Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Téléchargez nos applications

Disponible sur App StoreDisponible sur Google play
Publi info

2. Essai - Royal Enfield Continental GT 650 : A2 pour le plaisir

Essai - Royal Enfield Continental GT 650 : deux fois mieux

Le démarrage moteur se fait en douceur. Après l’appui sur le démarreur, le bicylindre est d’une discrétion surprenante à bas régimes, et la sonorité des deux échappements feutrée à souhaits. La douceur des premiers mètres met en avant la grande souplesse du moteur et la très bonne qualité de la boîte de vitesses. Les six rapports se verrouillent à la perfection, tandis que l’on peut rouler sur le dernier en toute décontraction dès 40 km/h. Reste à trouver la place des jambes une fois que l'on s'arrête : les carters saillants et la ligne d'échappement laissent peu d'options pour les petites jambes. Les plus grandes pourront se placer en amont ou en aval des commandes aux pieds.

Essai Royal Enfield Continental GT 650
Un passage à Beaune sans aller contempler les hospices ? Impossible. L'Hôtel-Dieu offre deux faces. Celles avec les toits si caractéristiques et celle-ci… Petite pause photographique et nous voici repartis. 

Nous partons en direction de Beaune. Son centre-ville historique, au plan de circulation assez surprenant, est aussi agréable à parcourir qu’il peut être éprouvant pour les suspensions. Les pavés, habituellement sans pitié avec les amortisseurs et les pneumatiques, sont ici avalés sans état d’âme. Jamais la Continental GT ne se départira de ce sentiment de confort et de sérénité quant à sa capacité à absorber les chocs. La précision du guidage est au rendez-vous, mettant en avant un bon choix de réglages d’origine et des pneumatiques de qualité, parfaitement adaptés à ce que l’on peut attendre d’eux.

Essai Royal Enfield Continental GT 650
Ils ne se contentent pas de figurer. Les Pirelli Phantom nous sont apparus efficaces et rassurants, en sus d'être confortables. En adéquation avec la moto !

Petite pause au bord du canal traversant la ville, et nous voici reprenant la route, nez au vent, au gré du hasard et des envies. Des envies de virage, pour commencer. Et ils ne sont pas difficiles à trouver, même sur les routes secondaires, pourtant cahoteuses. Il n’y a pourtant aucun chahut lorsque l’on hausse le rythme. La fermeté se fait sentir, permettant de conserver le cap, même si au naturel il s’élargit légèrement en sortie de courbe. Une légère pression sur le bracelet intérieur ou un appui du genou extérieur, un petit appel de frein ou un appui fessier, et tout rentre dans l’ordre.

Grandes et fines pour mener la danse. La Continental GT est une moto fiable et facile, pour ne pas dire évidente. Bluffante serait le mot juste. N’oublions pas deux alliés de taille (au sens propre et au sens figuré) : les roues de 18 pouces et le moteur. Question maniement et gabarit, on lui donnerait volontiers une cylindrée supérieure, tandis que niveau peps moteur, elle semble titrer davantage que ses 648 cm³. Et si l’on disait 800, à vue de nez ? Il y a en tout cas et en toutes circonstances de la rondeur dans ce moteur super-carré (ou presque). De la force et une personnalité des plus charmante à défaut de particulièrement expressive. Bref, sur la route comme à la poignée, du velours. Côtelé, mais du velours quand même.

Vitesse plus que précipitation. En effet, lorsque l'on se sent pousser des ailes et que le tachymètre perd la raison, inutile de dire que l'on sentira le cadre travailler au moins autant que les suspensions sur mauvais revêtement. Pour autant, le sentiment de confiance est bien là, qui permet de se reprendre et de reprendre le cours de la route. La continental GT se stabilise sans effort, tandis que l'on profite de sa bonne garde au sol. Attention toutefois en montagne et dans les épingles : en cas de compression, la ligne d'échappement touche avant tout le reste. Il va falloir sortir un peu de sur la moto pour la garder droite. En tout cas, que l'on soit débutant ou confirmé, cette Continental GT en offre beaucoup compte tenu de son rapport qualité prix et de ses caractéristiques. Bluffante, l'Indienne.

Essai Royal Enfield Continental GT 650
"Grande et petite vitesse". Voici qui résume bien la Continental GT. Une apologie de la balade rythmée tout autant qu'à la promenade bucolique en solo ou en duo, grâce à sa partie cycle évidente, son confort et sa motorisation forte et douce à la fois. Comme la moutarde de Dijon, ville voisine.

