La BMW F 450 GS Sport est-elle un trail routier parfait ?
La nouvelle GS de BMW est une 450 et elle propose deux visages : l’un off road, avec la version Trophy, l’autre nettement plus routier avec la version Sport, celle que nous essayons à présent. Un trail routier pur et doux. Suffit-il de mettre le prix pour être heureux ?

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Note
de la rédaction
15,4/20
Affichée à 7 500 €, prix de base, la F 450 GS ne sort bien entendu pas à ce tarif, qui moins est celle que vous découvrez avec nous. Il s’agit ici d’une version Sport facturée « seulement » 455 €, certes, mais apportant un coloris rouge, les modes de pilotage Pro (Mode Enduro Pro, réglage du niveau de réactivité aux gaz électroniques, de l’ABS désactivable à l’arrière, anti wheeling et régulation de frein moteur), les suspensions Sport dont une belle fourche de entièrement réglables (avant et arrière), un shifter Pro actif à la montée comme à la descente et les pare-mains de taille raisonnable. Le pare-brise demeure d’origine, pour sa part, et donc relativement bas, quand bien même il est possible de le remplacer optionnellement par une version plus haute dite touring.

Légère et peu intimidante
En résulte une moto bien équipée et fort dynamique de ligne, évoquant bien évidemment la grande sœur R 1300 GS, tout en se montrant nettement moins intimidante de proportions. Bien que seulement équipée d’un bicylindre vertical de 420 cm³ et 46 kg aux carters en magnésium, étroit et compact, cette moto dispose d’une selle placée à 845 mm de haut et d’un gabarit suffisamment sérieux pour en imposer et se montrer protecteur, notamment au niveau du bas du corps. Pour autant, elle ne pèse que 178 kg en ordre de marche et se montre accessible aux gabarits modestes et petits, un conducteur d’1,80 m se retrouvant genoux pliés lorsque pieds au sol.

Univers BMW
Le guidon, de forme cintrée et plutôt relevé, est ancré bas, tout en proposant une position agréable pour les mains, lesquelles trouvent aisément les leviers de forme avenante, réglable en puissance plutôt qu’en écartement pour ce qui concerne celui de frein. Le fessier, de son côté, s’installe confortablement sur la selle conducteur, les pieds trouvent les supports Enduro et les commandes dédiées, en métal et non repliables et l’on se sent à l’aise physiquement. L’impression de qualité est présente, tandis que l’instrumentation TFT de 6,5 pouces et les commodos rappellent que l’on est bien sur une BMW : un univers complet, simple et efficace à souhait, proposant même un bouton dédié à la désactivation du contrôle de traction. Un must et pour tout dire l’interface la plus intuitive et la mieux réussie de la catégorie. On n’en attendait pas moins de la part de ce modèle.

Le menu est classique, complet, interfaçable avec un smartphone pour bénéficier d’une info divertissement assez poussé et le compteur Sport répond présent, affichant les informations de manière plus efficace encore en donnant par exemple le degré d’accélération ou de freinage, ainsi que l’angle pris à gauche comme à droite. Le compteur et le compte-tours ont la part belle également. Rappelons qu’une centrale inertielle répond présent, laquelle offre de renseigner les assistances à la traction et au freinage. Un ABS désactivable à l’arrière uniquement via les Modes de Pilotage Pro implémentés d’office sur cette version sport. De quoi configurer plus finement les paramètres de traction et de freinage.

Du Maxxis d’origine
Le package électronique est complet, tandis que le package « physique » comprend des roues à jantes aluminium de 19 pouces à l’avant et 17 pouces à l’arrière constituant un compromis théorique entre route et off road, si ce n’est que mettre des jantes aluminium dans des terrains accidentés n’est aucunement usuel. Surtout, les pneumatiques d’origine de la moto sont une première mondiale pour le manufacturier taïwanais Maxxis.

Les Maxxplore de dimensions 100/90 à l’avant et 130/80 à l’arrière sont on ne peut plus étroits mais valorisants de dessin, avec leurs pavés joliment dessinés. Certes, ils font assez routiers, et c’est le cas, mais ils répondent aux exigences du constructeur allemand et permettent donc à la marque de signer une première monte et de se mettre ainsi en avant comme fournisseur de la marque premium. Si les industriels sont gagnants/gagnants, en est-il de même pour la moto et surtout la personne se trouvant à son guidon ?
Allons voir cela.
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