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2. Essai BMW R 1200 GS: elle remet tout à flat

Essai BMW R 1200 GS: elle se bonifie avec l'âge

Quand on découvre pour la première fois cette GS à l'arrêt, on se dit qu'elle n'a pas beaucoup évolué. Pourtant il ne faut pas se fier aux apparences.


Essai BMW R 1200 GS: elle se bonifie avec l'âge


Et c'est vrai que le style global demeure facilement reconnaissable avec le traditionnel garde-boue avant en bec de canard et ses culasses qui dépassent de chaque côté. Pourtant, à y regarder de plus près, on constate qu'il s'agit bel et bien d'une vraie nouveauté. Ainsi, première constatation, la GS affiche désormais un garde-boue ciselé qui lui donne un air plus agressif et semble vouloir vous dévorer. Une impression renforcée par les projecteurs aux formes toujours aussi originales, qui peuvent disposer pour la première fois d'un éclairage à LED mais également des écopes latérales qui dissimulent les petits radiateurs. Plus fine au niveau du réservoir, qui perd pour l'occasion quelques litres de contenance, cette nouvelle GS voit son empattement s'allonger tandis que l'échappement et le cardan changent de côté par rapport à la précédente génération.


Dès l'installation, on sent très bien qu'il est vivement conseillé de mesurer plus d'1,70 m car dans le cas contraire, il apparaît difficile de mettre pied à terre. Petits s'abstenir et ce, malgré les différents réglages en hauteur de la selle qui peut osciller entre 820 et 870 mm (voire 790 avec l'option selle basse). Le nouveau guidon oblige à avoir les bras bien écartés, une position typique des trails. Sans surprise, en raison de son gabarit mais également de son poids (près de 240 kg), les déplacements à faible allure ou à l'arrêt demandent précaution et force. Après une première prise en main quelque peu timide et impressionnante, il est temps de mettre le contact. On tourne la clé, le bicylindre s'ébroue dans une sonorité des plus viriles, particulièrement rauque. Les premiers tours de roues rassurent puisque l'impression de lourdeur ressentie dès le départ s'évapore. Bien évidemment, la GS ne se transforme pas en danseuse de ballet mais elle se révèle finalement plus légère que beaucoup de ses concurrentes, notamment la Triumph Explorer.


Essai BMW R 1200 GS: elle se bonifie avec l'âge


Bien installé et protégé grâce à la bulle réglable par l'intermédiaire d'une simple molette, on prend le temps d'observer l'instrumentation ultra-complète, comprenant notamment la température extérieure, le rapport engagé, la vitesse, la consommation moyenne, le compte-tours, etc. On regrettera simplement que le GPS obstrue légèrement la vision du compte-tours. Le commodo de droite demande un peu de pratique puisqu'il concentre de nombreuses commandes (klaxon, clignotants, warning, ESA, ASC, phares, régulateur de vitesse et contrôleur du GPS). Celui de droite est pour sa part très clair, avec seulement le démarreur, les poignées chauffantes et le bouton de changement de mode.