La GT 650 invite aussi à la flânerie. À la moindre occasion, on s’arrête, on profite d’un coin sympa, d’une ambiance ou d'une envie soudaine de faire une photo. Pas tant pour reposer le fessier, somme toute épargné par le moelleux de l’assise assez basse, ni les jambes, plutôt avancées et bien en place même si les pieds sont assez écartés par les repose-pieds, que pour savourer l'instant (et peut être en été se rafraîchir les jambes). Les rapports sont assez longs et pourtant on arrive vite au bout des 4 premiers. 70, 90, 120 puis 140 km/h semblent accrochés sans aucun effort autre que celui de lutter contre le vent. Concrètement, on en prend plein le casque, amplifiant par là même le sentiment de vitesse. Un bon point pour la balade, moins pour la grosse route. D’autant plus qu’avec les 12,5 litres du réservoir, près de 250 km sont à portée de roue. Un autre bénéficie du couple et du palier de vitesse autoroutière, certes possible à dépasser, mais bien moins agréablement. D’autant que le 5 et le 6ème rapport prendront un peu plus de temps à monter à plus de 170 km/h (compteur !). L'opportunité pour nous de rappeler que la Continental GT 650 est une moto A2. En cela, elle offre des possibilités et un comportement à part dans la catégorie A2 et dans la niche des "néo retro", tout en restant raisonnable à bien des égards.

Essai Royal Enfield Continental GT 650
Voici le premier de vos alliés : un moteur coupleux et exploitable au caractère naturellement doux, même s'il montre un petit énervement à portée de la zone rouge (7 500 tr/min).
Essai Royal Enfield Continental GT 650
Et voici la compagne de votre route et deuxième alliée : une selle bien rembourrée et joliment piquée. Avec ça, vous êtes les rois du pétrole. Enfin de la station-service. Comptez 200 km sans réserve.

Après une photo en bord de route, puis une autre dans un petit chemin aux abords de Pommard, nous repartons. On est bien installés et les sensations sont assez pures pour que l’on ne se pose aucune question. Lorsqu’un virage arrive un peu trop vite en apparence, le frein avant répond présent. On exploite pleinement la course de 110 mm de la fourche tout en plantant un freinage rassurant et sans excès en entrée de courbe. Un arrêt ou un ralentissement sous contrôle permanent. Bybre signe là un sans-faute, et l’ABS n’intervient jamais sans raison valable, c’est-à-dire… jamais dans les conditions de notre essai. Pour de l’entrée de gamme, nous voici bien servis ! Que de bonnes surprises, en somme, au guidon de la Royal Enfield. Elle dégage en tout cas ce petit quelque chose en plus qui flatte et permet d’oublier le reste.

Portfolio (40 photos)

PUBLICITE : PROFITEZ DE L'OFFRE

Commentaires (10)

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire

Lire les commentaires

Par

wooof... punaise c'est cheap à mort!!! autant ça donne du charme aux Bullets et à l’Himalaya, autant sur cette moto ça fait vraiment dégueulasse. Même sur les photos on voit que les plastiques sont abominablement fragiles,, les noir sont tellement micro rayés que même sur les clichés on le voit, tout respire le bas de gamme. A ce prix là on trouve beaucoup mieux, surtout en occasion. A parier qu'à la première pluie la moitié de la visserie est rouillée.

Par

A tous les amoureux de la moto, de cette moto, avant de l'acheter chez Sima, qui a eu le nez creux faut bien le dire, sachez que son vrai prix, en Inde est de : 250 000 roupies, soit à ce jour 3205 euros.

Ca fais mal, le transport, tout ça, tout ça, la distribution moto en EU va mal, une poignée de gourmands se partagent le gâteau mais ne se rendent pas compte qu'ils vont tuer la moto à ce rythme.

Foutage de gueule intégral.

Par

À ce prix là, pas mieux sinon les insipides pseudo japonaise. La comparer à une triumph est une erreur ces dernières coûtent au moins 4000 euros de plus. Non, vraiment c'est une belle bécane sans superflu. Ma prochaine

Par

En réponse à Corvus Corax

À ce prix là, pas mieux sinon les insipides pseudo japonaise. La comparer à une triumph est une erreur ces dernières coûtent au moins 4000 euros de plus. Non, vraiment c'est une belle bécane sans superflu. Ma prochaine

Tellement sans superflu que rien n'est verni, les chromes n'en sont pas mais de la tole polie qui se piquera à la premières pluie, que les compteurs ne sont même pas digne d'une XPLD peugeot de 1991, que les amortos sont très très bas de gamme, que la visserie est de la quincaillerie de base non traitée, que le sky de la selle est ultra fin et se craquera rapidement. Quel bonheur!!! En plus inrevendable une fois utilisée, car ce genre de moto pourri du coup extrêmement vite.

