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Il greffe deux réacteurs à une Harley-Davidson … et le résultat est aussi fou qu’inattendu

Dans Moto / Loisirs

Jérôme Burgel

Deux turboréacteurs, 400 heures de travail et une Harley méconnaissable : cette transformation spectaculaire réserve une surprise côté performances.

Il greffe deux réacteurs à une Harley-Davidson … et le résultat est aussi fou qu’inattendu

Une Harley-Davidson sans son légendaire V-Twin ? Voilà déjà de quoi provoquer quelques palpitations chez les puristes de Milwaukee. Mais une Harley propulsée par deux véritables turboréacteurs, sans boîte de vitesses, sans embrayage et sans transmission à la roue arrière ? Cette fois, nous entrons dans une autre dimension. C'est pourtant ce qu'a réalisé Matt Mikka, créateur de la chaîne YouTube Warped, avec une Street Glide rebaptisée pour l'occasion « Jet Glide ». Et le plus étonnant n'est peut-être pas ce que vous imaginez !

Une Harley-Davidson dont le moteur ne sert plus à rien !

Tout commence avec une Street Glide confiée par les créateurs de la chaîne Bikes and Beards. Son moteur bicylindre d'origine est hors service. Plutôt que de le remplacer par une mécanique conventionnelle, Matt Mikka reçoit une mission autrement plus audacieuse : transformer cette imposante routière américaine en moto à réaction.

Une idée qui semble tout droit sortie d'un atelier où personne n'aurait pensé à demander si elle était raisonnable. Après environ 400 heures de travail, la transformation devient réalité. Le V-Twin disparaît, tout comme la boîte de vitesses, l'embrayage et la transmission finale.

L'espace libéré par le moteur accueille notamment un réservoir de carburant supplémentaire. Mais la véritable révolution se trouve à l'arrière.

Il greffe deux réacteurs à une Harley-Davidson … et le résultat est aussi fou qu’inattendu

Deux turboréacteurs dans les sacoches : 670 newtons de poussée !

Sur une Street Glide traditionnelle, les imposantes valises latérales permettent de transporter les affaires du pilote. Sur la Jet Glide, elles accueillent quelque chose de nettement moins conventionnel : deux petits turboréacteurs développant ensemble environ 670 newtons de poussée.

Et contrairement à une préparation utilisant des turbocompresseurs pour augmenter la puissance d'un moteur thermique, ces turbines assurent directement la propulsion. Il n'existe aucune liaison mécanique avec la roue arrière.

La moto avance uniquement grâce à la poussée des gaz expulsés par les réacteurs. La roue arrière tourne librement au fur et à mesure du déplacement. Pour réaliser cette installation, Matt Mikka a multiplié les fabrications spécifiques, associant impression 3D, découpe laser, soudure et adaptations artisanales. Autant dire que nous sommes très loin d'une préparation Harley disponible sur catalogue !

97 km/h : tout ce bruit pour ça ?

Avec deux réacteurs installés à l'arrière, on pourrait imaginer une machine capable de pulvériser les chronos d'accélération. La réalité est nettement plus modeste. Lors des premiers essais, la Jet Glide atteint environ 72 km/h.

Après quelques ajustements et une nouvelle série de tests, elle parvient à 97 km/h. Oui, vous avez bien lu. Une Harley-Davidson équipée de deux turboréacteurs qui n'atteint même pas les 100 km/h !

Mais il serait injuste de juger ce projet uniquement à son compteur. Les petites turbines produisent une poussée relativement limitée face à la masse d'une imposante routière. Et contrairement à un moteur classique, elles ne bénéficient d'aucune démultiplication mécanique pour transmettre leur effort au sol.

L'objectif n'était donc pas de construire la Harley la plus rapide du monde, mais de démontrer qu'une propulsion entièrement différente pouvait fonctionner. Et sur ce point, le pari est réussi.

Une Harley qui fait davantage de bruit que de vitesse

La Jet Glide ne risque évidemment pas de remplacer les Street Glide traditionnelles sur les routes américaines. Entre la consommation, la chaleur dégagée, le bruit et les contraintes de sécurité, son utilisation reste celle d'un prototype expérimental, pas d'une moto destinée à la circulation ordinaire.

Mais cette création possède une qualité que même les machines les plus sophistiquées ne peuvent pas toujours revendiquer : elle surprend. Il fallait oser retirer le cœur d'une Harley-Davidson pour lui greffer deux réacteurs. Et découvrir qu'après 400 heures de travail, le véritable exploit n'était pas d'aller vite… mais simplement de réussir à avancer !

Si vous souhaitez toutes les créations de Matt Mikka, rendez-vous sur sa chaîne Youtube. 

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