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2. Essai - Yamaha TMax 560 : du mieux de partout

Essai Yamaha TMax 560

Attendu comme le messie, vendu comme un démon prêt à vous posséder, qu'en est-il de ce nouveau TMax ? L'assise constitue encore et toujours un critère sélectif. Malgré les 800 mm de hauteur annoncés, la selle demeure d'une forme peu exploitable. En cuvette, relevée de l'arrière, empêchant de s'avancer pour cause de console intégrée dans sa partie avant, large, très large, trop large au niveau des cuisses, elle impose aux moins d'1,80 m de ne poser qu'un seul pied au sol. Ils se consoleront en pouvant allonger complètement les jambes sur le tablier frontal. Quant au confort de selle, il sera tout relatif : après 50 km parcourus, nous avions déjà quelques signes de fatigue fessière…

Mais la vie n'est pas faite que de lignes droites et de trajets monotones, surtout lorsque l'on navigue du côté de Lisbonne. Au programme de la sortie concoctée par Yamaha pour convaincre que le TMax 560 est bel et bien l'engin qu'il vous faut, une boucle enter Cascais, Sintra et Setubal par un itinéraire des plus variés. Le temps n'avait pas prévu d'être clément et pourtant. Pourtant par ce bon matin de novembre 2019, nous prenions la route de front de mer. Une mer agitée, déchaînée, houleuse, jetant ses embruns dans un air pour l'instant sec. Ambiance surnaturelle, magnifique contexte pour inclure le nouveau feu arrière du TMax 560. Deux trait ou un T, selon que l'on freine ou non.

Essai Yamaha TMax 560
Position GT. Bulle en position haute, la protection est impressionnante et agréable. Les pieds dépassent, mais on est à l'aise. Il manque juste un peu de place sur la selle pour bien se reculer et sa forme est peu agréable à la longue. 

Chaud devant et chaud dedans. En cas de besoin, une pression de l'index sur le bouton menu jusqu'à la sélection rapide de l'activation des poignées ou de la selle chauffante, et nous aurions pu affronter l'hiver portugais. D'autant plus aisément que l'ample bulle, électrique sur le Tech Max, remonte rapidement en position haute, bien au-dessus de la ligne des yeux. Elle protège alors très efficacement de l'air, mais aussi des éléments, même s'il faut pour cela plisser les yeux : la vision est déformée et la pluie mal chassée.

Pour le reste, c'est impérial et indispensable pour les gros rouleurs, ou tout simplement dès que l'on sort d'agglomération. Redescendre la bulle, c'est s'exposer à mi-course au vent (et à la pluie) dans le casque, et le rendre bien plus sonore. Le côté sport ressort, tout comme les sensations. Toujours moins bien lotis, l'extérieur des mollets et des pieds restent exposés aux éléments. Une bonne ondée aura fini de nous en convaincre. Finalement, le Pack hiver a du bon, avec son tablier intégral.

Essai Yamaha TMax 560
AgiliTé. Quelle que soit la position de conduite, on emmène le TMax 560 avec aisance et facilité. Sans poids. 

Plus de muscles. À bord, le niveau de confort est donc élevé. D'autant plus que l'instrumentation à la fois sobre et lisible laisse au cadran numérique le soin d'afficher tout ce qui n'est pas du ressort de la vitesse ou du nombre de tours minute, confiés aux jolies aiguilles sveltes et baladeuses. À ce propos, justement, le TMax 560 met à profit sa transmission CVT. Douce, agréable, fluide, elle sert à la perfection le nouveau moteur. Dès 1 800 tr/min, la transmission embraye, avant de donner de très bonnes sensations, fussent-elles en apparence feutrées. Un point plus qu'appréciable en ville pour des évolutions lentes. Un comportement d'autant plus précis que la réponse aux gaz est immédiate.

Rapidement, le compte-tours atteint la valeur de 4 000 tr/min, alors que l'on cruise à plus de 100 km/h. Là, on ressent une nouvelle poussée, plus franche, suivie d'une seconde vers les 5 500 et plus encore au-dessus des 6 000. Les sensations de vigueur restent présentes jusqu’aux 7 000 du régime maximal (puissance max pourtant annoncée à 7 500 tr/min). Un coup d'œil rapide sur le compteur, bloqué tout à droite sur sa valeur maximale et l'on sourit. Il a la santé, ce moteur, effectivement. Et il est sobre, la consommation moyenne affichée par l'instrumentation s'étant élevée à 5,1 l/100 km seulement, soit une autonomie de près de 300 km avec la réserve et sans ménager le terrain.

Certes, la puissance maximale de 35 kW ne lui permet pas de compenser pleinement une montée lorsque l'on recherche la performance pure, mais à quoi bon chercher le 180 lorsque l'on prend plaisir à évoluer aux allures usuelles ? Les poussées moteur correspondent d'ailleurs très judicieusement aux vitesses dépassant tout juste les limitations en vigueur en France. 40, 60, 90 et 140 compteur sont ainsi suivis de regains de peps permettant d'envisager sereinement n'importe quelle manœuvre de dépassement ou d'évitement. La vitesse est prise de manière assez linéaire dans le ressenti, mais pas sans que l'on en soit informé : ça file sous les pneumatiques.

Essai Yamaha TMax 560
À l'attaque, on prend la mesure du nouveau moteur. On sort avec vigueur des courbes. Les relances sont très agréables.

