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Les Norton Atlas et Atlas GT arrivent pour secouer le segment des trails de moyenne cylindrée

Dans Moto / Nouveauté

Jérôme Burgel

Pendant longtemps, Norton a vécu sur un nom. Un très grand nom. Mais un nom tout de même. Avec les nouvelles Atlas et Atlas GT, la marque britannique semble vouloir envoyer un message beaucoup plus sérieux : sa renaissance ne se fera pas uniquement dans la mémoire des passionnés, mais dans les segments les plus disputés du marché moderne. Et celui des trails de moyenne cylindrée est probablement l’un des plus impitoyables.

Les Norton Atlas et Atlas GT arrivent pour secouer le segment des trails de moyenne cylindrée

Face à Triumph, Yamaha, Honda, Suzuki, CFMoto ou KTM, Norton n’a donc pas choisi la facilité. La marque de Solihull débarque avec deux interprétations d’une même plateforme : l’Atlas, plus orientée aventure, et l’Atlas GT, davantage pensée pour la route et le grand tourisme sportif.

Richard Arnold, directeur exécutif de Norton Motorcycles, l’assume clairement : « Le nom Atlas est emblématique d'une époque où la moto était synonyme d'aventure. Nous sommes fiers de perpétuer ce riche héritage de Norton avec notre toute nouvelle gamme de motos d’aventure, résolument britanniques. »

Mais contrairement à ce que l’on pourrait craindre, Norton ne se contente pas de recycler son passé. La nouvelle Atlas repose sur un bicylindre parallèle de 585 cc à refroidissement liquide, calé à 270°, développant 70 ch à 9 300 tr/min et 57 Nm à 7 500 tr/min, le tout pour 188 kg. Des chiffres qui la placent directement au cœur du marché des trails accessibles, mais avec une ambition premium clairement affichée.

Les Norton Atlas et Atlas GT arrivent pour secouer le segment des trails de moyenne cylindrée

Une fiche technique qui surprend et un prix qui change tout

Là où Norton frappe fort, c’est sur l’équipement. La moto reçoit une centrale inertielle Bosch à six axes, un ABS sensible à l’inclinaison, un antipatinage en virage, un régulateur de vitesse en virage, cinq modes de conduite, un contrôle de cabrage et même un contrôle de dérive.

À cela s’ajoutent un shifter bidirectionnel, un écran TFT tactile de 8 pouces avec navigation intégrée, une connectivité via l’application Norton Rider et une garantie de 36 mois avec assistance routière. Pour une marque en pleine reconstruction, le niveau d’ambition est évident.

L’Atlas classique adopte une roue avant de 19 pouces, une garde au sol supérieure et une suspension à plus grand débattement pour conserver une vraie polyvalence sur routes dégradées et chemins faciles. L’Atlas GT, elle, choisit une roue avant de 17 pouces et une configuration plus routière.

Norton ne propose donc pas simplement une déclinaison esthétique. La marque cherche à couvrir deux usages différents : l’aventure légère d’un côté, le tourisme dynamique de l’autre. Sous la direction de Simon Skinner, avec l’influence de Gerry McGovern, Norton veut imposer une identité visuelle contemporaine plutôt qu’un simple style rétro.

La marque parle de modernité, d’intégration et de discipline. C’est peut-être là que se joue une partie du pari. Car sur un marché saturé de trails très techniques mais souvent visuellement interchangeables, Norton veut séduire par la personnalité. Une moto moins agressive qu’une KTM, moins institutionnelle qu’une BMW, moins utilitaire qu’une Honda. Une moto britannique, dans l’esprit comme dans la présentation.

Les Norton Atlas et Atlas GT arrivent pour secouer le segment des trails de moyenne cylindrée

Le tarif annoncé donne une autre dimension au projet. L’Atlas débute à 9 250 € dans l’Union européenne. L’Atlas Apex grimpe à 10 525 €. À ce niveau de prix, Norton ne se contente pas de jouer la carte du prestige. La marque devient presque agressive.

Car avec cet équipement, cette puissance et cette signature, l’Atlas pourrait venir troubler un segment où les références établies n’ont pas l’habitude de voir Norton arriver dans leurs rétroviseurs.

C’est peut-être la moto la plus importante du nouveau Norton. Pas parce qu’elle sera forcément la plus spectaculaire. Mais parce qu’elle quitte le terrain confortable de l’image pour entrer dans celui du volume. Une sportive exclusive peut faire rêver. Un trail de moyenne cylindrée doit convaincre. Il doit être fiable, pratique, bien placé en prix, agréable au quotidien, rassurant sur longue distance, et crédible face à des concurrents redoutables.

Avec l’Atlas, Norton affirme qu’elle peut désormais jouer ce jeu. Mais le marché croira-t-il enfin à la renaissance britannique ? Après des années de renaissances complexes, Norton signe ici son retour le plus concret et le plus ambitieux sur le marché des trails de moyenne cylindrée. L’Atlas n’est pas qu’une nouvelle moto : c’est une déclaration d’intention. La marque britannique est de retour, et elle compte bien se faire remarquer.

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