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Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus

Dans Moto / Nouveauté

30 ans les séparent et pourtant, l’Africa Twin Adventure Sport n’a jamais été aussi proche de ses racines. Routière et baroudeuse, elle nous emmène du côté de Grenade pour vérifier ses nouvelles capacités et les évolutions majeures apportées au modèle 2016. On Road, Off Road, en route !

Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus

Depuis le lancement de son Africa Twin en 2016, Honda n’a pas chômé. La marque ailée propose à présent la version ultime de de son best seller Africa Twin. Dénommée Adventure Sport, en rapport avec la XLV 650 Africa Twin de 1988, cette version « plus plus plus » et haut de gamme ne perdre rien de sa simplicité ni de son efficacité. La ligne générale évolue peu, à l’exception du réservoir de grande capacité et de la coque arrière. Plus englobante, elle est dorénavant dotée d’une trappe donnant sur un petit compartiment. Un nouveau rappel de son aînée. Niveau conception, rien ne change. Le cadre -blanc sur ce modèle- et le moteur, restent identiques à ceux découverte en Afrique du Sud il y a deux ans (lien vers essai). Honda apporte cependant de pertinentes modifications. Principalement à l’équipement de série (poignées chauffantes), à l’instrumentation, aux suspensions (course augmentée de 200 mm) et à la gestion de l’accélérateur. De quoi offrir un énorme potentiel Off Road aux possesseurs d’Africa Twin.

Désormais sans câble (Ride by Wire), la poignée de gaz à gestion électronique permet de disposer de quatre modes moteur : Tour, Urban Gravel et User. User ? Modularité et personnalisation sont deux maîtres mots de cette Adventure Sport. Chaque propriétaire peut opter pour un réglage spécifique du niveau de réponse moteur (PW / 3 niveaux), du frein moteur (EB / 3 niveaux), ainsi que de l’anti patinage (TC / 7 niveaux + Off). L’ABS, pour sa part, est désactivable « mécaniquement » et à l’arrière uniquement, au moyen d’un commutateur inséré dans la console d’instrumentation. L’Africa Twin adopte également des repose pieds Enduro décaoutchoutables repositionnés pour un meilleur confort en conduite debout.

 

Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus
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Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus

 

L’affichage digital Blanc sur fond noir, tout nouveau tout beau, est également présent sur la version standard. Voulu plus lisible au niveau de son inclinaison et de la répartition des informations -indicateur de rapport engagé excepté-, il nous est apparu trop peu contrasté pour offrir une lecture satisfaisante dans la plupart des conditions de luminosité. D’autant plus dommage, qu’il est exhaustif et permet d’accéder aux réglages et modes moteur au moyen des boutons idoines du commodo gauche… Des commandes intuitives à manipuler au pouce. La version DCT à transmission robotique et double embrayage ajoute au bloc gauche une gâchette au pouce et une à l’index. De quoi passer les rapports. Enfin, le contrôle de traction bénéficie d’une commande de réglage déportée au guidon, accessible en roulant. Une excellente solution pour agir rapidement en fonction des conditions d’utilisation. 100 % approuvé !

 Plus Haut, plus Hot !

Honda permet à son Maxi Trail d’atteindre l’excellence… et des sommets, au sens propre comme au sens figuré. Une hauteur, prise au niveau de la bulle (XX mm). Bien plus haute, elle génère de nombreuses turbulences. Culminant à 900 mm en position basse et 920 mm en position haute (!), l’assise en deux partie est devenue plate. De quoi rappeler l’aînée de 88, tout comme le porte paquets tubulaire inscrit dans la même ligne. L’arcade de selle, large, est des plus sélective. Un point bénéfique pour le confort et la maniabilité, mais néfaste pour les jambes des moins d’1,90m. En dessous de cette valeur, point de salut, il faut « déhancher » pour poser plus qu’un orteil au sol. Fort heureusement, l’Africa Twin propose un équilibre redoutable, même avec un nouveau réservoir de 24,2 litres posant davantage de poids en hauteur. Le nouvel amortissement, assez souple dans la première partie de sa course, permet également de gagner quelques précieux millimètres, tandis que les bras découvrent une nouvelle posture , plus haute et plus rapprochée du conducteur.