Essai BMW R 1200 GS: elle se bonifie avec l'âge


Il ne faut pas se fier au fait que le moteur conserve la même cylindrée (1200) que l'ancienne génération car il est entièrement inédit et fait appel pour la première fois à un mélange air/eau pour son refroidissement. L'introduction de cette nouvelle technologie s'accompagne d'autres modifications comme le passage à des flux d'air vertical ou l'intégration de la boîte de vitesses et de l'embrayage dans le carter moteur. Résultat, l'échappement migre du côté droit tandis que le cardan fait le chemin inverse. À l'usage, même si la puissance de 125 ch (en version libre) peut sembler quelque peu décevante pour un moteur de cette cylindrée, ce bicylindre tire principalement son agrément de son couple de 125 Nm, qui lui permet de répondre aisément à la moindre sollicitation de l'accélérateur Ride by wire. Suivant votre utilisation, il est possible de choisir entre 5 modes (Rain, Road, Dynamic, Enduro et Enduro Pro) qui jouent sur le contrôle de traction, l'ABS, la réponse de l'accélérateur et la suspension pilotée pour les modèles qui en sont équipés. Durant notre essai, nous nous sommes principalement servis des modes Road et Dynamic. Avec le premier, la GS fait preuve d'une grande polyvalence avec un bon confort et un dynamisme convaincant. Quand on enclenche le mode Dynamic, la GS change de visage assez radicalement, notamment au niveau de la réponse de l'accélérateur qui est beaucoup plus directe, pour ne pas dire trop car elle entraîne parfois des sursauts lors des phases d'accélérateur. L'une des autres caractéristiques de cette GS est la transmission ESA (option) qui adapte l'amortissement suivant différentes lois (soft, normal ou hard). Les passages entre les différents modes sont perceptibles et permettent vraiment de configurer la moto selon vos préférences mais également en fonction du terrain et du nombre de passagers. Résultat, la GS annihile tous les défauts de la route. Difficile de demander mieux !


Essai BMW R 1200 GS: elle se bonifie avec l'âge


Au-delà de ces innovations qui sont devenues la marque de fabrique de BMW, la GS 2013 bénéficie également d'un châssis 100 % nouveau avec des fourreaux de fourche plus fins (37 mm) et un bras oscillant plus long de 5 cm, ainsi que du Telelever et du Paralever revisités. Autant dire tout de suite que cette GS n'a rien perdu de sa superbe, bien au contraire. Sur les lignes droites, elle semble imperturbable, encore plus que l'ancienne génération. En virage, on sent tout de suite que le conducteur doit s'impliquer pour obtenir une bonne trajectoire mais je vous rassure rien de rédhibitoire pour autant, et la GS confirme son excellence tenue de route car même à un rythme élevé, elle assure un confort de roulage de tout premier plan. Le passage des rapports progresse de façon importante en se montrant facile mais précis. Le freinage qui est, pour sa part, confié à des ensembles Brembo est progressif et puissant et il est couplé désormais à un ABS de série.


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Commentaires (12)

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Par Anonyme

 Je ne suis absolument pas d'accord avec la conclusion "Face à la concurence, la GS est clairement dans les prix du segment". Il serait bien que vous fassiez vos comparaisons de prix à équipement équivalent car pour le prix d'une GS de base vous avez une concurente bien mieux équipée . Cependant je ne ne doute pas que la bavaroise est une excellente moto...mais très chère.

Par Anonyme

Plus de chevaux, OK, mais elle est trop lourde!!!!

Par Anonyme

@fahrenheit 68 : à la revente combien se négocie une GS par rapport à ses concurrentes ? Il n'y a pas photo. Le vrai prix c'est la différence entre le prix d'achat neuf et le prix de vente en occasion.

Par Anonyme

demonix: a 19000 euros combien va t elle perdre la 1ere annee ...

Par Anonyme

J'ai essayé cette "légende"... Si vous cherchez une moto un tant soit peu routière, passez déjà votre chemin. Confort bof... moto très haute, pourtant je mesure 1,88m... donc après avoir escaladé la selle, premier constat : les jambes ont peu de place sans se cogner aux blocs moteurs à plat, surtout côté droit... allez savoir pourquoi? (c'est de travers?)... après ça, la selle est dure, à revoir... ma passagère est encore plus haut perchée, et sa selle encore plus dure... quant au bruit du moteur, on dirait un moulin à café (si, si), à revoir aussi (mettre un autre pot?)... j'enclenche la première, avec un klonk des plus désagréables et des plus secs, les passages de vitesse suivants sont du même acabit, aucune souplesse... conjugué aux gaz du genre "on/off" faut y aller vraiment vraiment molo... en plus, ça c'est vrai, les 125 chevaux très coupleux poussent méchamment, passagère, accroche-toi bien ! bref faut tout le temps doser, et la boîte de vitesse type clac-clac, peu agréable, peu souple... à ce tarif-là, BMW please, mettez-nous une bonne vieille chaîne au lieu d'un cardan aussi peu agréable à l'utilisation... j'oublie encore de parler du pare-brise qui vibre, surtout à faible vitesse, ce qui fait cheap, comme tout le reste d'ailleurs sur ce modèle, essentiellement composé de plastiques... je me demande, à part le bloc moteur et les tubulures du chassis aux soudures esthétiquement discutables, ce qui est encore en métal ?? ou en chrome ?? (ah oui, peut-être le pot d'échappement chromé, à payer en option !)... et quand l'essai est terminé, l'offre de prix du vendeur vous fait tomber de votre chaise, on flirte avec les 20.000 euros avec quelques options ! En synthèse, je dirais beaucoup trop cher, ça fait le boulot sans âme, ca pousse comme sur des rails, ça vire pas mal mais rien à voir avec une routière grand confort, pour moi, on est très loin des louanges des BMWistes qui, à mon avis, pêchent grandement par subjectivité.... Encore une chose : quel concepteur allemand a-t-il étudié l'emplacement du pot d'échappement qui grève la valise droite de la moitié de son contenant? Consternant...

