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2. Essai Moto Guzzi California 1400 Custom: tout en équilibre

Essai Moto Guzzi California 1400 Custom: la fierté d'une marque

Comme sa grande sœur la Touring, la première chose qui frappe sur cette nouvelle California est la rupture esthétique avec le passé. Moto Guzzi a décidé d'avancer et de rompre avec ses designs vieillots. Mais ce choix stylistique pouvait être à double tranchant. Plaire à une nouvelle clientèle au risque de perdre les plus fidèles de la marque et qui pourraient trouver le changement un peu trop radical. Mais à la grande surprise, les retours sur cette nouvelle version sont plus que positifs. Garder l'image de Moto Guzzi tout en évoluant vers les tendances actuelles.


Devant cette machine, on ne peut qu'admirer la qualité des matériaux et la mise en œuvre réussie de la ligne générale. Exit son réservoir en forme de bulle et ses allures de custom tout droit sorti des années 80. On fait un réel bond en avant avec des courbes généreuses et un ensemble très équilibré. Toute la technologie embarquée a été soigneusement cachée pour laisser l'impression d'avoir une moto qui possède juste l'essentiel. Son bicylindre en V est en partie incrusté dans le réservoir , ce qu'il lui donne un certain cachet ainsi qu'un phare pas tout à fait rond qui lui donnerait un faux air de nouveau Vmax (mais vraiment de loin !). Idem pour la partie arrière avec son pneu de 200 mm et son garde-boue où sont incrustés feux et clignotants. Contrairement à sa version Touring, cette California offre un petit côté plus muscle bike pas déplaisant.


Essai Moto Guzzi California 1400 Custom: la fierté d'une marque


Côté pratique, on notera que le tableau de bord se contente d'un simple bloc rond, mais avec tout ce dont on peut avoir besoin. Une bonne lisibilité, l'accès aux 3 différentes cartographies moteur (Tourismo, Veloce ou Pioggia), aux 3 modes de Traction control et le système de régulateur de vitesse. Complétée la farandole d'électronique avec le système ABS, et la panoplie est complète. En plus de ça on retrouve les informations habituelles comme les trips, l'autonomie, l'indicateur du rapport engagé ou encore un thermomètre extérieur et temps de roulage.


Avec ses 740 mm de hauteur de selle, la mise en place n'est qu'une formalité et ce pour n'importe quelle taille. En revanche, là où la California fait défaut, c'est dans sa manipulation à l'arrêt. Avec ses 300 kilos à sec (22 kilos de moins que la version Touring) la déplacer sans l'aide du moteur est à proscrire. Les réticents aux manœuvres galères, passez votre chemin. Heureusement que le poids est assez bien réparti et que toute la masse est vers le bas, cela soulagera votre séance de musculation improvisée. La position au guidon est agréable, les mains s'ajustent bien quoiqu'il fasse tirer sur les pouces pour atteindre les diverses commandes. Les larges plates-formes pour les pieds sont parfaitement ajustées, et le passage de vitesse peut même se faire de manière traditionnelle grâce au sélecteur de vitesse placé en hauteur.


Essai Moto Guzzi California 1400 Custom: la fierté d'une marque


Le moteur 1400 cm3, bien que totalement nouveau, à bien cette sonorité bien propre à Moto Guzzi. D'ailleurs les vibrations caractéristiques et l'effet du couple de renversement sont quasiment inexistants. Dès les premiers tours de roues, les 300 kilos s'évanouissent. La California se laisse emmener sans trop de réticence sauf sur les manœuvres à basse vitesse où il faudra un bon maintient de guidon pour éviter de le sentir tomber, mais c'est un peu le lot de tous les customs. C'est parti pour une balade dans la petite Camargue et déjà premier constat. Un moteur plein partout et un couple qui en veut. Les 12 mkg à 2750tr/min sont bien présents et c'est un plaisir de ne pas réfléchir ni aux reprises, ni même à quel rapport on se trouve. Le moteur de la California sait se montrer séducteur sur n'importe quel terrain. Et pour ceux qui voudraient rouler des kilomètres sans se fatiguer, l'installation d'un régulateur de vitesse est juste faite pour eux.


Toute comme sa sœur la Touring, la Custom s'avère facile à rouler malgré son poids. J'émettrai un bémol toute fois sur la prise en main. Il m'a fallu une bonne heure pour comprendre son train avant. Cette désagréable sensation de ne pas savoir où l'on place sa roue avant persiste. Pourtant, des customs bien plus récalcitrants m'avaient épargné cette sensation. C'est avec les kilomètres que cette California fait copain-copain et il n'est même pas nécessaire d'essorer la poignée pour prendre du plaisir. Même si elle ne rechigne jamais à jouer un peu dans les portions roulantes. Seuls les cale-pieds peuvent vous rappeler à l'ordre. Le système de freinage est réactif, progressif et il faut bien tout ça pour ralentir l'inertie de la moto. Et si cela ne suffit pas l'ABS est toujours là pour rattraper le coup. D'ailleurs l'ensemble de la partie cycle est plutôt sain. Pas de mouvement parasite des suspensions lors des freinages appuyés et le dos n'ait pas mis à rude épreuve sur les routes cabossées. Bon il ne faut pas s'attendre à ses suspensions ultra-rigides dans les virages, mais ils font correctement leur travail. Je n'ai pas eu l'occasion de voir l'antipatinage en action car même sur les rétrogradages un peu violent ou les réacélérations brusques en sorti de virage non eu raison de la tenue de route de la California.


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Par Anonyme

je roule en guzzi depuis plusieurs années, et ça ne chauffe pas les jambes, on ne resent aucune chaleur des cylindres!

Par Anonyme

A l'approche de mon demi-scièle d'existence et près de 40 années en deux roues motorisées, je pense m'offir un gros cruiser pour marquer le cap. Sans préjugés, j'ai essayé des motos aussi hétéroclites qu'une Valkyrie 1500, une Kawa VN 1700, une Road King 1600, une BMW R 1200 c et grosse surprise exposée dans un super marché : la Guzzi California dernière cuvée ! Avec un faible pour les motos à rondeurs, j'ai été séduit par l'engin sous toutes ses coutures. Ne manquait plus qu'un essai sur route afin de ressentir les vibrations de l'italienne, ce que j'ai fait ce matin même. A l'amodage, les vibrations du bi-cylindres sont impressionnantes et rappellent naturellement la référence Harley. Tout vibre, le guidon, les commodos, le pare-brise, le réservoir, la moto quoi. Cependant, à peine lancée, le moteur emprunte d'avantage ses références au flat-twin de béhème. Il est rond, coupleux, puissant tout en donnat une sonorité plus proche des V japonais que de la machine à coudre teutonne.  J'ai apprécié son poids relativement plume dans le segment et une maniabilité autrement plus véloce que le roi des routes américains. Elle est agréable et donne d'emblée le sentiment que l'on peut s'envoler pour avaler des bornes. Seuls bémols : 1- la selle plus adaptée aux formats latins qu'à mon mètre septante neuf. 2- le compteur digital un peu cheap qui, à défaut d'être beau, fourni une tonne d'indications. 3- la consommation affichée de presque 8 litres au cent sans essorer la poignées des gazs. Ceci dit, j'apprécierais les commentaires et conseils de ceux qui pratiquent cette moto, ou d'autres du même segment, afin que mon anniversaire sont couronné du choix d'une bonne compagne de route.

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