Par

En réponse à Alexandre101

A tous les amoureux de la moto, de cette moto, avant de l'acheter chez Sima, qui a eu le nez creux faut bien le dire, sachez que son vrai prix, en Inde est de : 250 000 roupies, soit à ce jour 3205 euros.

Ca fais mal, le transport, tout ça, tout ça, la distribution moto en EU va mal, une poignée de gourmands se partagent le gâteau mais ne se rendent pas compte qu'ils vont tuer la moto à ce rythme.

Foutage de gueule intégral.

Un peu de bon sens ça fait du bien. Je rajoute, pour très très bien connaître le milieu de la moto ( Dafy, Honda France et Harley Davidson), que les motos achetées à l'importateur sont margées 45%. C'est à dire que sur les 3000 euros acheté à la SIMA tu peux encore enlever 45% du tarif et tu a le coût réel de la moto sur lequel la SIMA prélève ENCORE une marge de sortie d'usine!!! Imaginez le coût de production de cette bouse ni faite ni à faire. Dont les standards de qualité sont à un millions de lieues de ce que des techniciens Japonais ou Americains produisent. L'Europe est surtout une superbe manne de pigeons à plumer pour cette marque.

Par

En réponse à lorenzozozo

wooof... punaise c'est cheap à mort!!! autant ça donne du charme aux Bullets et à l’Himalaya, autant sur cette moto ça fait vraiment dégueulasse. Même sur les photos on voit que les plastiques sont abominablement fragiles,, les noir sont tellement micro rayés que même sur les clichés on le voit, tout respire le bas de gamme. A ce prix là on trouve beaucoup mieux, surtout en occasion. A parier qu'à la première pluie la moitié de la visserie est rouillée.

Quand tu vois l'avatar... tu as tout compris...

Par

:ptèdr:@lorenzozozo

Est-ce que au moins avant de cracher ta haine tu as essayé la moto ? A la lecture de ton commentaire sûrement pas.

Tu es malheuresement comme toutes ces marques qui nous vendent des motos à 12 ou 15k€ bardées de superbes pièces perfo. pour se trainer 98% du temps à 80-100km/h.

Bref on a jamais dis qu'une moto à 7k€ était aussi bien qu'une moto à 15k€ mais force est de constater que des motos polyvalentes comme une Fazer600 ça n'existe plus et que par ces temps de ralentissements des vitesses sur route et d'augmentation du traffic la RE elle fait le taf...et plutôt bien.

Moi je l'ai essayé et tout ce qui est écrit dans l'article je l'ai ressenti. c'est une moto simple, au charme intemporelle et qui n'est pas une saucisse sur route.

Par

En réponse à grumly2000

:ptèdr:@lorenzozozo

Est-ce que au moins avant de cracher ta haine tu as essayé la moto ? A la lecture de ton commentaire sûrement pas.

Tu es malheuresement comme toutes ces marques qui nous vendent des motos à 12 ou 15k€ bardées de superbes pièces perfo. pour se trainer 98% du temps à 80-100km/h.

Bref on a jamais dis qu'une moto à 7k€ était aussi bien qu'une moto à 15k€ mais force est de constater que des motos polyvalentes comme une Fazer600 ça n'existe plus et que par ces temps de ralentissements des vitesses sur route et d'augmentation du traffic la RE elle fait le taf...et plutôt bien.

Moi je l'ai essayé et tout ce qui est écrit dans l'article je l'ai ressenti. c'est une moto simple, au charme intemporelle et qui n'est pas une saucisse sur route.

En ce qui me concerne, moi aussi je l'ai essayé et j'ai même fini par l'acheter et j'en suis ravi. pour ce qui est des commentaires sans référence aucune je laisse donc ces amateurs parler et raconter n'importe quoi. Pour info, j'ai aussi un VTR ainsi qu'une R100 S de 1979. J'ai quelques années de route derrière moi (permis depuis 1984) et j'ai vraiment tout essayé. A ce jour, ces commentaires bidons et dégradants me laissent perplexe devant autant d'ignorance. La RE est une belle et bonne machine et je suis fier d'en posséder une, point barre.

Par

En réponse à bruno 76

En ce qui me concerne, moi aussi je l'ai essayé et j'ai même fini par l'acheter et j'en suis ravi. pour ce qui est des commentaires sans référence aucune je laisse donc ces amateurs parler et raconter n'importe quoi. Pour info, j'ai aussi un VTR ainsi qu'une R100 S de 1979. J'ai quelques années de route derrière moi (permis depuis 1984) et j'ai vraiment tout essayé. A ce jour, ces commentaires bidons et dégradants me laissent perplexe devant autant d'ignorance. La RE est une belle et bonne machine et je suis fier d'en posséder une, point barre.

