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3. Essai Harley-Davidson Softail Deluxe: La route - La voie royale

Essai Harley-Davidson Softail Deluxe: Le retour du Roi

Essai Harley-Davidson Softail Deluxe: Le retour du Roi


330 kilos, 670 mm à la selle, 1 760 mm d'empattement, voilà les données bruts qu'il faut s'ancrer lorsque l'on commence à rouler avec ce Softail. Mais le savoir n'est pas synonyme d'obsession puisque l'ensemble se meut sans aucune difficulté dans le trafic quotidien. Champion du centre de gravité abaissé, Harley arrive à démontrer qu'une fiche technique bien appliquée aux réalités du terrain n'est pas un handicap en soi. Et finalement, ce ne sont que les commandes avancées qui devront demander un léger temps d'adaptation pour se faufiler entre les lignes.


La boite est assez virile en maniement mais le système de la double commande aide à palier ce trait de caractère qui ne détonne pas avec l'image distillée par cette machine. Le moteur, quant à lui, est très linéaire et se love dans les bas régimes pour produire un couple jouissif. Ici, pas de bras qui s'allongent à l'essorage de la poignée des gaz. On fait dans le progressif, et c'est tant mieux car on sent que le châssis n'accepterait guère d'être cravaché.


Essai Harley-Davidson Softail Deluxe: Le retour du Roi


Certes, ce dernier est d'une neutralité salutaire, mais la garde au sol rappel vite à l'offre tandis que les aspérités d'une départementale torturée par les gelées successives soulignent un ensemble suspension préférant s'exprimer sur un grand ruban. Quant au freinage, il faut toujours en prendre la mesure lorsque l'on descend d'une production nippone, mais une fois intégrée la sensibilité particulière de l'Américaine, on ne peut que lui donner quitus. Et figurez-vous que cette réplique des « fifties » est équipée de l'ABS. Une concession au progrès dont on se félicite et qui n'est signalée à aucun endroit de la bête. Ce serait, dit-on, une faute de goût.


Quant au duo, les images parlent d'elles-mêmes. Pas le moindre maintien digne de ce nom et un vulgaire pouf pour le séant. Alors que le cavalier peut profiter d'une véritable selle de cheval moelleuse à souhait, le binôme sera torturé, en prise directe avec les mouvements du pneu arrière. Un peu plus haut perché, il sera aussi l'objet des perturbation aérodynamiques qui épargnent assez bien celui qui est au guidon, malgré l'absence de protection. Bref, sur un long trajet, l'hôte se souviendra qu'il a une colonne vertébrale et se découvrira des muscles douloureux dont il ignorait jusque là seulement l'existence.


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