Une lame. Stable et bien en ligne sur ses roues, y compris à très haute vitesse, le TMax 560 propose toujours un train avant façon scalpel à lame de 15. 15 comme les 15 pouces de diamètre de ses roues chaussées de pneumatiques Bridgestone impériales de ressenti sur les routes empruntées. Y compris lorsqu'elles sont devenues plus glissantes du fait des averses traversées. Alors que nous prenons de l'altitude sur la corniche séchant du parc naturel de l'Arrabida, la fourche montre parfois son désaccord avec le mono amortisseur arrière, lorsque le rythme sportif s'installe.

La roue avant est d'une précision chirurgicale. À tel point que l'on a l'impression d'avoir une roue de vélo et les sensations allant avec : le retour d'information perturbe, et le train avant se montre très bavard sur ce que le pneu rencontre sur la route. On est informé du moindre relief au moindre petit caillou rencontré. On n'en demandait pas tant. En contrepartie, chaque obstacle est absorbé avec bienveillance.

Essai Yamaha TMax 560
Profil de course. Le TMax se remarque autant par sa ligne que par la sonorité de son moteur et de son échappement. 

Un sportif stable. À vive allure, le TMax 560 apprécie d'autant plus la fluidité de conduite qu'il est d'une maniabilité redoutable. Le combiné arrière semble en tout cas mieux freiné hydrauliquement que la fourche, laquelle provoque dans la première seconde de petits mouvements de hochet par ses rebonds. Jugulés rapidement, il n'y a pas de quoi donner le hoquet, mais une sensation de flottement que l'on rencontre l'espace d'un instant. Celui où l'on se pose la question de freiner ou d'en remettre (de l'angle, du gaz, bref, choisissez le paramètre).

Car le TMax 560 est redoutable d'efficacité, tandis que l'on alterne les styles de conduite, on se dit qu'il peut passer fort partout et il le démontre d'autant plus que ses relances moteur sont précises et son couplé disponible. Il sait prendre de l'angle, grâce à sa garde sol encore améliorée, et mettre à profit son centre de gravité bas placé. Seule la largeur du tunnel central viendra gêner quelques manœuvres, principalement au niveau des chevilles.

Déjà imposant, l'élément s'évase vers l'arrière, à l'endroit même où l'on aimerait pouvoir placer les jambes, replier les genoux, regrettant au passage de ne pas disposer de plus d'espace pour les pointes de pieds, qui ripent sur la fin du marchepied. Aussi lorsque l'on voudra s'amuser un peu, déhancher ou du moins sortir les épaules du scooter, celui-ci reste bien entre les mollets.

Essai Yamaha TMax 560
TMax Pack Sport. Pas de tarif annoncé pour l'instant, mais un pack avec bulle courte carbone et sissy barre. 
Essai Yamaha TMax 560
TMax Tech Max. Une version GT qui peut devenir urbaine à loisir. Ce Tech Max sait tout faire. Et tout bien faire. 

Moto ou scooter ? TMax ! Son comportement aussi efficace que celui d'une moto, malgré des roues de moindre diamètre, reste une référence. Une référence encore optimisée par rapport à ce que l'on trouvait sur le TMax 530, moins bien réglé niveau suspensions. Le toucher de route est excellent. Attention par contre au freinage, en fonction des circonstances.

Bien régler la garde des leviers est essentiel pour trouver un bon ressenti à l'arrière, et surtout éviter que l'anti blocage ne se déclenche trop facilement. Par trop sensible en ville, notamment où à basse vitesse, on a tôt fait de couler bien au-delà de l'endroit où l'on pensait pouvoir stopper. Le frein arrière fait alors regretter l'absence de couplage, malgré une assistance perceptible.

L'avant, pour sa part, est sans reproche : les pinces radiales offrent une puissance au-dessus de tout soupçon, tout comme le calibrage de l'ABS au déclenchement des plus tardif et très peu perceptible. Le frein arrière fonctionne bien mieux à mi et haute vitesse, revenant à son rôle principal de stabilisateur. Un point essentiel en l'absence quasi totale de frein moteur.

Essai Yamaha TMax 560
À l’aise en ville grâce à la souplesse et à la réactivité de son moteur, le TMax se montre homogène et performant.

Alors que nous revenons en ville, le remonte file rappelle que les rétroviseurs sont avancés et assez larges. On passe plutôt bien, l'agilité étant une fois encore de mise, tout comme la grande stabilité, mais les replier en cas de besoin n'est pas chose évidente. D'une rondeur redoutable, le bicylindre impose une fois encore sa respiration et son rythme, tandis que les vibrations physiques et sonores qu'il prodigue confirment la signature identitaire.

Un petit tour sur la version du TMax 560 équipée d'un Pack Sport, nous aura permis de profiter d'une version exclusivement urbaine car peu protectrice sur longue distance. Elle renforce par contre le côté sportif. Comme par hasard. À moins que ce ne soit l'échappement Akrapovic. Celui-ci apporte une dimension sonore renforcée et caractéristique de la marque slovène cette fois.
En ville, le moteur atteint la température de 82, à laquelle le ventilateur se déclenche. Pourquoi parler de ceci ? Parce que le nouveau TMax 560 bénéficie d'un plus grand radiateur et d'un système de refroidissement revu.

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