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Enduropale : vente aux enchères : coup de froid sous le marteau : les collectionneurs ont gardé leur portefeuille au chaud

Dans Moto / Loisirs

Jean Jacques Cholot

Alors que le sable du Touquet vibrait au rythme de cette 50e édition de l’Enduropale, le Palais des Congrès accueillait ce samedi, à 17h, la traditionnelle vente aux enchères. Si quelques pépites ont trouvé preneur, l’événement a surtout été marqué par un nombre inhabituel d’invendus, témoignant d’un marché plus prudent qu’à l’accoutumée.

Enduropale : vente aux enchères : coup de froid sous le marteau : les collectionneurs ont gardé leur portefeuille au chaud

 Le silence est revenu sur les plages du Touquet. Il est temps de voir ce qu’il s’est passé lors de la vente aux enchères qui s’est tenue samedi à partir de 17 heures (pour retrouver la présentation de la vente, cliquez ici). Au programme, de nombreuses affiches (dont les bénéfices étaient reversés à des œuvres caritatives) mais également une trentaine de motos. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’euphorie est restée sur les bords du tracé pour encourager les compétiteurs engagés dans les différentes catégories…

 

Le bilan de la vente

Sur les quatre-vingt-six lots inscrits à cette vente, trente et un seront invendus. Le bilan est encore plus mauvais du côté des motos puisque sur les trente machines disponibles, dix-sept ne trouveront pas preneur. Elles ne seront que quatre à dépasser leur estimation respective. Trois seront adjugées dans la fourchette attendue quand six machines changeront quand même de main en dessous de l’estimation basse.

 

Les routières sont restées sur le bord de la route

Du côté des machines aptes à circuler sur la route, il n’y a guère que la Suzuki TS 400 Apache de 1976 qui réussira, de peu, à tirer son épingle du jeu. Estimée entre 4 000 et 4 500 euros, le marteau tombera sur l’enchère de 4 600 euros. Un 500 XT, le « gromono » de chez Yamaha, de 1979, qui attendait entre 6 000 et 6 500 euros, sera proposé à un prix de départ de 5 000 euros, puis 4 800 euros sans provoquer la moindre réaction.

Pour cette Jawa (marque qui a fait son retour sur le devant de la scène comme nous l’a annoncé Olivier ici) 350 cm3 estimée entre 4 000 et 4 500 euros, le prix de départ annoncé à 3 500 euros sera suivi timidement d’une dernière enchère à 3 600 euros. Ce sera insuffisant : invendue.

Jawa Type 360 350 cm3 1965 (lot n° 26)
Jawa Type 360 350 cm3 1965 (lot n° 26)

 

L’estimation, entre 9 000 et 10 000 euros, pour cette BMW R50/2 de 1966, nous paraissait un peu élevée, la cote de ces Série 2 ayant bien baissé ces derniers temps. Elle ne dépassera pas son prix de départ, 6 000 euros, proposé sur ordre par le commissaire-priseur : invendue.

BMW R50/2 500 cm3 1966 (lot n° 28)
BMW R50/2 500 cm3 1966 (lot n° 28)

 

Quasiment neuve (273 kilomètres), cette Kawasaki 750 H2 attendait entre 14 000 et 16 000 euros. Le prix de départ, à 14 000 euros, ne tentera personne : refusée faute d’enchère.

Kawasaki H2 750 cm3 1972 (lot n° 40)
Kawasaki H2 750 cm3 1972 (lot n° 40)

 

Celui qui s’en sort le mieux, c’est ce Solex électrique estimé entre 500 et 600 euros. Avec des batteries changées récemment pour un montant quasiment identique à l’estimation basse, le prix de départ 500 euros s’envole pour aboutir à une adjudication contre la somme de 900 euros.

Solex E-Solex 2007 (lot n° 39)
Solex E-Solex 2007 (lot n° 39)

Et les machines de tout-terrain dans tout ça ? Verdict page suivante.

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