Pareil pour moi. Elle m'a totalement convaincue. La finition est très correct même si on atteint pas ce qui se fait chez Triumph (et de loin). Comparé à ma Kawasaki, bahhhh ça se vaut. Beaucoup de plastique sur ma japonaise qui vibrent, et une finition qui n'est pas si extraordinaires que ça.

Pour 6700 €uros, c'est clairement une super machine, avec un charme certain. Je ne regrette pas mon achat.

Faites vous votre avis auprès des propriétaires et en essayant la machine. Ne vous laissé pas influencé par certains commentaires qui ne se basent que sur des clichés ou des aprioris.

Merci RE pour cette super bécane :)

Par

En réponse à lorenzozozo

Un peu de bon sens ça fait du bien. Je rajoute, pour très très bien connaître le milieu de la moto ( Dafy, Honda France et Harley Davidson), que les motos achetées à l'importateur sont margées 45%. C'est à dire que sur les 3000 euros acheté à la SIMA tu peux encore enlever 45% du tarif et tu a le coût réel de la moto sur lequel la SIMA prélève ENCORE une marge de sortie d'usine!!! Imaginez le coût de production de cette bouse ni faite ni à faire. Dont les standards de qualité sont à un millions de lieues de ce que des techniciens Japonais ou Americains produisent. L'Europe est surtout une superbe manne de pigeons à plumer pour cette marque.

J'ai acheté il y a un an cette moto que certains qualifient de: "punaise c'est cheap à mort!!!" et qui se disent connaître l'univers de la moto et avoir travaillé chez les meilleurs.

Je n'ai que peut d'expérience avec 50 ans de permis moto et dépassant le million de Km en moto sur presque tout ce qui roule et côtoyant beaucoup de concessionnaires représentant de très grandes marques. Ils m'ont dit en la voyant qu'ils allaient avoir quelques soucis à se faire pour s’aligner sur le prix et la qualité. Bien moins de plastiques que sur les motos actuelles, de la visserie BTR en inox pour tout ce qui se voit et des chromes dignes de ce nom . Elle a un an et est toujours comme neuve, les chromes sont intacts même les coudes en sortie, toute la ligne et les silencieux d'échappement sont nickel. Bon d'accord je n'ai fait que 6000km mais avec aussi bien moins 4° et plus 42° en pleine montagne en étant obligé de passer la première dans les lacets. La BM qui m'accompagnait avait son mano de température de liquide de refroidissement à 110°. C'est vrai que j'avais chaud avec en plus la bonne chaleur du moteur qui remontait, mais aucun soucis. J'ai pris avec elle des orages violents où il a fallu s'arrêter car il était impossible de rouler, Rien n'a bougé, pas la moindre trace de rouille, le peut de plastique toujours magnifique et les chromes étincelant. Un bijou. Il est vrai que je l'entretient très bien, mais comme toutes les motos que j'ai eu. Certains dirons oui mais elle n'a que 48CV et c'est un veau, sur route ouverte où le risque de se faire flasher est constant, personne ne m'a laissé derrière je n'ai jamais ralenti les groupes avec qui je roulais, pourtant c'était la seule 650 toutes les autre 1000 ou plus. Elle monte bien dans les tours, accélération très franche, très rapidement à 120, comme les autres, pas largué du tout, par contre je n'ai jamais dépassé les 160 (mes cervicales ne supportent plus) mais même là il reste encore 1000 tours. Conso, 4.5 lites en roulant bien donc 230 km d'autonomie, tout le monde s'arrête après 200 bornes de balade, Maniabilité d'un vélo avec ses petits pneus, super de faire l'intérieur aux grosses cylindrées, tenue de route parfaite (merci Harris performance), freinage tout à fait correct, efficace même sous le pluie pas de déclenchement d' ABS (l'expérience y fait peut être). Un bruit très caractéristique d'un beau twin, les gens se retournent et quand vous vous arrêtez c'est la seule qui est regardée (sauf si Harley) et tout le monde vient vous dire que vous avez une "VRAIE" moto et que ça devient très rare. J'en suis vraiment satisfait et ne l'échangerai pour rien d'autre (allé si, une BM R90S état concours). Juste deux défauts pas importants, la jauge d'essence est pessimiste, elle clignote à partir de 170km, mais connaissant la conso pas de soucis et les "verres" du compteur et compte tour qui ont tendance à légèrement s'iriser, mais la aussi pas au point de rendre le lecture difficile. Donc vous avez compris je ne peux que la plébisciter et remercier les Indiens d'avoir fait une vraie moto à un prix super compétitif. Mes trois dernières moto pour idée étaient une Z650, une SV1000 et avant une 1200S bandit carbu.

Merci Royal Enfield et bonne bourre.:coolfuck:

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire