), vous pourrez alors compter sur une partie cycle top niveau et un freinage impressionnant.


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Sur cette Factory, c'est Ohlïns qui s'occupe de filtrer les quelques imperfections du tracé du Pôle Mécanique d'Alès. Aucune mauvaise surprise à signaler. Le train avant est vif, incisif et offre une précision chirurgicale. En plus de tout ça, il est très rassurant et le couple Pirelli/Ohlïns nous permet de charger sérieusement la machine en entrée de courbe…


Sur le premier gros freinage après la ligne droite des stands (un chouille plus de 200 à la prise de frein), ce sont les deux disques de 320 mm pincés par des mâchoires Brembo à fixations radiales qui vous permettent de prendre le droit à un petit 140. Deux doigts suffisent amplement pour vous faire décoller les fessiers de la selle et vous coller les chicots dans la bulle qui, au passage, offre une très bonne protection. Même pas besoin d'être vautré sur le réservoir pour être à l'abris…


Essai - Aprilia RSV-4 Factory 2009 (full) : Du Mondial Superbike à la route…


Pour le reste aucune mauvaise surprise. Pas d'alerte, pas de coup vicieux… cette Aprilia là, mon vieux, elle est terrible. Et ce n'est pas Johnny qui me contredira !!


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Commentaires (3)

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Par Anonyme

:bien:...

Par Anonyme

Chanceux :D

Par Anonyme

Bravo pour cet essai. super complet. Merci

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