 

Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus
Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus

 

Appréciable au guidon, beaucoup moins lors de la poussette : une moto de 260 kilos tous pleins faits, ça en impose déjà aux petits bras… Et lorsqu’il faut en sus « négocier » avec un guidon est trèèèèès large, on souffle ! Enfin, la version Adventure Sport de l’Africa Twin propose une finition aluminium de ses flancs de radiateur. De l’aluminium que l’on retrouve en épaisseur raisonnable sur le très enveloppant et protecteur sabot moteur. Une protection complétée par d’efficaces pare flancs, prompts à accueillir les projecteurs longue portée optionnels. On regrettera uniquement la rigidité des clignotants d’origine sur le carénage avant : en cas de chute, même à l’arrêt, ils cassent leur support. Les attaches de pare-mains en ABS moulé, nous sont également apparues fragiles. Dernier point -et pas des moindres !- ayant changé sur les Africa Twin 2018 : l’échappement. En perdant du volume interne, un demi kilo et une cloison interne, le nouvel échappement offre une sonorité incroyable, révolutionnant littéralement le modèle. D’assez discrète, la voici devenue très expressive. De quoi lui apporter un regain de personnalité et des vocalises affriolantes.

 

Essai Honda Africa Twin Adventure Sports 2018 : un cran au dessus

Parfaitement équipée, la nouvelle Africa Twin Adventure Sports gagne donc sur tous les tableaux par rapport à la version de base. Le tout sans faire payer trop cher ses différences : comptez 14 999 € pour la version à boîte mécanique, et 15 999 € pour la version DCT. A noter que lors de notre essai, nous avons pu tester l’option Shifter « Up&Down » (à la montée comme à la descente des rapports). Alors, de ces deux versions de l’Adventure Sport, laquelle est la meilleure, et dans quel domaine ?

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Commentaires (3)

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Pas de régulateur de vitesse malgré un accélérateur électronique et toujours pas de pneus tubeless, alors que personne n’emmènera jamais cette moto de 260 kg dans le désert où dans la pampa. Elle était presque parfaite et aurait pu me tenter mais des pneus à chambre sur un maxi-Trail en 2018 c’est clairement rédhibitoire pour moi. Même mon VTT est en en tubeless!

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Commande passée la semaine prochaine pour la version DCT après 3 essais. J'ai craqué pour ce moteur si souple et la nouvelle sonorité de l'échappement. Je fais 1.83m et je suis à l'aise avec le siège en position haute et basse, je pose 1/3 du pied en haute, les 3/4 en position basse.

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Bonjour, j’ai autrefois possédé une Africa Twin XRV de 2002 dont j'appréciais les multiples qualités, dont une discretion sonore des plus louables, me permettant de circuler sereinement, même en ville, sans passer pour un abruti dopé aux décibels. J’ai remplacé cette merveille par une R1200GS LC qui tout en étant une excellente machine, ne m’a jamais apporté autant de satisfactions que mon ex Africa Twin. Elle m’a par contre apporté des décilbels supplémentaires et une consommation accrue de 0.5 l/100km pour le meme style de conduite. Cette 1200GS est en ce moment en dépôt vente et je songe donc à la remplacer. Ma tendance naturelle serait de revenir vers l’Africa Twin mais quand je lis dans votre essai que de discrète, elle est devenue expressive (en raison de vocalises affriolantes), cela suffit à refroidir mes ardeurs. Qu’on puisse s’extasier parcequ’une moto est bruyante alors que la technologie d’aujourd’hui permettrait de la rendre discrète me rend malade. Je suis probablement un vieux con, mais je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse prendre du plaisir à casser les oreilles de ses contemporains. Je suis motard depuis plus de 45 ans et je garde toujours le souvenir des premieres 4 cylindres japonaises que nous regardions passer dans un souffle à peine audible. Et depuis ce temps là, j’oppose toujours l’image du vrai motard discret, à celui de l’abruti hystérique qui ne respecte rien ni personne et qui nuit à l’image du motard.

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