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Essai Kymco X-Citing 400i S - Made in techno

Dans Moto / Nouveauté

Un restylage, de la geekerie*, une claque sur les fesses et c’est reparti pour un tour. Assortissez le tout d’un prix de lancement à 5 999 €, voici le nouveau X-Citing 400i S !*geekerie : high tech hautement dispensable, mais tellement valorisant que l’on joue volontiers avec les boutons. Le geek aime les boutons

Essai Kymco X-Citing 400i S - Made in techno

On le sait, l’esthétique fait vendre. Et pour ce qui concerne le X-Citing 400i S mod. 2018, les designers ont fait mouche. Sportive, agressive et classieuse, la ligne est très agréablement servie par des coloris mat du meilleur effet. Une peinture plutôt résistante et facile à nettoyer pour ne rien gâter. En tout cas, de quoi faire ressortir les arrêtes de la proue et des flancs, jouer avec la lumière ambiante, et surtout de quoi inscrire la nouveauté 2018 dans une totale modernité. 

Essai Kymco X-Citing 400i S - Made in techno

Séduisant, le X-Citing 400i S l’est en diable. D’autant que les matériaux utilisés donnent satisfaction, et que la qualité de finition est au rendez-vous. En deçà de ce que l’on retrouve sur un scooter d’origine japonaise, mais chez Kymco, on se rattrape par ailleurs. Les Taïwanais ont sacrément bien travaillé ces dernières années en matière de présentation et d’agrément. Pour autant, ils conservent leur volonté d’en mettre plein la vue et d’en faire toujours plus sur leurs scooters. Surenchère et redondance assurées !

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Si à présent les boutons divers sont parfaitement intégrés aux commodos, on sent bien que les ingénieurs maison ont réfléchi au moyen de faire cossu avec du simple et de l’éprouvé. En découle un aspect très « mécanique » du scooter, à commencer par la profusion de boutons et de commutateurs. Celui de clignotant, par exemple. Rétif et doté d’une partie centrale minuscule à enfoncer pour le stopper, il actionne surtout un relais des plus sonore et anachronique. On croirait chevaucher… une horloge comtoise. Ambiance. A contrario, lorsque les feux de détresse s’actionnent, c’est-à-dire très souvent et 99 % du temps de manière involontaire (on s’accroche dans le commutateur de démarrage), silence absolu… Curieux, non ? On continue.

Un bouton électrique ouvre le coffre sous la selle depuis le commodo gauche. Il seconde ainsi l’ouverture traditionnelle et mécanique au contacteur. Un contacteur pouvant toujours être masqué au moyen d’une petite trappe métallique, actionnée par le bouton situé juste au dessus. Un « plot » minuscule et jaune cette fois-ci. Il faudra utiliser l’empreinte de la clef de contact pour l’ouvrir à nouveau. Un classique chez Kymco, on ne se refait pas !

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A propos du coffre. Éclairé, seule la partie conducteur se relève. Certes montée sur vérin central, certes verrouillant sur deux points, certes la malle est assez profonde, mais on ne peut pas y rentrer de manière évidente un casque intégral. Ça coince... Un point déjà noté négativement sur le modèle précédent et non corrigé sur celui-ci (et reprenant la même base). On ne peut pas tout avoir. Alors on se console avec le reste. Et il y a de quoi faire.

Toujours concernant le contact, le verrouillage de la direction ferme électriquement les serrures des deux vide-poches. De bonne taille, ils sont situés de chaque côté du guidon. Celui de gauche renferme même une prise USB pour recharger un portable. Dommage qu’il fasse encore plastique et ne semble donc pas très protecteur pour son contenu : un smartphone par exemple. Explications. 

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Kymco joue la carte du scooter connecté et le fait de manière très intelligente : avec l’application propriétaire Noodoe, apparue sur le Kymco AK 550. D’origine, le X-Citing 400i S est ainsi capable de se connecter automatiquement en Bluetooth avec votre portable (appairage par le bouton… orange du commodo droit). Cela change considérablement la donne en matière de vie à bord. En effet, l’instrumentation comporte trois parties distinctes : le compteur à aiguilles à gauche, kitch et globalement illisible (forme alambiquée, grosse aiguille, petites graduations), l’afficheur digital rond et couleur au centre, et l’afficheur digital type quartz à droite.

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Ce dernier comporte peu d’informations : une jauge à essence, un compte-tours et la température moteur. Il fait même l’effort de proposer une consommation instantanée ou le niveau de batterie, ainsi que l’un des trips accessibles (Odomètre ou trip journalier). Comment alterner entre les infos ? Au moyen d’un « bouton », bien sûr ! (flèches haut bas). Et pour piloter l’afficheur central, alors ? Et bien, il va falloir… basculer un commutateur (oui, encore un bouton), lequel permettra d’utiliser les flèches précédemment citées pour faire mumuse avec les fonctionnalités connectées. Et elles sont nombreuses. Nous retiendrons entre autres : accéder à une navigation GPS simplifiée, la boussole, personnaliser le compteur de vitesse, afficher une montre géante, ou encore exploiter le « cloud » et la « communauté », trouver une pompe à essence ou afficher la météo, des photos, des notifications, nous en passons et des meilleures. Noodoe permet également de retrouver facilement l’endroit où l’on a stationné son scooter. C’est fou ce que l’on est prêt à partager comme données avec des inconnus pour être connecté et vider la batterie de son smartphone (d’où la prise USB)…

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N’oublions pas l’essentiel pour autant. On dispose de feux de stop très élaborés et automobile dans l’âme, assorti d’un éclairage diurne à l’avant. Pour passer en éclairage standard, bien plus indiqué pour la route de nuit, il faudra… pousser un bouton. Et pour le plein phare ? Un autre commutateur. Quand on vous dit qu’il est à l’ancienne, en dessous ! Idem, la bulle est réglable en hauteur, mais de manière mécanique. L’ergot, assez raide et peu accessible, se trouve au-dessus de la casquette du tableau de bord. 5 positions sont proposées, mais aucune n’est réellement convaincante en matière de bruit ou de protection, du fait de la forme de la bulle et du carénage. Ces deux éléments n’épargnent ni les épaules, ni les bas du corps : les jambes de pantalon jouent des castagnettes avec les mollets. Nous ne sommes donc pas sur un scooter Grand Tourisme, mais bel et bien sur un scooter Urbano Sportif. Du coup, le plancher ne permet pas d’allonger les jambes, mais juste de relever les pieds (agréable, cela dit pour les chevilles). Par conte, la posture des bras reste très appréciable, et la position de conduite relaxante. La selle, même annoncée à 810 mm de haut, est d’une souplesse redoutable, en témoigne le plissage du revêtement : on s’enfonce littéralement dans la partie avant. De quoi mettre tous fessiers et longueurs de jambe à l’aise. Vive le confort !

Ça y est, nous avons fait le tours des aspects pratiques du gogogadget’o scooter*. Un réglage des miroirs de rétroviseurs (montés sur rotule), de l’écartement des leviers de frein et un appui sur le démarreur... C’est parti !

*cf l’inspecteur Gadget, les Geeks concernés comprendront.

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