Par Anonyme

Je lis que bcp la trouve trop haute, et bien un trail routier, ce n'est pas un custom ! Moi qui suis de taille moyenne (1m78) je la trouve parfaite, les pieds à plat, pas trop lourde un frai vélo dès qu'on commence à rouler............ Peut être que certains ont besoin de retourner prendre quelques cours......... Le reste est super, bien sur c'est cher, mais pas plus que les autres de niveau équivalent............faut pas comparer une Dacia à une audi..........et je n'ai rien contre les Dacia. Ne pas voir que les matériaux et le niveaux technologique est supérieur à la moyenne, c'est juste un aveux d'ignorance. C'est ma 14ème moto, et deuxième BMW, et je ne suis pas déçu........

Par Anonyme

@diegovega : j'ai lu toutes tes critiques jusqu'au bout, et je me dis qu'il faut décidément de tout pour faire un monde... Le seul point sur lequel je suis d'accord avec toi, c'est que, effectivement, les cylindres sont "de travers" : ils sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre, celui de gauche étant plus avancé que celui de droite, ce qui n'est nullement gênant pour moi qui suis normalement constitué! L'ergonomie de la BM est un de ses points forts, car tout est réglable : la selle, le guidon, le pare-brise, les repose-pieds, l'écartement des leviers de frein et d'embrayage, etc etc. Seuls les courts sur pattes pourront avoir du mal à poser les pieds bien à plat... Donc, si tu mesures 1,88 m je suppose que tu as des fémurs très longs (tu te cognes contre les blocs) mais des tibias/péronés très courts puisque tu as du mal à escalader cette moto! Moi en tout cas je suis enchanté par cette bécane, à vrai dire je lui cherche encore un vrai défaut, tant elle est bluffante à tous les niveaux! Tu dis qu'elle n'a rien à voir avec une routière grand confort, eh bien moi avant la GS j'ai eu 3 RT, la 1100, la 1150 et la 1200, qui sont de sacrées références en matière de grand tourisme, j'ai fait plus de 200.000 km avec ces trois motos, j'estime que la GS est encore plus polyvalente, seule l'autonomie est moindre (20 litres au lieu de 25 ou 26), mais elle est plus sportive, plus vive, et elle permet de passer absolument partout (il y a un mois, j'étais dans les Alpes et je suis passé par le Col de Parpaillon, et j'ai fait aussi la série de cols non-asphaltés au nord de Sestriere, en venant de Susa). Ce qui est consternant, c'est un jugement aussi négatif que le tien, à mon avis tu ne dois pas avoir beaucoup d'expérience d'autres motos d'autres marques...

Par Anonyme

 La boîte à vitesse ???. Le son ??? Le reste très bien. Pour le moment

Par Anonyme

La boîte est irréprochable, et le son est très bien, quoiqu'un peu trop présent...

Par Anonyme

La GS est la reine incontestée, toutes les autres ne lui arrivent pas à la cheville, je comprends même pas qu'on fasse des comparatifs...

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